Vivre à Brunate et travailler au Tessin en tant que frontalier

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Guide fiscal et des cotisations sociales pour les personnes qui vivent à Brunate et travaillent au Tessin, entre le nouvel Accord Frontalieri, l’impôt à la source, les exonérations et les rubriques du bulletin de salaire.

Contexte

En bref

  • Accord Frontalieri en vigueur depuis le 1er janvier 2024
  • Anciens frontaliers : exonération de €7'500 jusqu’en 2033
  • Nouveaux frontaliers : franchise de €10'000
  • Impôt à la source prélevé uniquement en Suisse

Faits clés

  • Signature de l'accord → 23 décembre 2020
  • Entrée en vigueur → 1er janvier 2024
  • Ratification italienne → Loi 83 du 13 juin 2023
  • Anciens frontaliers → exonération de €7'500, régime transitoire 2024–2033
  • Nouveaux frontaliers → franchise de €10'000
  • Convention → signée le 9 mars 1976
  • Double imposition → crédit d'impôt dans le cadre CE du 730

Le nouvel Accord sur les frontaliers a été signé le 23 décembre 2020 et est entré en vigueur le 1er janvier 2024. Pour les personnes qui envisagent de vivre à Brunate et de travailler au Tessin en tant que frontalières, ces deux dates constituent le point de départ pour comprendre le traitement fiscal applicable. La ratification italienne est la Loi 83 du 13 juin 2023.

La distinction qui change le cadre fiscal

La date qui sépare les deux régimes est le 17 juillet 2023. Les anciens frontaliers, qui avaient déjà ce statut avant cette date, bénéficient d'une exonération de €7'500 et relèvent du régime transitoire 2024–2033. Les nouveaux frontaliers bénéficient en revanche d'une franchise de €10'000. Le critère indiqué est la situation du travailleur par rapport à la date du 17 juillet 2023, et non le seul lieu de résidence.

La règle concernant la fiche de paie est tout aussi claire : pour les frontaliers, l'impôt à la source sur le revenu du travail est retenu uniquement en Suisse. L'Italie évite la double imposition grâce au crédit d'impôt indiqué dans le cadre CE du 730. C'est pourquoi, lors de l'évaluation du déménagement à Brunate, il ne faut pas établir la comparaison en additionnant automatiquement un prélèvement suisse et un prélèvement italien sur le même revenu. La source rattache le mécanisme italien au crédit d'impôt, et non à une seconde retenue.

Le cadre bilatéral comprend en outre la Convention contre les doubles impositions entre l'Italie et la Suisse, signée le 9 mars 1976. La Suisse n'est membre ni de l'Union européenne ni de l'Espace économique européen : cet élément fait également partie du cadre dans lequel il convient d'examiner le permis G, la fiscalité et le travail transfrontalier. Il ne s'agit pas d'attribuer à Brunate une règle spéciale, mais d'appliquer correctement le régime du frontalier à la situation individuelle.

Lue dans l'ordre, la chronologie distingue trois étapes : signature le 23 décembre 2020, ratification italienne par la Loi 83 du 13 juin 2023, application à partir du 1er janvier 2024. La date du 17 juillet 2023 sert en revanche à identifier les anciens et les nouveaux frontaliers.

Details pratiques

De la fiche de paie aux couvertures

Le revenu net d'un frontalier ne correspond pas à l'impôt à la source. La réglementation présentée énumère en effet des cotisations suisses distinctes, et cette séparation est utile pour quiconque compare le travail au Tessin avec le choix de résider à Brunate. Les pourcentages disponibles doivent être lus comme des postes distincts, sans les transformer en un calcul personnalisé du revenu net.

Les postes suisses indiqués

Table 1: Poste
PosteDonnée documentée
AVS/AI/IPG5,3% à la charge du salarié
AD/AC1,1%; plafond CHF 148'200
LAINF0,7–1,5%
LPP7–18% selon la tranche d'âge, à partir de la 25e année

Les cotisations AVS, AI et IPG sont présentées ensemble avec un taux de 5,3% pour le salarié. Pour AD/AC, la source indique 1,1% et la limite de CHF 148'200. La LAINF est indiquée avec une fourchette allant de 0,7% à 1,5%, tandis que la LPP varie de 7% à 18% selon la tranche d'âge, à partir de la 25e année. Ces postes relèvent de la composante contributive, tandis que l'impôt à la source relève de la composante fiscale.

L'assurance maladie suit également une logique distincte. La LAMal est l'assurance maladie, et non une taxe sur la santé ; les frontaliers titulaires d'un permis G ont un droit d'option. Pour les adultes, les franchises indiquées sont comprises entre CHF 300 et CHF 2'500. Le droit d'option est donc un élément à prendre en compte dans la situation du frontalier titulaire d'un permis G, distinct des taux de cotisation et de la fiscalité.

Pour maintenir séparés le revenu, la prévoyance et la couverture santé, il est possible de consulter la page assurance maladie LAMal. Le lien concerne le poste de santé, ne remplace pas les données du bulletin de salaire et ne modifie pas les taux énumérés. Dans la comparaison entre vivre à Brunate et travailler au Tessin, la donnée exploitable est donc la structure des postes : AVS/AI/IPG, AD/AC, LAINF et LPP d'un côté ; impôt à la source et LAMal de l'autre.

Points cles

Chiffres du canton du Tessin et compétences

Au premier trimestre 2026, l'USTAT a compté 78'561 travailleurs frontaliers au Tessin, en léger recul, soit environ 32% des personnes occupées. Il s'agit de la donnée territoriale rapportée pour le canton du Tessin. Pour la fiscalité individuelle, la distinction entre les personnes qui étaient déjà des travailleurs frontaliers avant le 17 juillet 2023 et celles qui font partie des nouveaux travailleurs frontaliers reste déterminante.

2026 n'est pas la date de l'accord

La donnée de l'USTAT pour 2026 et la date du nouvel Accord sur les travailleurs frontaliers ne doivent pas être confondues. L'accord est entré en vigueur le 1er janvier 2024, tandis que le premier trimestre 2026 est la période couverte par la statistique. Cette distinction évite d'attribuer à 2026 un accord que la source situe en 2020 pour la signature et en 2024 pour l'entrée en vigueur.

La compétence institutionnelle doit également être interprétée avec précision. Les taux d'imposition, y compris l'impôt à la source ainsi que les taux fédéraux et cantonaux, sont fixés par des lois fédérales et cantonales. Au niveau fédéral, l'administration mentionnée est l'AFC/ESTV, tandis que les administrations fiscales cantonales interviennent également. BFS recueille des données statistiques : il ne fixe pas les taux. USTAT, pour sa part, est l'organisme cité pour le décompte des travailleurs frontaliers au premier trimestre 2026.

Du côté italien, la source indique pour 2026 les taux d'IRPEF de 23% jusqu'à €28'000, de 33% entre €28'001 et €50'000 et de 43% au-delà de €50'000, selon la loi 199/2025, art. 1, al. 3. Pour les revenus 2024–2025, elle indique en revanche 23%, 35% et 43%. Ces chiffres restent des références distinctes du système italien et ne doivent pas être automatiquement additionnés à la retenue suisse : pour le travailleur frontalier, le revenu du travail est soumis à l'impôt à la source uniquement en Suisse et l'Italie utilise le crédit d'impôt dans le cadre CE du 730.

Pour la partie consacrée aux liaisons, les références éditoriales citent Brogeda, Gaggiolo, A2/A9, les routes tessinoises et celles des provinces de Varèse, Côme et VCO, ainsi que TILO/FFS. La comparaison économique entre résidence et travail peut être développée en séparant les postes documentés du reste ; la référence opérationnelle pertinente est coût de la vie au Tessin vs. Italie.

Questions fréquentes
Quelles sont les dates clés du nouvel accord frontalier ?
Le nouvel accord frontalier a été signé le 23 décembre 2020 et est entré en vigueur le 1er janvier 2024. La ratification italienne a eu lieu par la loi 83 du 13 juin 2023. En outre, la date du partage des eaux du 17 juillet 2023 distingue les anciens frontaliers des nouveaux frontaliers pour l'application des régimes fiscaux et des franchises y afférentes.
Comment fonctionne l'exonération pour les anciens et nouveaux frontaliers ?
Les anciens frontaliers, c'est-à-dire ceux qui étaient déjà frontaliers avant le 17 juillet 2023, bénéficient d'une exonération de 7 500 euros et relèvent du régime transitoire 2024-2033. En revanche, les nouveaux frontaliers ont droit à une franchise de 10 000 euros. L'impôt à la source sur le revenu du travail n'est retenu qu'en Suisse, tandis que l'Italie évite la double imposition par le biais du crédit d'impôt dans le cadre CE du modèle 730.
Quels sont les principaux postes contributifs sur la paie en Suisse ?
Les postes contributifs suisses indiqués comprennent l'AVS, l'AI et l'APG avec un taux de 5,3 % à la charge du salarié. Pour l'assurance chômage AD/AC, le taux est de 1,1 % avec un plafond de 148 200 francs suisses. La LAA évolue dans une fourchette comprise entre 0,7 % et 1,5 %, tandis que la LPP varie de 7 % à 18 % selon la tranche d'âge à partir de la 25e année.

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