Chômage des frontaliers: la Suisse ne paiera pas, une…

La Suisse rejette la proposition de l'UE de payer les indemnités de chômage aux frontaliers, avec des coûts pouvant atteindre un milliard de francs par an.

Contesto

En bref - La Suisse ne paiera pas le chômage aux frontaliers - Coûts estimés entre centaines de millions et un milliard de francs - Le Tessin devrait renforcer les offices de placement ## Faits clés - Quoi : Versement des indemnités de chômage aux frontaliers - Quand : 2026 (accord UE non encore ratifié) - Où : Suisse, en particulier le canton du Tessin - Qui : Conseil fédéral suisse, UE, Ligue des Ticinois - Montant : Entre centaines de millions et un milliard de francs par an La Suisse n'a pas l'intention de verser les indemnités de chômage aux frontaliers, malgré un accord interne à l'UE qui prévoirait ce changement. La nouvelle, anticipée par l'Aargauer Zeitung, a suscité des réactions immédiates au Tessin, où la Ligue des Ticinois a présenté une motion pour bloquer cette éventualité. Le conseiller national Lorenzo Quadri a réaffirmé la position de la Ligue, demandant au Conseil fédéral de clarifier immédiatement à l'UE que la Suisse n'a pas l'intention de se conformer à cette nouvelle règle. La modification des règles, si elle est approuvée, toucherait lourdement la Suisse, qui emploie environ 412 mille frontaliers avec permis G. Selon la SECO, citée par l'Aargauer Zeitung, la dépense pour l'assurance-chômage suisse pourrait varier entre quelques centaines de millions de francs et un milliard par an. De plus, les cantons avec un grand nombre de frontaliers, comme le Tessin, devraient renforcer les Offices régionaux de placement pour gérer une éventuelle augmentation des demandes de chômage. ### Implications pour les frontaliers Le changement, s'il est mis en œuvre, aurait un impact significatif sur les frontaliers qui travaillent en Suisse mais résident en Italie. Actuellement, les indemnités de chômage sont versées par l'État de résidence, avec une participat...

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Analyse des implications pratiques La proposition de faire payer à la Suisse les indemnités de chômage des travailleurs frontaliers soulève plusieurs questions pratiques. Tout d'abord, la Suisse a toujours maintenu une position claire : les indemnités de chômage relèvent de la compétence de l'État de résidence, et non de celui où l'on travaille. Ce principe a été réaffirmé à plusieurs reprises par le Conseil fédéral, qui a déclaré que toute modification nécessiterait une adaptation de l'Annexe II à l'Accord sur la libre circulation des personnes, avec le consentement de la Suisse. ### Comparaison avec la situation actuelle Actuellement, les travailleurs frontaliers qui perdent leur emploi reçoivent les indemnités de chômage de l'État de résidence, avec une participation du pays dans lequel ils ont travaillé. Ce système a été établi pour garantir que les coûts soient répartis équitablement entre les deux États. La nouvelle règle, en revanche, transférerait la charge entièrement à la Suisse, qui devrait gérer une augmentation significative des dépenses pour l'assurance-chômage. ### Scénarios possibles Si l'accord UE était ratifié et que la Suisse décidait de s'y conformer, les cantons avec un grand nombre de travailleurs frontaliers, comme le Tessin, devraient faire face à plusieurs défis. Les bureaux régionaux de placement devraient être renforcés pour gérer une éventuelle augmentation des demandes de chômage. Cela pourrait entraîner l'embauche de nouveau personnel et l'allocation de ressources supplémentaires, au détriment des chômeurs locaux. De plus, cette situation irait à l'encontre de la 'préférence indigène light', une politique visant à favoriser l'emploi local. ### Impact économique L'impact économique de ce changement serait significatif. Selon la SECO,...

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Que faire si vous êtes frontalier Si vous êtes un frontalier travaillant en Suisse et résidant en Italie, il est important de suivre l'évolution de cette situation. Actuellement, il n'y a pas de changements immédiats, mais il est possible que la situation évolue dans les prochains mois. Si l'accord UE était ratifié et que la Suisse décidait de s'y conformer, les travailleurs frontaliers pourraient devoir suivre de nouvelles procédures pour obtenir les indemnités de chômage. ### Procédure actuelle Actuellement, les travailleurs frontaliers qui perdent leur emploi doivent s'adresser à l'INPS en Italie pour demander les indemnités de chômage. La procédure prévoit la présentation d'une série de documents, dont le certificat de chômage délivré par l'employeur suisse. Il est important de conserver tous les documents relatifs au contrat de travail, y compris les contrats et les bulletins de salaire. ### Outils utiles Pour rester informé des dernières nouveautés et pour obtenir un soutien dans la gestion des démarches de chômage, vous pouvez utiliser le calculateur de chômage disponible sur le site. Cet outil permet d'estimer le montant des indemnités de chômage et de mieux comprendre les procédures à suivre. ### Conclusions La situation actuelle est en évolution et pourrait changer dans les prochains mois. Il est important de rester informé et de suivre les développements pour être préparé à d'éventuels changements. Si vous avez des questions ou avez besoin de soutien, n'hésitez pas à contacter les bureaux compétents ou à utiliser les outils disponibles sur le site. Source: comozero.it

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[{"q":"Qui paiera les indemnités de chômage aux travailleurs frontaliers à l'avenir ?","a":"Actuellement, les indemnités de chômage sont versées par l'État de résidence, avec une participation du pays dans lequel le travailleur frontalier a travaillé. La nouvelle règle proposée par l'UE prévoirait que les indemnités soient versées par l'État de travail, c'est-à-dire la Suisse. Cependant, la Suisse a déclaré qu'elle n'avait pas l'intention de se conformer à cette nouvelle règle."},{"q":"Quels sont les coûts estimés pour la Suisse ?","a":"Selon la SECO, les dépenses pour l'assurance-chômage suisse pourraient varier entre plusieurs centaines de millions de francs et un milliard par an. Ce coût supplémentaire pourrait avoir des répercussions sur le budget fédéral et les cantons."},{"q":"Que change-t-il pour les travailleurs frontaliers ?","a":"Si la nouvelle règle était mise en œuvre, les travailleurs frontaliers devraient s'adresser aux bureaux de placement suisses pour obtenir les indemnités de chômage. Cependant, actuellement, il n'y a pas de changements immédiats et la situation est en évolution."}]

Questions fréquentes
Qui paiera les indemnités de chômage aux travailleurs frontaliers à l'avenir ?
Actuellement, les indemnités de chômage sont versées par l'État de résidence, avec une participation du pays dans lequel le travailleur frontalier a travaillé. La nouvelle règle proposée par l'UE prévoirait que les indemnités soient versées par l'État de travail, c'est-à-dire la Suisse. Cependant, la Suisse a déclaré qu'elle n'avait pas l'intention de se conformer à cette nouvelle règle.
Quels sont les coûts estimés pour la Suisse ?
Selon la SECO, les dépenses pour l'assurance-chômage suisse pourraient varier entre plusieurs centaines de millions de francs et un milliard par an. Ce coût supplémentaire pourrait avoir des répercussions sur le budget fédéral et les cantons.
Que change-t-il pour les travailleurs frontaliers ?
Si la nouvelle règle était mise en œuvre, les travailleurs frontaliers devraient s'adresser aux bureaux de placement suisses pour obtenir les indemnités de chômage. Cependant, actuellement, il n'y a pas de changements immédiats et la situation est en évolution.

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