Chômage des frontaliers, les règles pourraient changer

Les règles actuelles pour les travailleurs frontaliers résidant en Italie prévoient la NASpI. Une révision européenne pourrait transférer la compétence au pays du dernier emploi après 22 semaines consécutives.
Contexte
En bref
- Aujourd'hui, c'est normalement l'État de résidence qui compte
- En Italie, la NASpI s'applique si les conditions sont remplies
- La révision indique au moins 22 semaines consécutives
- Date indiquée par la source : 28 septembre 2026
Faits clés
- État compétent aujourd'hui → État de résidence
- Prestation pour les résidents italiens → NASpI
- Période dans l'autre État → au moins 22 semaines consécutives
- Institutions citées → SECO, INPS
- Domaine → coordination des systèmes de sécurité sociale
La source associe la date du 28 septembre 2026 au feu vert définitif du Conseil de l'Union européenne à la révision des règles sur la coordination des systèmes de sécurité sociale. La révision concerne également le chômage des travailleurs qui vivent dans un État et travaillent dans un autre.
Le point concerne le travailleur frontalier résidant en Italie qui travaille en Suisse et perd complètement son emploi. Selon la réglementation décrite aujourd'hui, la référence est normalement l'État de résidence : pour un résident italien, cela signifie s'adresser au système italien et pouvoir bénéficier de la NASpI, dans le respect des conditions prévues par la législation.
Le principe actuel
SECO, le Secrétariat d'État à l'économie suisse, indique que les « vrais travailleurs frontaliers » reçoivent les prestations dans l'État de résidence en cas de chômage complet. La page de l'INPS consacrée au chômage des travailleurs frontaliers confirme la même approche : pour les personnes qui résident en Italie, les règles de la NASpI s'appliquent.
Ce critère s'applique même si, pendant la période de travail, les cotisations ont été versées dans le pays où se trouvait l'employeur. Les années travaillées en Suisse ne sont toutefois pas ignorées : les périodes d'assurance et de cotisation acquises dans l'État du dernier emploi peuvent être prises en compte pour vérifier le droit à la prestation.
Le changement possible découle de la nouvelle réglementation européenne. Un travailleur qui aurait exercé son activité dans un autre État pendant au moins 22 semaines consécutives pourrait recevoir, dans le respect des conditions prévues par la législation nationale, l'indemnité du pays du dernier emploi plutôt que de celui de résidence.
La révision concerne en outre les prestations familiales, les travailleurs détachés et les personnes qui travaillent dans plusieurs États. Pour les travailleurs frontaliers italiens employés dans le canton du Tessin, la source parle de conséquences particulièrement importantes pour les milliers de travailleurs concernés. La transition dépendrait toutefois de la transposition de la règle dans les relations entre la Suisse et l'Union européenne. C'est précisément cette conséquence possible, rapporte la source, qui a poussé la classe politique suisse à agir.
Pour approfondir le mécanisme décrit, il est possible de consulter la guida alla disoccupazione dei frontalieri, en distinguant le cadre actuel de l'hypothèse européenne.
Details pratiques
La comparaison pour ceux qui travaillent au Tessin
Pour le frontalier, la différence ne concerne pas seulement l'organisme qui verse l'indemnité. Le critère de rattachement change : dans la réglementation actuelle, la résidence prévaut, tandis que dans la révision européenne décrite par la source, le pays de la dernière activité peut devenir déterminant, si les conditions nationales sont remplies.
Avant et après
| Situation | Règle actuelle | Hypothèse décrite par la révision | | Perte complète de l'emploi | Prestation dans l'État de résidence | Prestation dans l'État du dernier emploi | | Résident en Italie, travail en Suisse | Référence au système italien et à la NASpI | Référence possible au système suisse, si la règle s'applique à la Suisse |
La source utilise un cas précis pour montrer la différence : un travailleur résidant à Côme, qui travaille depuis quelque temps à Lugano, perd son emploi. Avec les règles actuelles, il s'adresse normalement à l'Italie ; si le nouveau système européen était également appliqué en Suisse, l'indemnité pourrait en revanche être prise en charge par le système suisse.
Ce « si » délimite l'effet pratique de l'information. La révision européenne est décrite comme une possible modification des relations avec la Suisse, et non comme un basculement automatique déjà en vigueur pour ceux qui travaillent dans le canton du Tessin. Même le seuil des 22 semaines consécutives ne doit pas être considéré isolément : le droit reste lié aux conditions de la législation nationale.
Un travailleur frontalier doit donc distinguer deux questions : où il réside et où il a exercé sa dernière activité. La première détermine aujourd'hui l'État auquel il faut s'adresser ; la seconde pourrait déterminer le pays tenu au paiement en cas d'application de la révision. Les périodes d'assurance et de cotisation de l'État du dernier emploi restent pertinentes pour vérifier l'ouverture du droit.
Ce dossier ne doit pas être confondu avec des thèmes différents comme le permis G, l'AVS, la LPP, la LAMal, les rétrocessions, l'impôt à la source ou la double imposition : ici, la source examine l'indemnité en cas de chômage complet. Pour suivre cette distinction, consulte l'approfondissement sur la disoccupazione dei frontalieri.
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Points cles
Comment lire le cas concret
Le passage opérationnel part de la classification correcte de la situation, et non du lieu où les cotisations ont été versées. La source permet de suivre une séquence simple, sans confondre la réglementation aujourd'hui indiquée avec l'hypothèse européenne.
Cinq vérifications
1. Vérifier qu'il s'agit d'un chômage complet. C'est la situation à laquelle se réfèrent la règle indiquée par SECO, la référence de l'INPS et le possible transfert vers le dernier emploi. 2. Identifier l'État de résidence. Si le travailleur frontalier réside en Italie, le cadre actuel conduit normalement au système italien et aux règles de la NASpI, dans le respect des conditions requises. 3. Indiquer l'État du dernier emploi. Les périodes d'assurance et de cotisation acquises dans cet État peuvent être prises en compte pour vérifier le droit, même si la prestation relève aujourd'hui normalement de l'État de résidence. 4. Contrôler le seuil indiqué par la révision européenne. L'activité dans l'autre État doit atteindre au moins 22 semaines consécutives, dans les conditions prévues par la législation nationale. 5. Vérifier le périmètre Suisse-UE. Le transfert vers le pays de la dernière activité est décrit comme possible uniquement lorsque le nouveau système sera également appliqué aux relations entre la Suisse et l'Union européenne.
Pour les personnes qui vivent dans les provinces de Côme, Varèse ou Verbano-Cusio-Ossola et travaillent dans le canton du Tessin, cette séquence aligne les éléments présents dans la source : résidence, perte complète de l'emploi, dernier emploi et périodes d'assurance ou de cotisation. Les conditions de la législation nationale restent mentionnées tant pour la NASpI que pour l'éventuelle nouvelle règle.
La date doit également être indiquée sans lui attribuer d'effets automatiques : le 28 septembre 2026 est la date indiquée par la source à côté de l'approbation définitive du Conseil de l'Union européenne. Le texte rattache toutefois l'éventuel transfert pour les travailleurs frontaliers à son application dans les relations avec la Suisse. Pour suivre l'évolution du critère et vérifier la comparaison entre résidence et dernier emploi, consulte la guida alla disoccupazione dei frontalieri.
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Source: tio.ch
Questions fréquentes
- Quelle est la règle actuelle pour le chômage des frontaliers résidant en Italie qui travaillent en Suisse ?
- Actuellement, pour les frontaliers résidant en Italie qui perdent complètement leur emploi en Suisse, l'État compétent pour les prestations de chômage est normalement l'État de résidence. Cela signifie qu'ils doivent s'adresser au système italien et peuvent accéder à la NASpI, à condition qu'ils respectent les exigences prévues par la législation italienne. Le SECO et l'INPS confirment cette approche, compte tenu des périodes d'assurance et de cotisation accomplies en Suisse pour le droit à la prestation.
- Qu'est-ce qui pourrait changer avec la révision des règles sur la coordination des systèmes de sécurité sociale ?
- La révision des règles européennes, avec le feu vert définitif attendu pour le 28 septembre 2026, pourrait introduire un changement significatif. Un travailleur qui a travaillé dans un autre État pendant au moins 22 semaines consécutives pourrait recevoir l'allocation du pays du dernier emploi, au lieu du pays de résidence. Ce déplacement potentiel dépendrait toutefois de la transposition de la règle dans les relations entre la Suisse et l'Union européenne.
- Quelles conditions doivent être respectées pour l'application de la nouvelle hypothèse européenne ?
- Pour l'application de la nouvelle hypothèse européenne, le travailleur doit avoir exercé son activité dans l'autre Etat pendant au moins 22 semaines consécutives. En outre, le droit à l'indemnité resterait lié au respect des conditions prévues par la législation nationale du pays du dernier emploi. Il est essentiel que la nouvelle législation européenne soit également appliquée dans les relations entre la Suisse et l'Union européenne afin que ce changement ait un effet sur les frontaliers du Tessin.
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