Loup, abattages plus faciles : écologistes opposés, paysans favorables

Silhouette d'un loup hurlant à la lune dans les Alpes suisses au crépuscule

Le Conseil fédéral propose des abattages pendant toute l’année.

Contexte

En bref

  • Le Conseil fédéral propose des abattages pendant toute l’année.
  • La consultation sur la révision de la LCP se termine aujourd’hui.
  • Les écologistes s’opposent également aux abattages dans les zones interdites.
  • USC et SSEA soutiennent la révision, avec des réserves différentes.

Faits clés

  • Proposition de → révision de la loi sur la chasse (LCP)
  • Autorité → Conseil fédéral, sur mandat du Parlement
  • Période → toute l’année, y compris février et mars
  • Consultation → se termine aujourd'hui
  • Statut du loup → de strictement protégé à protégé

Un projet fédéral encore en consultation

A Berne, le Conseil fédéral a proposé une révision de la Loi sur la chasse (LCP) qui faciliterait l'abattage des loups problématiques. Le projet est né d'un mandat du Parlement et la procédure de consultation se termine aujourd'hui. La proposition ne se limite pas à une période de l'année : elle permettrait d'éliminer les canidés tout au long de l’année, y compris la période de reproduction, indiquée dans la révision en février et mars. L’abattage serait également possible dans les zones où la chasse est interdite.

La définition utilisée par le projet délimite le groupe concerné : les loups qui attaquent les troupeaux et les troupeaux ou qui représentent un danger pour l’homme sont problématiques. L’objectif déclaré est de contenir la croissance de la population ; cependant, les mesures de régulation actives depuis 2023 n'ont pas arrêté l’augmentation du nombre de troupeaux.

Les positions dans la consultation

Pro Natura, BirdLife Suisse et le Groupe Loup Suisse ont présenté une prise de position conjointe. À leur avis, le projet est inutile et précipité : ils en demandent donc la suspension et le renvoi à la grande révision de la LCP déjà annoncée par le gouvernement. Les trois ONG rappellent que la réglementation fédérale renouvelée sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages est en vigueur depuis le 1er février 2025. Avant de modifier à nouveau la loi, ils estiment nécessaire d'acquérir une expérience dans l'application des bases juridiques nouvellement entrées en vigueur. Ils contestent également l'introduction de nouvelles possibilités d'abattre une espèce protégée, en particulier dans les zones où la chasse est interdite.

L'Union suisse des paysans, en revanche, se félicite tout particulièrement de la possibilité d'intervenir toute l’année, mais juge insuffisantes les modifications prévues. La Société suisse d'économie alpestre soutient également la révision et rappelle les conséquences de la législation sur la chasse pour l’agriculture de montagne. La confrontation reste donc ouverte entre la protection de l'espèce, la gestion des loups problématiques et la protection des activités agricoles.

Details pratiques

Ce qui change pour le territoire suisse

Pour lire les effets pratiques du projet, il faut séparer la règle proposée des évaluations de ceux qui la considèrent trop large ou trop faible. Le point le plus sensible n'est pas seulement la possibilité d'abattre un loup problématique : c'est l’extension de l'intervention à la période de reproduction et aux zones où la chasse est interdite. Pour les ONG environnementales, ces deux éléments élargissent les possibilités légales de tuer une espèce protégée. Pour l’USC, la direction est correcte, mais le résultat ne suffit pas à lever les obstacles que rencontrent les interventions sur les grands prédateurs.

Trois scénarios à garder distincts

Pour l’agriculture de montagne, la SSEA lit les trois dernières années comme preuve de lacunes législatives aux conséquences graves. Sa position soutient une mise en œuvre rapide et est favorable à la possibilité de prélever des loups isolés ou des meutes dès que la population atteint un nombre prédéterminé de spécimens. La SSEA présente donc la modification comme une réponse à mettre en œuvre rapidement aux lacunes qu'elle attribue à la législation sur la chasse.

Pour l’USC, l'exigence indiquée pour les zones d'interdiction de la chasse pèse également sur le résultat : il faudrait au moins deux attaques contre des animaux de rente dans des situations protégées à l'intérieur de l'une de ces zones. L’organisation considère cela comme une restriction excessive. Les données servent à comprendre pourquoi le soutien des paysans n'équivaut pas à une approbation sans réserve : l’USC apprécie l’abattage tout au long de l’année, mais demande des possibilités d’intervention plus larges.

| Point de comparaison | Lecture du projet | | Période | Intervention possible toute l’année, même en février et mars | | Territoire | Possibilité étendue aux zones interdites à la chasse | | Critique de l'USC | Au moins deux attaques dans des situations protégées dans la zone concernée | | Objectif | Arrêter la croissance de la population de loups |

La révision se situe entre une loi fédérale entrée en vigueur le 1er février 2025 et une grande révision de la LCP déjà annoncée par le gouvernement. Cette séquence explique la demande environnementale d'arrêter le projet pour acquérir de l'expérience avec les nouvelles bases juridiques, alors que la SSEA souhaite des délais rapides. Le dossier a également un profil international : selon le projet, les facilités respectent les conventions internationales car le statut du loup est passé de strictement protégé à protégé. La question ne concerne pas seulement le nombre d'abattages, mais aussi la manière dont la Suisse équilibre protection de l'espèce et agriculture de montagne.

Points cles

Comment suivre le dossier sans confondre projet et normes

Pour ceux qui vivent ou travaillent en Suisse et qui veulent évaluer l'impact possible sur l'élevage, les troupeaux, les troupeaux ou l'agriculture de montagne, la lecture peut suivre une séquence précise. Le texte décrit est une modification de la LCP lors de la consultation. La première étape consiste donc à placer chaque information dans la phase correcte.

Une fiche pratique en cinq étapes

1. Marquer la date déjà indiquée. La réglementation fédérale renouvelée en matière de chasse et de protection des mammifères et oiseaux sauvages est devenue applicable le 1er février 2025. La consultation sur la modification se termine aujourd'hui. Il s'agit de deux références distinctes : la première concerne la loi entrée en vigueur, la seconde le projet soumis aux prises de position.

2. Séparer la proposition de la mesure appliquée. Quand on lit que l’abattage serait autorisé toute l’année, il faut se référer au projet du Conseil fédéral. La même prudence s'applique pour les mois de février et mars et pour les zones interdites à la chasse : ce sont des extensions prévues par le texte décrit, et non des résultats à présenter comme déjà mis en œuvre.

3. Vérifier la définition du loup problématique. Le projet utilise cette expression pour désigner les loups responsables d'attaques contre les troupeaux et les troupeaux ou qui constituent une menace pour l’homme. Le critère permet de distinguer le cas décrit d'une présence générique du loup.

4. Vérifier l'exigence contestée par l'USC. Dans les zones d'interdiction de la chasse, l’Union suisse des paysans juge excessive la demande d'au moins deux attaques sur des animaux de rente dans des situations protégées. Ce point doit être distingué de la faveur de l'USC pour les abattages tout au long de l’année.

5. Comparez les positions avant de tirer une conclusion. Pro Natura, BirdLife Suisse et GLS demandent la suspension et l’inclusion dans la grande révision de la LCP ; USC et SSEA soutiennent la révision, mais l’USC la considère insuffisante et la SSEA souhaite une mise en œuvre rapide. La carte des positions est plus précise qu'une opposition générique entre pour et contre.

Cette grille permet de suivre le dossier sans mélanger la loi de 2025, la consultation qui s'achève aujourd'hui et les propositions sur la population des troupeaux, la période de reproduction et les zones d'interdiction. Pour le lecteur, l’action concrète est de toujours vérifier lequel des trois plans il lit : norme en vigueur, modification proposée ou position d'une organisation. Aucune des trois catégories ne doit être utilisée comme synonyme des autres.

Source: tio.ch

Questions fréquentes
Quelle est la proposition du Conseil fédéral pour la gestion des loups ?
Le Conseil fédéral propose une révision de la Loi sur la chasse (LCP) qui permettrait l’abattage des loups problématiques tout au long de l’année, y compris aux mois de février et mars, période de reproduction de l'espèce. La proposition vise à freiner la croissance de la population de loups, qui continue d'augmenter malgré les mesures de régulation en vigueur depuis 2023.
Quelles sont les positions des ONG environnementales ?
Pro Natura, BirdLife Suisse et le Groupe Loup Suisse jugent le projet inutile et précipité, en demandant de le suspendre et de l'insérer dans la grande révision de la LCP déjà annoncée par le gouvernement. Ils contestent notamment les nouvelles possibilités d'abattage pour une espèce protégée, notamment dans les zones d'interdiction de la chasse.
Quelle est la position de l'Union suisse des paysans ?
L'Union suisse des paysans (USC) se félicite de la possibilité d'intervenir toute l’année, mais juge insuffisantes les modifications prévues. L’USC demande des possibilités d’intervention plus larges, critiquant l'exigence d'au moins deux attaques contre des animaux de rente dans des situations protégées dans les zones d'interdiction de la chasse.

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