La Suisse rejette les règles frontalières de l’UE

Parlement suisse à Bellinzone décidant des régles pour les frontaliers

Parlement suisse : 109 voix pour contre 72 pour ne pas mettre en œuvre de nouvelles règles de l’UE qui coûteraient 600 à 900 millions.

Contexte

En bref

  • Le parlement suisse rejette l’adoption de nouvelles règles de l’UE
  • La motion Chiesa avait été adoptée le 17 septembre
  • Les dépenses estimées atteignent jusqu’à 900 millions de francs par an
  • Le seuil est de 22 semaines ininterrompues

Faits clés

  • Décision → refus de transposer les règles européennes
  • Proposant → Marco Chiesa, conseiller des États du Tessin
  • Vote au Conseil national → 109 pour, 72 contre, 5 abstentions
  • Nouveau critère → application dans l’État du dernier emploi
  • Seuil → au moins 22 semaines ininterrompues
  • Estimation annuelle → entre 600 et 900 millions CHF

Les Suisses votent sur les allocations

Le Parlement suisse a officialisé le rejet de la mise en œuvre des nouvelles règles européennes sur les allocations chômage pour les travailleurs transfrontaliers. La décision intervient après l’approbation de la motion du conseiller d’État du Tessin, Marco Chiesa, par le Conseil national le 17 septembre, avec 109 voix pour, 72 contre et 5 abstentions.

La demande politique découle de la révision des règlements européens qui coordonnent les systèmes de sécurité sociale, définitivement approuvés par le Conseil de l’Union européenne. Le point contesté est le critère utilisé pour identifier le pays appelé à verser la prestance. Aujourd’hui, selon la source, une aide financière est due au pays de résidence du navetteur transfrontalier ; l’État dans lequel l’activité a eu lieu ne garantit qu’un remboursement partiel et limité dans les délais.

La domination européenne et la position suisse

La réforme européenne prévoit que ceux qui ont accumulé au moins 22 semaines de travail ininterrompues peuvent demander une indemnisation directement auprès de l’État de leur dernier emploi. Les conditions prévues par la législation de cet État restent applicables. Pour un navetteur transfrontalier, la transition déplacerait donc le focus de la procédure du pays de résidence vers le pays où le dernier travail a été effectué, mais la motion demande de ne pas intégrer cette approche dans l’Accord sur la libre circulation des personnes, l’AFMP.

L’impact estimé pour la Suisse concerne l’assurance chômage : la Confédération indique un coût supplémentaire possible compris entre 600 et 900 millions de francs par an. La SECO souligne que les projections sont intrinsèquement incertaines. Marco Chiesa a décrit cette adoption comme un transfert des coûts vers les caisses suisses, et non comme un simple ajustement technique.

La question concerne particulièrement le canton du Tessin, où la présence de travailleurs transfrontaliers est importante. Le Parlement ne conteste pas la souveraineté de l’Union européenne à modifier sa législation interne : il demande au Conseil fédéral d’exclure la transposition des règles dans l’AFMP. Pour suivre l’évolution de la mesure, le lecteur peut consulter l’étude approfondie sur disoccupazione dei frontalieri.

Details pratiques

Du remboursement à la demande dans l’État d’emploi

Pour le navetteur transfrontalier, la réforme décrite par la source changerait avant tout le point de référence administratif. Ce ne serait plus le lieu de résidence qui déterminerait, dans les cas envisagés, le pays appelé à payer l’allocation : après au moins 22 semaines ininterrompues, la demande serait déposée directement dans le pays du précédent emploi.

Élément
ÉlémentAujourd’huiRéforme européenne
Pays de référencePays de résidenceÉtat du dernier emploi
Rôle du pays de travailRemboursement partiel et limité dans le tempsDemande directe après au moins 22 semaines ininterrompues

Qu’est-ce qui changerait dans la direction

La différence ne concerne pas seulement le lieu où la demande doit être déposée. Si la Suisse devait en être responsable, une personne au chômage vivant à l’étranger devrait se conformer pleinement aux règles suisses sur le travail. Les RAV seraient appelés à surveiller la disponibilité du travail et la recherche d’emploi au-delà de la frontière. Cette pratique impliquerait donc directement les services locaux, même si la personne ne réside pas en Suisse.

Pour le canton du Tessin, la conséquence décrite par la source est double. D’une part, les structures locales se retrouveraient à gérer des pratiques détournant les résidents des pays voisins, avec une charge administrative plus grande. D’autre part, le système possible pourrait modifier les incitations à l’emploi et rendre le marché du travail suisse encore plus attractif pour les travailleurs étrangers. Il ne s’agit pas seulement de rendre compte d’un avantage : cela modifierait la relation entre l’accès aux prestations, les obligations de placement et le lieu de dernier emploi.

Le texte fourni ne décrit pas les effets sur le permis G, L’AV, VVG, KVG, les relèves, la retenue à la source ou la double imposition : ces questions restent en dehors du périmètre documenté. L’analyse concerne la coordination européenne du chômage et sa possible application en Suisse. Pour lire la comparaison avec une réduction opérationnelle, le guide sur disoccupazione dei frontalieri est disponible.

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Points cles

Comment vérifier le scénario applicable

Pour le navetteur transfrontalier, l’action possible avec les données disponibles consiste à séparer la situation actuelle, le seuil européen et la transition institutionnelle. Le chemin suivant reste dans le cadre décrit par la source.

Quatre pas

1. Commencez par la règle actuelle. L’aide financière relève du pays de résidence, tandis que le pays où l’activité a eu lieu ne garantit qu’un remboursement partiel et limité.

2. Mesurer le seuil européen. Dans le scénario prévu par la réforme, vérifier si la relation d’emploi a atteint au moins 22 semaines ininterrompues : c’est l’exigence indiquée pour percevoir l’allocation dans le pays du dernier emploi.

3. Évaluer les obligations de l’État compétent. Si l’autorité compétente était suisse, l’employé résidant à l’étranger devrait se conformer aux conditions de la législation suisse et aux règles du travail. La source indique également les contrôles des RAB sur la disponibilité pour le travail et la recherche d’emploi.

4. Suivre le processus politique. Le Conseil national a approuvé la motion le 17 septembre ; la demande est adressée au Conseil fédéral d’exclure la transposition des nouveaux règlements de l’AFMP.

Ces contrôles ne permettent pas que la réforme soit automatiquement considérée comme un avantage suisse déjà disponible. La source décrit une révision approuvée par le Conseil de l’Union européenne et, du côté suisse, une motion demandant qu’elle ne soit pas incluse dans l’AFMP. Cette distinction ne sert pas à confondre la règle européenne avec la décision sur sa transposition.

Dans le cas d’une compétence suisse définie par la réforme, la direction exigerait le respect de la législation locale et des contrôles RAV, y compris la vérification de la disponibilité pour le travail et la recherche d’emploi. Pour compléter l’évaluation de votre impact économique, utilisez le calcolatore stipendio.

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Source: comozero.it

Questions fréquentes
Qu’a décidé le Parlement suisse concernant les nouvelles règles de l’UE pour les travailleurs frontaliers ?
Le Parlement suisse a formalisé son refus de transposer les nouvelles règles européennes sur les indemnités de chômage pour les travailleurs frontaliers. La décision est intervenue après que la motion du conseiller aux États tessinois Marco Chiesa avait été approuvée par le Conseil national le 17 septembre, par 109 voix pour, 72 contre et 5 abstentions.
Quel est le nouveau critère européen contesté par la Suisse ?
La réforme européenne prévoit que toute personne ayant accumulé au moins 22 semaines ininterrompues de travail puisse demander l'indemnité directement à l'État de son dernier emploi, plutôt qu'au pays de résidence. La motion demande de ne pas transposer cette disposition dans le cadre de l'Accord sur la libre circulation des personnes, l'ALCP.
Quelles seraient les conséquences pour les travailleurs frontaliers si les nouvelles normes étaient appliquées ?
Si la compétence revenait à la Suisse, un chômeur résidant à l'étranger devrait respecter intégralement les règles suisses de placement. Les ORP seraient chargés de contrôler la disponibilité au travail et la recherche d'emploi au-delà de la frontière. Pour le canton du Tessin, cela entraînerait une charge administrative accrue pour les structures locales.

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