Risque de bulle immobilière en baisse, pour la première fois depuis trois ans (guide frontalier)

Chantier de construction en Suisse avec bâtiments résidentiels modernes et montagnes alpines au coucher du soleil

L'indice RERI de MoneyPark chute à 3,5 points au Q2 2026 : pour la première fois en trois ans. Le marché devient plus sélectif, les prix augmentent moins, les taux restent bas.

Contexte

En bref

  • RERI MoneyPark tombe à 3,5 points au Q2 2026, pour la première fois en trois ans
  • Risque immobilier passe au niveau moyen (grade 2 sur 5), bulle en recul
  • Les prix de l'immobilier augmentent moins, les taux bas maintiennent une demande solide
  • Le marché devient plus sélectif : la qualité et la position de l'immeuble sont cruciales

Faits clés

  • Quoi : l'indice RENTI du risque immobilier chute à 3,5 points au Q2 2026
  • Quand : Deuxième trimestre 2026, première baisse en trois ans
  • Où : Suisse (niveau national)
  • Qui : MoneyPark, société de conseil et de courtage hypothécaire
  • Valeur précédente : 3,7 points au Q1 2026 ; identique au Q2 2025
  • Risque actuel : Moyen, grade 2 sur une échelle de 5 niveaux
  • Facteur principal : Croissance moins marquée des prix immobiliers
  • Taux d'intérêt : Ils restent bas, soutiennent la demande de propriété

Le baromètre du risque immobilier suisse enregistre sa première baisse en trois ans. L'indice RERI (Real Estate Risk Index) de MoneyPark, société spécialisée dans le conseil et le courtage hypothécaire, est tombé à 3,5 points au deuxième trimestre 2026, contre 3,7 points au trimestre précédent. Bien que la valeur soit identique à la même période de l'année dernière, c'est la première fois depuis le début de la période d'observation que l'indicateur diminue, signalant un renversement de tendance du risque de bulle immobilière.

L'indice se situe dans une zone à risque moyen - grade 2 sur une échelle qui en compte cinq - un positionnement qui reflète

Details pratiques

Ce qui va changer sur le marché suisse

Les experts de MoneyPark s'attendent à ce que l'indice RERI se maintienne à ses niveaux actuels ou enregistre une légère nouvelle baisse au cours des prochains trimestres. Cette prévision repose sur trois facteurs principaux : l'amélioration du climat économique général, le ralentissement de la pression à la hausse des prix de l'immobilier et la persistance de taux d'intérêt bas. Cependant, deux variables restent critiques pour déterminer l'évolution future du marché.

La première concerne l'immigration. Si le flux migratoire vers la Suisse devait diminuer de manière significative, la demande de logements pourrait se contracter. La demande de logement a été l'un des moteurs de la croissance immobilière de ces dernières années : plus de personnes en quête de résidence signifie plus d'acheteurs et de locataires. Un ralentissement de l'immigration soulagerait la pression du côté de la demande, avec des implications possibles sur les prix, en particulier dans les zones urbaines où la concurrence pour l'espace de vie est déjà élevée.

La deuxième variable concerne l'activité de construction au niveau régional. Si les cantons et les communes augmentent effectivement leur capacité constructive en créant une plus grande offre de logements neufs, cela contribuera à équilibrer davantage le marché. Plus d'unités de logement disponibles signifierait moins de pression sur les prix et plus de choix pour ceux qui achètent ou louent.

Marché plus sélectif : ce que cela signifie pour qui

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Points cles

Comment s'orienter dans le nouveau scénario immobilier

Quiconque envisage l'achat d'une propriété en Suisse doit tenir compte du nouveau contexte: un marché plus sélectif et moins frénétique qu'au cours des années précédentes. Ceci offre à la fois des opportunités et demande une conscience stratégique.

Une première action consiste à revoir son budget d'achat et la structure de financement. Avec les taux d'intérêt bas qui conservent toujours leur avantage dans la réduction des coûts de l'hypothèque, le marché exige néanmoins des évaluations plus rigoureuses de la capacité de paiement réelle. De nombreux acheteurs qui avaient prévu des augmentations rapides des prix pour récupérer l'investissement au fil du temps devront reconsidérer leurs projections. Le marché ne soutient déjà plus les appréciations automatiques et rapides comme par le passé.

Une deuxième action est la recherche consciente de la localisation. Au lieu de chercher n'importe quel bien immobilier disponible, celui qui achète devrait se concentrer sur des zones ayant des fondamentaux solides: accessibilité aux transports publics, proximité des centres économiques, qualité de la communauté locale, services scolaires et sanitaires. Ces caractéristiques resteront compétitives au fil du temps.

Une troisième action concerne la diligence raisonnable sur la qualité de construction. Énergie, isolation thermique, durabilité structurelle: dans un marché moins spéculatif, ces facteurs pèsent davantage dans les évaluations des acheteurs potentiels. Si un bien immobilier n'est pas en bon état technique, il nécessitera des interventions coûteuses qui en réduiront l'attrait.

Questions fréquentes
Quelle est la signification de la baisse de l'indice RERI ?
L'indice RERI de MoneyPark a chuté à 3,5 points au Q2 2026, pour la première fois en trois ans. Cette baisse indique que le risque d'une bulle immobilière diminue. L'indice se situe désormais dans une zone à risque moyen (grade 2 sur 5), ce qui implique que le marché immobilier suisse, tout en restant solide, est moins exposé à de violentes corrections de prix. La baisse est principalement due à une hausse moins marquée des prix de l'immobilier, même si la demande de logements en propriété reste
Pourquoi les prix augmentent-ils moins, mais la demande reste élevée ?
Les faibles taux d'intérêt de la Banque nationale suisse continuent de rendre l'achat immobilier attrayant, car ils abaissent le coût des prêts. Cependant, après des années de réévaluation rapide, le marché entre dans une phase d'équilibre : l'offre s'améliore grâce à une activité de construction accrue dans certaines régions, et la demande, bien que stable, n'est plus en mesure de générer des pressions à la hausse comme par le passé. Cela signifie que les prix augmenteront plus lentement que ce
Quels facteurs pourraient changer cette tendance dans les prochains trimestres ?
Selon les experts de MoneyPark, deux variables sont cruciales : le niveau d'immigration et l'activité de construction régionale. Si l'immigration baisse, la demande de logements pourrait diminuer, exerçant une pression à la baisse sur les prix. Au contraire, si la construction augmente et crée une plus grande offre de biens immobiliers, le marché reste équilibré. L'indice RERI devrait se maintenir à son niveau actuel ou baisser légèrement, à condition que le climat économique reste stable et que
Quels sont maintenant les facteurs clés pour ceux qui veulent acheter une maison ?
Dans un marché plus sélectif, la position de l'immeuble, sa qualité de construction et la structure du financement deviennent encore plus importantes. Les acheteurs devront évaluer rigoureusement la durabilité de leur investissement, en vérifiant l'accessibilité aux services, la qualité de l'énergie et de la structure, et la proximité des centres économiques. Toutes les propriétés ne s'apprécieront pas au même rythme ; celles occupant des positions fortes et de qualité resteront compétitives à m

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