Alis et Cir : nouvelles stratégies pour l’inclusion des migrants au Tessin

Travailleurs transfrontaliers à la frontière de Brogeda, inclusion sociale

Le Canton du Tessin renforce l’intégration socio-professionnelle des migrants avec de nouvelles initiatives promues par Alis et Cir, axées sur la formation et l’insertion professionnelle.

Contexte

En bref

  • Accordo Alis-Cir per inclusione migranti in Tessin
  • 5 milioni di franchi per programmi d'inclusione nel 2025
  • Obiettivo: inserire 2000 migranti nel mercato del lavoro entro 2028

Faits clés

  • Organizzazioni: Alis e Cir
  • Data accordo: 20 marzo 2026
  • Finanziamento: 5 milioni di franchi nel 2025
  • Obiettivo inserimento: 2000 migranti entro 2028
  • Settori chiave: Bâtiment, logistique, transports
  • Comuni coinvolte: Chiasso, Mendrisio, Lugano
  • Percentuale lavoratori stranieri: 15-20% nei servizi e logistica
  • Incentivi per aziende: Fino a 10.000 CHF per l'assunzione di migranti

Le Canton du Tessin se distingue par la présence croissante de frontaliers et de migrants, qui constituent une composante essentielle du marché du travail local. Récemment, Alis (Association Lombarde des Intermédiaires et des Transports Routiers) et Cir (Conseil italien pour les réfugiés) ont signé un accord stratégique visant à améliorer l’inclusion sociale et professionnelle de cette population active. La signature, intervenue le 20 mars 2026, s’inscrit dans un cadre de politiques cantonales visant à favoriser l’intégration et la cohésion sociale, notamment dans les zones de Chiasso, Mendrisio et Lugano.

L’accord prévoit des parcours de formation ciblés, des intégrations en entreprise et des services d’accompagnement spécifiques pour les demandeurs d’asile, titulaires d’une protection internationale et migrants. Ces actions sont soutenues par des financements cantonaux et fédéraux : en 2025, le Département des Institutions du Tessin a alloué 5 millions de francs pour des programmes d’inclusion, avec une attention particulière aux outils d’intégration au marché du travail. Avec cette initiative, le Tessin cherche à renforcer la stabilité de son marché de l’emploi, souvent mis à l’épreuve par des fluctuations économiques et réglementaires, comme la récente introduction des quotas d’entrée pour les frontaliers, adoptée en 2024, qui a temporairement limité les embauches de travailleurs transfrontaliers.

La collaboration entre les deux organisations se traduit par des programmes concrets, tels que stages, formations professionnelles et accompagnement à l’emploi, avec une attention particulière portée aux frontaliers qui traversent quotidiennement la frontière à Brogeda. Dans certains communes, comme Chiasso et Mendrisio, 15 à 20 % des travailleurs dans les secteurs des services et de la logistique sont des citoyens étrangers bénéficiant d’une protection internationale ou demandeurs d’asile. La présence de cette main-d’œuvre, représentant environ 25 % de l’emploi total dans ces zones, rend indispensables des politiques dédiées à l’inclusion.

Details pratiques

Alis et Cir : nouvelles stratégies pour l’inclusion des migrants au Tessin

Pour rendre opérationnelles les initiatives d’intégration et d’insertion professionnelle des migrants et demandeurs d’asile, des procédures claires et des échéances précises ont été établies, en conformité avec la réglementation cantonale et fédérale. L’accord signé implique activement les principaux acteurs locaux, prévoyant la création d’un comité de coordination qui se réunira trimestriellement, afin de suivre les résultats, partager les bonnes pratiques et ajuster les stratégies en fonction des dynamiques du marché du travail. Dès 2024, des projets pilotes seront lancés dans des communes comme Lugano, Mendrisio et Bellinzone, avec pour objectif d’impliquer au moins 500 migrants d’ici la fin de l’année.

Les parcours de formation, destinés aux migrants et demandeurs d’asile, doivent respecter des critères stricts : ils doivent être reconnus par le Tessin, prévoir une certification valable pour le marché local et répondre aux besoins de secteurs stratégiques tels que le bâtiment, la logistique et les transports. À ce jour, 15 millions de francs cantonaux ont été alloués, complétés par des subventions européennes et des incitations de la Chambre de commerce de Lugano, qui soutiennent les entreprises locales avec des allègements fiscaux et un appui logistique. Parmi les exemples concrets : dans la commune de Mendrisio, un cours de langue allemande pour 120 participants est en cours, avec un taux d’insertion prévu de 70 % dans le secteur logistique.

L’ambitieux objectif d’insérer au moins 2 000 migrants et demandeurs d’asile sur le marché du travail d’ici 2028 repose sur un plan d’action structuré et mesurable. Les échéances principales incluent le lancement des premiers stages, avec environ 150 places disponibles au deuxième trimestre 2026, ainsi qu’un suivi semestriel pour évaluer l’efficacité des interventions. La réglementation de référence reste la loi cantonale sur la promotion de l’emploi et l’intégration sociale, adoptée en 2020, qui prévoit des incitations allant jusqu’à 10 000 CHF pour les entreprises qui embauchent des migrants bénéficiant d’une protection internationale, ainsi que des soutiens spécifiques pour l’orientation et la formation.

Comme l’affirme le Conseil d’État, “l’objectif est de créer un tissu économique plus inclusif et durable”. Cependant, l’un des aspects les plus sensibles concerne la gestion de la bureaucratie et des démarches d’insertion, qui nécessitent une collaboration étroite entre les administrations cantonales, les organismes de formation et les entreprises. La liste de contrôle opérationnelle inclut : analyse des besoins des entreprises, sélection des candidats, définition des parcours de formation, gestion des démarches d’autorisation et suivi des résultats.

⚠️ En comparant différents scénarios, il apparaît qu’en l’absence d’un coordination efficace, les délais d’embauche peuvent s’allonger de 6 à 9 mois, compromettant les objectifs d’insertion. Le défi principal demeure l’équilibre entre rapidité de réponse et qualité de l’intégration, dans un contexte de fluctuations réglementaires et de marché international.

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Points cles

Alis et Cir : nouvelles stratégies pour l’inclusion des migrants au Tessin

Pour les frontaliers et les migrants souhaitant s’installer dans le Canton du Tessin, il est essentiel de connaître et d’utiliser les outils et réseaux de soutien facilitant l’intégration socio-professionnelle. Récemment, les associations professionnelles et les autorités cantonales ont renforcé leurs initiatives, créant un cadre de soutien plus efficace et accessible. Parmi eux, le portail officiel du Canton du Tessin dédié aux politiques d’inclusion offre des informations détaillées sur les incitations, la formation et la réglementation actualisée, facilitant la planification d’un parcours professionnel dans le territoire.

Questions fréquentes
Qui sont les principaux acteurs impliqués dans l'accord d'inclusion des migrants au Tessin?
L'accord a été signé entre Alis (Association lombarde des intermédiaires et du transport routier) et le Cir (Conseil italien des réfugiés), avec la collaboration du canton du Tessin et d'organismes tels que l'USI et la SUPSI.
Combien de navetteurs transfrontaliers y a-t-il au Tessin et quel est le pourcentage de personnes bénéficiant d'une protection internationale ou de demandeurs d'asile?
Environ 80 000 navetteurs transfrontaliers, dont 20 % sont des citoyens étrangers avec protection internationale ou demandeurs d'asile.
Quels secteurs de travail au Tessin embauchent le plus de migrants avec protection internationale ou de demandeurs d'asile?
Les secteurs ayant le plus d'emploi de migrants et de demandeurs d'asile au Tessin sont les services (15 à 20 % de la main-d'œuvre), la logistique et la construction, où cette catégorie représente environ 25 % du total des employés. Les municipalités frontalières telles que Chiasso et Mendrisio enregistrent les valeurs les plus élevées.
Comment les programmes d'inclusion professionnelle pour migrants sont-ils financés au Tessin?
Les programmes sont financés par 5 millions de francs alloués par le Département des institutions du Tessin en 2025, 15 millions de CHF provenant de fonds cantonaux et de contributions européennes. Les entreprises peuvent bénéficier d'allègements fiscaux et de soutien logistique grâce aux incitations de la Chambre de commerce de Lugano.
Quelles certifications doivent avoir les formations pour migrants au Tessin afin d'être reconnues?
Les cours doivent être reconnus par le canton du Tessin, fournir une certification valide localement et répondre aux besoins de secteurs stratégiques tels que la construction, la logistique et le transport. Ils doivent également être alignés sur les réglementations cantonales et fédérales sur l'intégration au travail.

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