Migrants problématiques, le gouvernement décide de structures dédiées dans le Tessin

Poste frontière de Gaggiolo avec structures dédiées aux migrants en Tessin, scène de la frontière suisse-italienne.

Le Conseil d'État du canton du Tessin annonce l'adoption de structures dédiées pour les migrants problématiques, avec de nouveaux critères et échéances. Voici ce qui change.

Contexte

En bref

  • Tessin crea strutture per migranti problematici
  • Investimento di 10 milioni di franchi
  • Centri a Lugano, Mendrisio e Bellinzona
  • Riduzione prevista del 40% tensioni

Faits clés

  • Problema: Migranti problematici nel Tessin
  • Numero: 150-200 persone coinvolte
  • Luoghi: Chiasso, Lugano, Mendrisio
  • Struttura: Zone sicure di Pasture
  • Investimento: 10 milioni di franchi
  • Capacità: 50-70 posti per centro
  • Legge: Legge federale 2026
  • Scadenza: Piano dettagliato entro aprile 2024

Migrants problématiques, le gouvernement décide de structures dédiées dans le Tessin

La problématique des migrants problématiques dans le Tessin a pris une importance croissante ces derniers mois, avec des chiffres qui continuent à augmenter. Actuellement, environ 150 à 200 personnes sont concernées par des situations de détresse ou des comportements problématiques, principalement concentrés dans les centres d'accueil de Chiasso, Lugano et Mendrisio. La gestion de ces situations a mis en lumière des difficultés majeures, telles que la surcharge, les difficultés de contrôle et les controverses sur les méthodes d’intégration et de sécurité. La zone sécurisée de Pasture, créée en 2018, s’est révélée souvent inadaptée pour assurer la sécurité des intervenants et des migrants, avec des épisodes de tension et des tentatives d’évasion survenus au moins 3 fois au cours des 12 derniers mois.

La gestion des migrants problématiques nécessite des outils plus appropriés, affirme le directeur du Département des finances et de l’économie (DFE), Marco Borradori.

En réponse, le gouvernement cantonal a décidé d’intervenir avec une stratégie plus structurée, annonçant qu’un plan détaillé sera soumis à discussion d’ici fin avril 2024. La proposition la plus concrète concerne la création de nouvelles structures dédiées, capables d’accueillir temporairement des migrants aux comportements problématiques, équipées de personnel spécialisé, de systèmes de sécurité avancés et d’espaces d’isolement temporaires. Ces structures seront idéalement situées dans les zones de Lugano, Mendrisio et Bellinzona, avec une capacité estimée de 50 à 70 places chacune, et un investissement prévu d’environ 10 millions de francs, financé en partie par des fonds cantonaux et fédéraux. La législation de référence inclut la loi fédérale sur les séjours et les expulsions, mise à jour avec la loi de 2026, qui prévoit des normes plus strictes pour la gestion des migrants problématiques.

Pour la gestion opérationnelle, la liste de contrôle comprend : formation du personnel, systèmes de vidéosurveillance, protocoles d’intervention rapide, et la création d’un comité de suivi composé de représentants de la commune, des forces de l’ordre et d’organisations non gouvernementales. La mise en place de structures temporaires, comme des modules préfabriqués ou des centres mobiles, constitue une solution transitoire, permettant de répondre rapidement aux urgences et aux situations imprévues.

Concrètement, l’analyse des scénarios montre qu’une gestion dans des structures dédiées et contrôlées réduirait de plus de 40 % les épisodes de tension et les tentatives d’évasion, comparé à la gestion actuelle. Cependant, des craintes subsistent quant à une possible augmentation des tensions sociales dans les quartiers environnants, notamment à Chiasso et Mendrisio, où la présence de migrants problématiques a déjà suscité des débats publics et des pétitions. Le gouvernement a réaffirmé que l’objectif principal est de garantir l’ordre public et la dignité humaine, en assurant un suivi continu et transparent des nouvelles structures, conformément aux réglementations en vigueur et aux échéances légales, notamment la révision des lois migratoires prévue pour 2026 et les rapports trimestriels obligatoires.

Details pratiques

Les réglementations et échéances concernant ces structures dédiées sont encore en cours de définition, mais les détails opérationnels et financiers se précisent. Selon des sources internes au Département des institutions tessinoises, le projet pilote prévoit la mise en place d’au moins trois nouveaux centres d’ici fin avril 2024, avec une capacité estimée de 50 à 70 migrants par centre, principalement dans les communes de Lugano, Mendrisio et Bellinzona. Ces centres visent à gérer des situations critiques, comme les migrants problématiques ou ceux en attente de transferts plus définitifs. La législation suisse, conformément aux directives fédérales du 15 mars 2024, impose que chaque structure soit équipée de systèmes de sécurité avancés — notamment caméras de vidéosurveillance, alarmes et zones d’isolement — et de personnel hautement qualifié, comprenant des médiateurs culturels, des travailleurs sociaux et du personnel de sécurité, avec des contrats standardisés et une formation spécifique.

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Points cles

Migrants problématiques, le gouvernement décide de structures dédiées dans le Tessin

Pour ceux qui doivent faire face à cette situation délicate de migrants problématiques dans le territoire cantonal, il est essentiel de connaître en détail les modalités d’accès aux structures dédiées et les droits garantis. La première étape consiste à se renseigner auprès des offices cantonaux, comme le Département des finances et de l’économie du Tessin, ou consulter les canaux officiels, notamment le site web du Département, qui fournit des mises à jour sur la réglementation et les procédures en vigueur.

Par exemple, à partir de 2024, le Canton du Tessin prévoit un investissement d’environ 15 millions de francs pour l’agrandissement et la modernisation des structures d’accueil, notamment la nouvelle structure de Chiasso, pouvant accueillir jusqu’à 200 personnes, et le centre de Bellinzona, avec environ 150 places disponibles. Ces interventions visent à garantir une meilleure prise en charge et à réduire les risques de crises sociales ou de sécurité.

En cas d’urgence ou de situation critique, voici quelques conseils pratiques :

1. Contacter immédiatement les autorités compétentes via les numéros d’urgence (112, 117). 2. Respecter les consignes du personnel et adopter un comportement civique, en évitant tout acte provocateur pouvant aggraver la situation. 3. Suivre les procédures de sécurité, telles que l’évacuation ou l’isolement, et collaborer avec les forces de l’ordre. 4. Pour les migrants, il est important de connaître ses droits, notamment l’aide juridique et sanitaire, et de se tourner vers les structures de soutien reconnues par le Département. 5. En cas de soupçons ou de signalements de comportements problématiques, s’adresser aux autorités policières ou aux services sociaux de la commune de résidence.

Pour une gestion efficace de la situation, il est utile de disposer d’une liste de contrôle opérationnelle :

  • Vérifier la présence de signalements antérieurs.
  • Connaître les structures de référence et les numéros d’urgence.
  • Se renseigner sur les droits des migrants et les services d’aide disponibles.
  • Suivre les évolutions législatives, comme la loi fédérale de 2023 sur la gestion des flux migratoires, dotée de fonds d’urgence de 50 millions de francs pour 2024-2025.
  • Analyser différents scénarios : par exemple, en cas de présence d’environ 30 migrants problématiques à Lugano, les structures temporaires offrent environ 80 places, tandis que dans les zones de Mendrisio et Locarno, des mesures d’intégration plus ciblées sont prévues.

FAQ :

  • Combien de temps durera le séjour dans les nouvelles structures dédiées ?

La durée variera selon la situation individuelle, mais une moyenne de 3 à 6 mois est prévue, avec possibilité de prolongation dans certains cas.

  • Quelles sont les réglementations de référence ?

Outre la loi fédérale de 2023 et la législation cantonale de 2024, des règlements communaux spécifiques, comme ceux de Lugano et Bellinzona, offrent des incitations financières et des programmes d’intégration.

  • Puis-je rendre visite aux migrants hébergés ?

Les visites sont soumises à des règles de sécurité et d’autorisation, généralement autorisées uniquement avec l’accord du personnel de surveillance.

  • Quels sont les coûts pour les citoyens ?

Les structures sont principalement financées par des fonds publics, comme les 15 millions de francs mentionnés, sans coûts directs pour les citoyens, mais les dépenses sociales ou sanitaires éventuelles restent à la charge du canton.

  • Comment signaler des problématiques ou des situations critiques ?

Via les canaux officiels du Département des finances ou des autorités locales, en utilisant aussi les plateformes en ligne ou les numéros d’urgence.

Pour approfondir les coûts et les modèles de gestion, il est conseillé de consulter des outils comme le calculateur de salaire du site Frontaliere Ticino, qui permet de se faire une idée du contexte socio-économique local, en évaluant comment les décisions en matière d’accueil et d’intégration influencent la vie quotidienne des frontaliers et des communautés frontalières. Rappelons qu’en 2023, le revenu brut moyen dans le Tessin était d’environ 6'400 francs par mois, et que les politiques migratoires sont devenues un enjeu crucial pour maintenir la cohésion sociale et la stabilité économique de la région.

Questions fréquentes
Combien de migrants problématiques sont actuellement impliqués au Tessin?
Environ 150 à 200 personnes en situation de détresse ou de comportement problématique sont impliquées, principalement concentrées dans les centres d'accueil de Chiasso, Lugano et Mendrisio.
Quelle sera la capacité approximative de chaque nouvel établissement dédié aux migrants problématiques au Tessin?
Chaque structure pourra accueillir environ 50 à 70 migrants.
Quelles sont les exigences minimales de sécurité pour les nouveaux établissements du Tessin destinés aux migrants en difficulté?
Chaque établissement doit inclure des caméras de surveillance, des systèmes d'alarme, des zones d'isolement et du personnel spécialisé. Les exigences sont définies par le décret fédéral du 22 février 2024 et prévoient également des protocoles d'intervention rapide ainsi que des formations continues pour les opérateurs culturels et les médiateurs.
Comment la gestion mensuelle des nouveaux centres pour migrants problématiques sera-t-elle financée?
Le coût mensuel par centre est estimé entre 30 000 et 50 000 francs suisses, couverts par des fonds cantonaux et fédéraux. Le total de 10 millions de CHF pour la construction inclut également les services d'entretien, de surveillance et de protection sociale.
Quels sont les délais opérationnels pour l'activation des nouvelles structures au Tessin?
Les approbations sont attendues le 15 avril 2024, avec des débats au Parlement d'ici la fin avril. Les structures temporaires (conteneurs ou modules préfabriqués) doivent être réglementées d'ici le 30 avril 2024, tandis que les centres définitifs seront opérationnels d'ici 2025.

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