Voitures électriques en Suisse : recul des positions en Europe

Voitures électriques garées en Suisse avec des montagnes en arrière-plan

La Suisse passe de la cinquième à la seizième place en matière d’électrification des voitures. Les détails selon le CEO d’Amag, Helmut Ruhl.

Contexte

En bref

  • La Suisse est passée de la cinquième à la 16e place
  • Au cours de l'année, un quart des nouvelles immatriculations est électrique
  • En août, les voitures électriques représentaient 30% des nouvelles immatriculations
  • 84% des Suisses préfèrent les marques allemandes, y compris pour les voitures électriques

Faits clés

  • Position → cinquième place en 2019; 13e à la fin de 2025; 16e à la mi-2026
  • Part au cours de l'année → un quart de voitures purement électriques
  • Août → 30% des nouvelles immatriculations
  • Septembre → encore un peu plus
  • Impôts → jusqu'à 1000 francs de plus par an
  • Préférence → 84% pour les constructeurs automobiles allemands, y compris électriques
  • Marques Amag → Volkswagen, Audi, Skoda, Seat et Cupra
  • Sigle → ATS, dans la désignation Keystone-ATS

En 2019, la Suisse occupait la cinquième place européenne pour l'électrification des voitures. À la fin de 2025, elle est descendue à la 13e place et, à la mi-2026, à la 16e: c'est la trajectoire citée par Helmut Ruhl, CEO de l'importateur Amag, dans l'interview publiée par l'Aargauer Zeitung et reprise par Keystone-ATS.

L'évaluation de Ruhl est sans appel:

«Nous progressons plus vite qu'auparavant, mais plus lentement que beaucoup d'autres pays européens».

La comparaison porte donc sur la vitesse à laquelle progressent les différents pays européens. Pour le dirigeant, la mobilité électrique en Suisse progresse, mais pas suffisamment pour conserver la position atteinte dans la comparaison continentale.

Les conditions-cadres indiquées par l'importateur

Parmi les causes, Ruhl cite des conditions-cadres contradictoires. Beaucoup de personnes vivent en location ou dans une propriété par étages sans avoir droit à une possibilité de recharge. Même dans les parkings publics, ajoute-t-il, l'infrastructure nécessaire fait défaut. Pour ceux qui envisagent un véhicule électrique, la question ne concerne donc pas seulement le modèle, mais aussi l'endroit où la voiture est garée et la possibilité concrète de la recharger.

Le deuxième élément est fiscal. Les cantons appliquent des incitations différentes en matière d'impôts sur les véhicules à moteur. Dans certains endroits, un SUV électrique de gamme moyenne peut coûter jusqu'à 1000 francs de plus par an qu'une voiture à essence comparable. La source rapporte cette différence comme exemple du problème signalé par Ruhl.

Entre-temps, la mobilité électrique a pris de la vitesse. Au cours de l'année, un quart des nouvelles immatriculations est constitué de voitures purement électriques; en août, la part était de 30% et en septembre, encore un peu plus. Selon Ruhl, les prix des carburants contribuent à une demande supplémentaire.

Quant aux constructeurs chinois, le CEO estime que les constructeurs européens sont encore bien positionnés. Selon l'interview, 84% des Suisses préfèrent les constructeurs automobiles allemands, y compris pour les voitures électriques. Amag importe Volkswagen, Audi, Skoda, Seat et Cupra. À l'échelle européenne, Ruhl est favorable à des droits de douane et à des exigences de production locale pour réagir à des conditions de concurrence inégales avec Pékin, rappelant que la Chine a déjà eu recours à des droits de douane, à des obligations de production locale et à des coentreprises. L'Europe, à son avis, devrait le faire intelligemment, sans s'isoler.

Details pratiques

Le coût réel dépend de trois variables

Le recul européen ne suffit pas, à lui seul, à déterminer quelle voiture est la plus adaptée à ceux qui vivent en Suisse. La source met en évidence trois variables qui interviennent dans la décision concrète : l'accès à la recharge, le stationnement et l'impôt cantonal sur les véhicules à moteur. Le point pratique est que la même technologie peut se heurter à des conditions différentes selon le logement et le canton.

Une grille avant l'achat

Table 1: Élément
ÉlémentIndication de la sourceVérification pratique
LogementDe nombreuses personnes locataires ou propriétaires d'un logement en propriété par étages n'ont pas accès à une rechargeVérifier si une possibilité de recharge est disponible
StationnementL'infrastructure fait défaut dans les parkings publicsDéterminer si la recharge dépend de ces espaces
ImpôtLes cantons appliquent des incitations différentes sur les véhicules à moteurComparer le montant annuel du canton concerné
CarburantsLes prix élevés soutiennent une demande supplémentaireSéparer cette dépense du poste fiscal

Cette grille évite deux interprétations trop rapides. La part de 30% en août et la valeur encore plus élevée indiquée pour septembre concernent les nouvelles immatriculations ; elles ne décrivent pas l'accès à la recharge de chaque personne. L'écart pouvant atteindre 1000 francs se rapporte en outre à une comparaison précise : un SUV électrique de milieu de gamme par rapport à une voiture à essence comparable, et dans certains endroits. Il ne s'agit pas d'un tarif national valable pour chaque modèle.

La hausse du prix de l'essence intervient dans la demande comme une incitation supplémentaire, mais la source n'indique aucun montant. Pour une lecture cohérente avec le costo della vita in Svizzera, il convient de séparer la donnée observée de l'estimation personnelle : on relève d'abord l'impôt appliqué au véhicule, puis on évalue le rôle des carburants, sans transformer le 30% en prévision individuelle.

Le classement fournit également une indication relative. La Suisse peut progresser plus rapidement que par le passé et, dans le même temps, perdre des places si d'autres pays européens avancent plus rapidement. Pour ceux qui lisent la nouvelle comme une promesse d'économies, la limite est claire : le texte ne fournit ni coût moyen national ni montant uniforme pour tous les cantons. Il permet toutefois de mettre en place une comparaison homogène, fondée sur le même segment automobile, la recharge disponible, l'impôt annuel et l'évolution des carburants.

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Points cles

Comment construire une comparaison personnelle

Pour transformer l’entretien en une décision, il convient de remplir une fiche identique pour chaque alternative. La procédure reste limitée aux données disponibles et n’attribue pas d’économies automatiques à la voiture électrique.

Procédure en cinq étapes

1. Définissez la paire à comparer. Choisissez une voiture entièrement électrique et un modèle à essence comparable. Si la référence est un SUV de milieu de gamme, restez dans le même segment afin de ne pas confondre la différence de motorisation avec celle du véhicule.

2. Identifiez la recharge réelle. Indiquez si le logement est loué ou en propriété par étages et s’il existe une possibilité de recharge à laquelle on a droit. Ajoutez à la fiche la présence ou l’absence d’infrastructures dans les parkings publics utilisables.

3. Notez le canton à comparer. La source signale que les incitations concernant les impôts sur les véhicules à moteur varient d’un canton à l’autre. Ne supposez donc pas que la technologie électrique entraîne automatiquement un impôt moins élevé.

4. Enregistrez le poste annuel. Comparez l’impôt du SUV électrique de milieu de gamme à celui de la voiture à essence comparable. Si la comparaison locale fait apparaître jusqu’à 1000 francs de plus pour l’électrique, conservez ce montant sans l’étendre à tous les modèles. Pour organiser le contrôle de vos postes fiscaux personnels, vous pouvez consulter le guide sur dichiarazione delle imposte.

5. Mettez à jour le scénario. Notez séparément la part de l’année en cours, les 30% du mois d’août et la donnée de septembre indiquée comme étant encore plus élevée. Notez également le fait que les prix des carburants sont élevés et soutiennent une demande supplémentaire. Si la comparaison concerne les marques, notez celles importées par Amag : Volkswagen, Audi, Skoda, Seat et Cupra.

La fiche devrait fournir une comparaison documentée entre l’accès à la recharge, l’impôt annuel et la pression des prix des carburants. Elle ne peut pas produire une économie totale précise : la source n’indique ni les prix d’achat ni les autres montants nécessaires à un calcul global.

La position politique exprimée par Ruhl reste distincte. Le CEO est favorable aux droits de douane et aux exigences de production locale pour réagir à la concurrence avec Pékin, et rappelle le recours de la Chine à ces mesures, ainsi qu’aux joint-ventures. L’Europe, selon lui, devrait agir sans s’isoler. Ce sont des éléments permettant de comprendre le débat industriel, et non une nouvelle règle à intégrer au budget personnel.

Pour compléter le contrôle du budget personnel, utilisez le calcolatore stipendio/imposte.

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Source: swissinfo.ch

Questions fréquentes
Quelle est la position de la Suisse dans le classement européen des voitures électriques ?
En 2019, la Suisse occupait la cinquième place européenne pour l'électrification des voitures. Par la suite, elle est descendue au 13e rang à la fin de 2025 et au 16e à la fin de 2026, comme indiqué par Helmut Ruhl, PDG de l'importateur Amag, dans une interview publiée par l'Aargauer Zeitung et reprise par Keystone-ATS.
Quelles sont les principales causes de ce recul selon l'importateur Amag ?
Le PDG d'Amag Helmut Ruhl met en évidence des conditions cadres contradictoires. De nombreuses personnes qui vivent en location ou en propriété par étages n'ont pas droit à une possibilité de recharge. De plus, les parkings publics ne disposent pas de l'infrastructure nécessaire et les cantons appliquent des incitations fiscales très différentes sur les véhicules à moteur.
Quelle est la part des nouvelles immatriculations électriques en Suisse ?
Au cours de l'année en cours, un quart des nouvelles immatriculations est constitué de voitures purement électriques. En août, la part a atteint 30 % et en septembre, elle a encore légèrement augmenté, soutenue également par les prix élevés des carburants.

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