Suisse et voitures électriques : emplacements, charge et taxes

Voiture électrique en charge à une station publique en Suisse

À la mi-2026, la Suisse occupe la 16e place en Europe pour l’électrification des voitures. Un quart des nouvelles immatriculations est électrique.

Contexte

En bref

  • La Suisse est à la 16e place à la mi-2026.
  • Les voitures électriques représentent un quart des nouvelles immatriculations.
  • En août, la part de l’électrique a atteint 30 %.
  • Dans certains endroits, un SUV électrique coûte jusqu’à 1000 francs de plus par an.

Faits clés

  • Interviewé → Helmut Ruhl, CEO de Amag
  • Lieu → Aarau
  • Rang européen → cinquième en 2019 ; 13e à la fin de 2025 ; 16e à la mi-2026
  • Part sur l’année en cours → un quart des nouvelles immatriculations
  • Août → 30 % de nouvelles immatriculations purement électriques
  • Différence fiscale → jusqu’à 1000 francs annuels de plus pour un SUV électrique moyen
  • Sondage → 84 % des Suisses préfèrent les constructeurs automobiles allemands

AARAU – À la mi-2026, la Suisse est descendue à la 16e place du classement européen de l’électrification des voitures. C’est ce qu’affirme Helmut Ruhl, CEO de l’importateur Amag, dans une interview publiée par l’Aargauer Zeitung. En 2019, le pays occupait la cinquième place ; à la fin de 2025, il était à la 13e. La séquence montre un recul relatif : le marché progresse, mais plus lentement que celui de nombreux autres pays européens.

Le paradoxe relevé par le dirigeant est la hausse des prix de l’essence alors que la Suisse reste un bastion du moteur à combustion. Selon Ruhl, cette année, un quart des nouvelles immatriculations concerne des voitures purement électriques. En août, la part a atteint 30 % et, en septembre, elle a été encore plus élevée. Les prix élevés des carburants, soutient l’importateur des marques Volkswagen, Audi, Skoda, Seat et Cupra, contribuent à une demande supplémentaire.

Les conditions qui freinent

Les obstacles, selon l’analyse de Ruhl, se situent plutôt dans les conditions-cadres, qu’il qualifie de contradictoires. Beaucoup de personnes vivent en location ou dans des logements en propriété par étages sans avoir droit à une solution de recharge. Même dans les parkings publics, l’infrastructure fait défaut. Les cantons appliquent en outre des incitations différentes concernant les impôts sur les véhicules à moteur. Dans certains endroits, un SUV électrique de milieu de gamme finit par coûter jusqu’à 1000 francs d’impôts supplémentaires par an par rapport à une voiture à essence comparable.

Selon la personne interviewée, la mobilité électrique a néanmoins pris de la vitesse récemment. Le passage de l’essence à l’électrique se trouve ainsi entre une demande qui augmente et des conditions qui restent hétérogènes.

« Ce n’est pas possible », conclut Ruhl.

Pour ceux qui vivent en Suisse, la comparaison ne concerne donc pas seulement le prix de l’essence : elle comprend la recharge disponible et le poids annuel des impôts sur les véhicules. Ce sont des postes à prendre en compte également en costo della vita in Svizzera.

Details pratiques

La comparaison qui change d’un canton à l’autre

Pour les personnes qui vivent en Suisse, le choix d’une voiture électrique repose sur trois vérifications distinctes. La première concerne la recharge. Pour celles qui vivent en location ou dans une propriété par étages, l’absence d’un droit à la recharge peut rendre déterminante la disponibilité des places de stationnement publiques. Si l’infrastructure fait également défaut dans ces lieux, le prix de l’essence n’est pas le seul paramètre de la décision : la possibilité concrète d’utiliser la voiture chaque jour compte aussi.

Recharge, impôts et marque

La deuxième vérification concerne la taxe sur les véhicules à moteur. Ruhl souligne que les cantons appliquent des incitations différentes. La comparaison doit se faire entre des véhicules de la même catégorie et sur la dépense annuelle : dans certains endroits, un SUV électrique de milieu de gamme peut coûter jusqu’à 1000 francs d’impôts de plus qu’une voiture à essence comparable. Ce montant décrit une différence annuelle et non le prix d’achat du véhicule.

Table 1: Élément
ÉlémentIndication de la source
Prix des carburantsEn hausse
Taxe sur les véhiculesIncitations différentes selon les cantons
SUV électrique moyenJusqu’à 1000 francs annuels de plus dans certains endroits
RechargeDroit absent dans de nombreux cas ; infrastructure insuffisante dans les parkings publics

Le troisième élément est la marque. La concurrence chinoise progresse, mais Ruhl estime que les constructeurs européens sont bien positionnés. L’enquête citée dans l’interview indique que 84% des Suisses préfèrent les constructeurs automobiles allemands, y compris pour les voitures électriques. Pour le consommateur, ce chiffre doit être considéré comme un indicateur de préférence, et non comme un classement des modèles.

La discussion a ensuite une dimension industrielle. Ruhl soutient que l’Europe doit concilier la protection du climat et la compétitivité de l’industrie automobile. Il est favorable à des droits de douane et à des exigences de production locale en réponse à des conditions de concurrence qu’il juge inégales avec Pékin. Il rappelle que la Chine a déjà eu recours à des droits de douane, à des obligations de production locale et à des coentreprises. Sa proposition concerne la politique industrielle européenne et doit être distinguée de la comparaison entre la taxe annuelle d’une voiture électrique et celle d’une voiture à essence. Pour ordonner les postes fiscaux dans le budget, on peut utiliser le calcolatore imposte.

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Points cles

Une procédure de comparaison

Pour transformer les éléments de l'entretien en un choix concret, il convient de suivre une séquence simple. L'ordre aide à ne pas partir du seul prix de l'essence et à distinguer les conditions locales des préférences de marque.

Cinq vérifications avant le choix

1. Commence par le logement. Indique si la place de stationnement est liée à un logement loué ou à une propriété par étages. La source relève que de nombreuses personnes dans ces conditions n'ont pas droit à une possibilité de recharge. La première vérification est donc l'accès effectif à la recharge.

2. Vérifie le parking public. Si la recharge privée n'est pas disponible, vérifie l'infrastructure du parking public utilisé. La source signale que là aussi, l'infrastructure fait défaut.

3. Compare l'impôt sur les véhicules. Recueille le montant appliqué par le canton et compare un SUV électrique de gamme moyenne avec une voiture à essence comparable. Dans certains endroits, la différence atteint 1000 francs par an en défaveur de l'électrique. N'étends pas ce montant à tous les cantons : le point est la diversité des incitations.

4. Note la dynamique du marché. Utilise le quart des nouvelles immatriculations électriques au cours de l'année en cours, les 30% d'août et le chiffre de septembre, encore plus élevé, comme indicateurs distincts. Tu peux mettre ces étapes en regard de la cinquième place de 2019, de la 13e place de fin 2025 et de la 16e place de la mi-2026.

5. Évalue la marque et distingue les plans. Les 84% relevés dans le sondage concernent la préférence pour les constructeurs allemands. La proposition de droits de douane et d'exigences de production locale concerne en revanche la position de Ruhl à l'égard de l'Europe et de la concurrence avec Pékin.

Le résultat final doit garder distincts la recharge disponible, l'impôt cantonal, la comparaison entre véhicules comparables et l'évolution de la demande. Pour traduire ces éléments en un budget personnel, utilise le calcolatore stipendio.

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Source: tio.ch

Questions fréquentes
Où en est la Suisse dans la comparaison européenne des voitures électriques à la mi-2026 ?
À la mi-2026, la Suisse est tombée à la 16e place du comparatif européen sur l'électrification des voitures, comme l'a soutenu Helmut Ruhl, PDG d'Amag. En 2019, le pays occupait la cinquième place, tandis qu'à la fin de 2025, il occupait la treizième place. La part des nouvelles immatriculations de voitures purement électriques s'établit à un quart cette année, avec un pic de 30% enregistré en août et un chiffre encore plus élevé en septembre.
Quelles sont les principales conditions qui freinent la mobilité électrique en Suisse ?
Les principaux obstacles concernent des conditions-cadres définies comme contradictoires. De nombreuses personnes qui vivent en location ou en propriété par étages n'ont pas droit à une possibilité de recharge privée. De plus, l'infrastructure fait défaut dans les parkings publics. À cela s'ajoutent les différences cantonales dans les taxes sur les véhicules à moteur : à certains endroits, un SUV électrique de milieu de gamme coûte jusqu'à 1000 francs par an de plus d'impôts qu'une voiture à essence comparable.
Quelle est la préférence des consommateurs suisses par rapport aux marques automobiles ?
Selon un sondage cité dans l'interview de Helmut Ruhl, 84% des Suisses préfèrent les constructeurs automobiles allemands également en ce qui concerne les véhicules électriques. Cette donnée met en évidence une forte préférence des consommateurs locaux pour les marques allemandes par rapport à la concurrence asiatique ou chinoise.

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