Deuxième pilier et frontaliers : fin des remboursements au Tessin

À partir de 2024, le canton du Tessin ne remboursera plus l'impôt à la source sur le capital LPP aux frontaliers résidant en Italie. Voici ce qui change.
Contexte
En bref
- À partir de 2024, le canton du Tessin refuse le remboursement
- En Suisse, l'impôt à la source s'élève à environ 7 %
- En Italie, le capital LPP est imposé à 5 %
- D'autres cantons refusent également le remboursement
Faits clés
- Quoi → capital du deuxième pilier suisse (LPP)
- Qui → frontaliers résidant en Italie
- Suisse → impôt à la source d’environ 7 % en moyenne
- Italie → imposition à 5 %
- Changement → nouvelle interprétation à partir de 2024
- Autorité → Office des impôts à la source du canton du Tessin
- Mise à jour → OCST
À partir de 2024, le canton du Tessin a modifié son interprétation concernant les demandes de remboursement présentées par les frontaliers résidant en Italie. Cette nouveauté concerne les personnes qui décident de percevoir en capital leur deuxième pilier suisse, c’est-à-dire la LPP.
L’ancienne pratique et le changement
Jusqu’à il y a quelques années, le mécanisme décrit était simple. Au moment du versement du capital, la Suisse appliquait un impôt à la source. Le taux dépendait du canton dans lequel la caisse de retraite avait son siège et, selon l’OCST, s’élevait en moyenne à environ 7 %.
Le frontalier résidant en Italie devait ensuite soumettre ce même capital à l’imposition italienne de 5 %. Une fois le paiement de l’impôt en Italie justifié, il pouvait présenter à la Suisse une demande de remboursement de l’impôt à la source. Ce mécanisme reposait sur la Convention entre l’Italie et la Suisse visant à éviter la double imposition, qui régit également le traitement des pensions et des prestations liées à un ancien contrat de travail.
Un tournant s’est produit en 2024. L’Office des impôts à la source du canton du Tessin a modifié son interprétation. Selon l’autorité fiscale tessinoise, l’impôt de substitution italien de 5 % constituerait une forme particulière d’imposition et ne permettrait pas au contribuable d’appliquer, dans ce cas, les dispositions de la convention contre la double imposition comme c’était le cas auparavant.
La conséquence pratique est le rejet des demandes de remboursement déposées au Tessin. Après le canton du Tessin, d’autres cantons refusent également le remboursement. Pour ceux qui perçoivent leur capital LPP, cela peut donc se traduire par le paiement à la fois de l’impôt à la source en Suisse et de l’imposition italienne de 5 %. Ce changement intervient après le paiement italien et concerne le recouvrement de la retenue suisse. La question reste en suspens sur le plan juridique et peut avoir des conséquences pour les salariés et les anciens frontaliers. L’OCST a publié une mise à jour spécifique sur cette affaire. Pour s’y retrouver dans le formulaire secondo pilastro LPP, l’étape à vérifier est donc la demande de remboursement, et pas seulement le paiement des impôts.
Details pratiques
Quels changements pour les bénéficiaires du capital ?
Le problème pratique ne réside pas dans l’existence des deux impôts décrits, mais dans la procédure qui permettait auparavant de récupérer l’impôt suisse. La procédure consistait en un paiement en Suisse, une imposition italienne de 5 % et une demande de remboursement ultérieure. Avec la nouvelle interprétation du canton du Tessin, cette troisième étape ne produit plus le même résultat. La source décrit ainsi le risque d’une double imposition sur le même capital.
Comparaison avant et après
| Étape | Pratique décrite précédemment | Situation signalée actuellement |
|---|---|---|
| Capital LPP | Impôt à la source suisse, dont le taux dépend du canton de la caisse de retraite | La retenue suisse peut s’ajouter à l’imposition italienne |
| Italie | Imposition de 5 % et preuve du paiement | Les 5 % restent le prélèvement prévu pour le capital |
| Remboursement | Demande adressée à la Suisse après présentation de la preuve de paiement | Au Tessin, la demande est rejetée |
| Règle de référence | Convention de double imposition | Interprétation différente de l’autorité fiscale tessinoise |
Le tableau permet de cerner l’impact pour le frontalier résidant en Italie. Quiconque décide de percevoir son capital LPP ne peut plus considérer l’ancienne procédure comme une garantie de remboursement. Le fait d’avoir payé les 5 % en Italie constituait auparavant la condition préalable pour demander le remboursement suisse ; aujourd’hui, du moins au Tessin, cette preuve n’empêche pas le rejet de la demande.
La mention de 7 % doit également être interprétée correctement. Il s’agit de la moyenne indiquée par l’OCST pour l’impôt à la source suisse, et non d’un taux unique pour tous : l’OCST précise que ce taux dépend du canton dans lequel la caisse de retraite a son siège. La comparaison entre les situations personnelles nécessite donc de distinguer le canton de la caisse, le paiement italien et l’issue de la demande suisse.
La question concerne également les anciens frontaliers et pas seulement ceux qui travaillent encore de l’autre côté de la frontière. L’analyse évoque des conséquences possibles pour les salariés et les anciens frontaliers et laisse ouverte la question juridique. Il n’est donc pas possible de présenter le remboursement comme définitivement exclu dans tous les cas, mais il ne faut pas non plus tenir pour acquise la pratique antérieure. Pour replacer les éléments fiscaux dans leur contexte, on peut compléter la lecture de cet article par la référence calcolatore fiscale, sans confondre le calcul des impôts avec l’issue de la demande de remboursement.
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Points cles
Procédure à suivre pour ceux qui doivent vérifier le remboursement
Pour concrétiser cette démarche, le frontalier peut suivre la procédure décrite ci-dessous, en distinguant clairement les étapes fiscales et la demande de remboursement.
1. Identifier le capital et la caisse de retraite
La première étape consiste à déterminer si l'opération concerne le versement en capital du deuxième pilier suisse, la LPP. Il faut ensuite identifier le canton dans lequel la caisse de retraite a son siège : c'est de cet élément que dépend le taux de l'impôt à la source, que l'OCST estime en moyenne à environ 7 %.
2. Séparer les deux versements fiscaux
Au moment du versement, la Suisse applique l’impôt à la source. Le capital doit ensuite être soumis en Italie à une imposition de 5 %. La démarche administrative indiquée consiste à prouver que l'impôt italien a bien été acquitté. Cette preuve établit le lien entre le paiement italien et la demande de remboursement décrite dans la procédure précédente.
3. Déposer la demande et prendre connaissance de la réponse
Après avoir justifié le paiement en Italie, la procédure précédente prévoyait une demande de remboursement de l’impôt à la source adressée à la Suisse. Les personnes qui déposent leur dossier auprès du canton du Tessin doivent toutefois tenir compte du changement d’interprétation intervenu en 2024 : l’Office tessinois des impôts à la source a commencé à rejeter ces demandes. L'analyse indique en outre que d'autres cantons refusent également le remboursement. La décision ne doit donc pas être déduite uniquement du fait d'avoir payé les 5 % en Italie.
4. Suivre l’évolution juridique
Le fondement invoqué est la Convention entre l’Italie et la Suisse visant à éviter la double imposition, tandis que la question reste ouverte sur le plan juridique. L’OCST a publié une mise à jour spécifique : il s’agit de la référence à consulter pour suivre l’évolution de cette affaire. Les personnes potentiellement concernées comprennent les frontaliers résidant en Italie, les salariés et les anciens frontaliers qui perçoivent leur capital LPP.
Pour comparer l’impact des éléments fiscaux mentionnés dans l’article, consultez le guide sur LPP e rendita et utilisez le calcolatore fiscale.
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Source: tio.ch
Questions fréquentes
- Quels changements sont intervenus depuis 2024 pour les frontaliers qui perçoivent leur pension du deuxième pilier au Tessin ?
- Depuis 2024, le Bureau de la Retenue à la Source du canton du Tessin a modifié son interprétation. L’autorité n’accepte plus les demandes de remboursement de la retenue d’impôt suisse déposées par des travailleurs transfrontaliers résidant en Italie qui ont perçu le capital de la BVG et payé l’impôt de substitution italienne de 5 %. Ainsi, les retenues à la source suisses et italiennes peuvent être additionnées.
- Quel est le taux de l'impôt à la source suisse sur le capital LPP ?
- Selon l’OCST, la retenue moyenne de la Suisse sur le capital dans le second pilier est d’environ 7 %. Cependant, le taux exact dépend du canton où se trouve le fonds de pension.
- Quelles sont les étapes de la procédure et en quoi consiste cette nouvelle situation ?
- La procédure consiste à identifier le fonds de capital et de pension de la BVG, à payer la retenue à la source en Suisse et à imposer 5 % en Italie. Par le passé, prouver le paiement en Italie entraînait un remboursement de l’impôt suisse grâce à l’accord de double imposition. À partir de 2024, suite à un changement d’interprétation, le canton du Tessin et d’autres cantons rejetteront la demande de remboursement.
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