Deuxième pilier : l'Union demande une comparaison CH-IT

Documents sur le deuxième pilier et sac de pendulaire au Tessin

L'Union Frontalière Italienne demande une confrontation entre l'Italie et la Suisse sur le deuxième pilier, thème central pour la prévoyance des frontaliers.

Contexte

En bref

  • L'Unione Frontalieri Italiani demande une concertation
  • Le thème est le deuxième pilier
  • La concertation concerne l'Italie et la Suisse

Faits clés

  • Sujet → Unione Frontalieri Italiani
  • Thème → deuxième pilier
  • Demande → concertation avec l'Italie et la Suisse

La demande et le périmètre

L'Unione Frontalieri Italiani demande une concertation avec l'Italie et la Suisse au sujet du deuxième pilier. C'est le fait central de l'information : pour le travailleur qui traverse la frontière, la discussion concerne la prévoyance professionnelle suisse et la manière dont elle est considérée conjointement avec les autres éléments de la relation de travail.

Dans le vocabulaire de la prévoyance suisse, le deuxième pilier correspond à la LPP. Il ne s'agit pas du même poste que l'AVS et il ne faut pas le confondre avec la LAMal, qui concerne l'assurance-maladie. Pour un frontalier titulaire d'un permis G, cette distinction permet de lire correctement les retenues et de ne pas additionner des régimes qui répondent à des fonctions différentes.

Le taux de cotisation de la LPP varie de 7 à 18 % selon la tranche d'âge, à partir de 25 ans. Cette donnée ne remplace pas le contrôle de la situation individuelle, mais elle explique pourquoi le deuxième pilier pèse concrètement dans la comparaison demandée par l'Unione. La vérification doit partir de la ligne LPP, et non d'une retenue générique sur le salaire.

L'AVS a également sa propre ligne : la part du salarié pour l'AVS/AI/APG est de 5,3 %. L'INPS appartient en revanche au système italien. Mettre en regard la LPP, l'AVS et la situation auprès de l'INPS sans distinguer les plans risque de rendre la situation du travailleur du canton du Tessin peu lisible.

Le thème est transfrontalier au sens plein du terme. Le travailleur peut avoir une relation professionnelle en Suisse, une résidence en Italie et un permis G, mais l'information signale la demande de concertation sur le deuxième pilier. Elle n'annonce pas, à elle seule, une nouvelle règle pour la fiche de salaire, un nouveau taux ou une échéance.

Pour suivre le dossier de prévoyance sans confondre retraite, fiscalité et assurance-maladie, il convient de commencer par la guida ad AVS e LPP. La comparaison entre l'Italie et la Suisse ne pourra être lue correctement qu'en maintenant la prévoyance professionnelle séparée des autres chapitres du travail frontalier.

Details pratiques

Trois plans à ne pas superposer

La demande de comparaison devient compréhensible lorsque le frontalier sépare la prévoyance de la fiscalité. Les rubriques qui apparaissent dans le rapport de travail n'ont pas toutes la même fonction et ne s'appliquent pas selon la même logique.

Rubrique
RubriqueRéférence pratique
LPP7-18% par tranche d'âge, dès 25 ans révolus
AVS/AI/APG5,3% à la charge de l'employé
AC1,1%, avec une limite de CHF 148'200
Impôt à la sourceretenu uniquement en Suisse ; crédit d'impôt en Italie dans le cadre CE du 730

Le tableau aide à isoler le point prévoyance. Si le travailleur regarde le net mensuel, la LPP ne doit pas être confondue avec l'AVS ou l'AC ; s'il regarde le fisc, il ne doit pas transformer le mécanisme du crédit en une double retenue. Pour le revenu du travail, l'impôt à la source est prélevé uniquement en Suisse. L'Italie évite la double imposition grâce au crédit d'impôt indiqué dans le cadre CE du 730.

Les dates fiscales à garder séparées

La formule du nouvel accord fiscal 2026 doit également être utilisée avec prudence. Le Nouvel Accord sur les frontaliers a été signé le 23 décembre 2020, il est en vigueur depuis le 1er janvier 2024 et l'Italie l'a ratifié avec la Loi 83 du 13 juin 2023. Ce sont des dates du plan fiscal, et non du calcul LPP.

La distinction entre anciens et nouveaux frontaliers influe sur la lecture du revenu. Ceux qui étaient déjà frontaliers avant le 17 juillet 2023 bénéficient de l'exonération de 7'500 euros prévue par le régime transitoire 2024-2033. Pour les nouveaux frontaliers, la franchise est de 10'000 euros. Cette comparaison ne change pas la nature du deuxième pilier : elle sert à ne pas confondre la règle fiscale avec la prévoyance professionnelle.

Pour un travailleur du Canton du Tessin, la question à se poser n'est donc pas seulement combien est retenu, mais à quelle institution appartient chaque rubrique. LPP, AVS, impôt à la source et double imposition exigent des lectures distinctes ; la LAMal reste un chapitre séparé. Un guide à la déclaration des revenus aide à maintenir séparés le parcours fiscal et le parcours prévoyance.

Outils utiles pour la planification

Pour estimer votre stratégie retraite, utilisez le planificateur retraite et le simulateur 3e pilier.

Points cles

Quatre étapes opérationnelles

1. Fixez la date de référence. Indiquez si vous étiez déjà frontalier avant le 17 juillet 2023. Cette étape permet de distinguer l'ancien du nouveau frontalier : dans le premier cas, l'exonération de 7 500 euros du régime transitoire 2024-2033 s'applique ; dans le second, la franchise est de 10 000 euros.

2. Séparez les cotisations de prévoyance. Lisez la LPP et l'AVS/AI/APG sur des lignes distinctes. Pour la LPP, tenez compte de la tranche d'âge, car le taux varie de 7 à 18 % à partir de 25 ans. Séparez également l'assurance-chômage (AC), fixée à 1,1 % jusqu'à la limite de 148 200 CHF. N'incluez pas l'assurance maladie (LAMal) dans ce bloc : elle a une fonction d'assurance maladie.

3. Reconstituez le parcours fiscal. Pour le revenu du travail, l'impôt à la source est retenu uniquement en Suisse. Dans la déclaration italienne, le crédit d'impôt du cadre CE du formulaire 730 sert à éviter la double imposition. C'est le point à vérifier lors de la comparaison entre le salaire net suisse et la déclaration italienne, sans additionner deux fois le même impôt.

4. Classez les dates de l'accord. Le nouvel accord sur les frontaliers a été signé le 23 décembre 2020, ratifié en Italie par la loi 83 du 13 juin 2023 et est en vigueur depuis le 1er janvier 2024. Cette chronologie permet d'éviter de confondre 2026 avec la date d'entrée en vigueur et aide à interpréter correctement le rapport entre fiscalité et LPP.

Cette fiche permet au frontalier d'aborder la comparaison avec des données ordonnées : statut, date, cotisation de prévoyance et traitement fiscal. Pour le contrôle du permis G et B, la question administrative reste séparée ; pour la retraite, le guide sur l'AVS et la LPP est disponible.

Pour estimer l'effet des différentes rubriques sur le salaire net mensuel, utilisez le calculateur de salaire net.

Source: vconews.it

Questions fréquentes
Que demande l'Union Frontalière Italienne sur le deuxième pilier ?
Il demande une comparaison avec l'Italie et la Suisse sur le deuxième pilier. Pour le frontalier, le deuxième pilier est la prévoyance professionnelle LPP et doit être distingué de l'AVS, de l'INPS et de la LAMal. La demande porte donc sur le thème de la prévoyance transfrontalière, elle n'équivaut pas à elle seule à l'introduction d'un nouveau taux ou d'une nouvelle retenue.
Quand le nouvel accord frontalier est-il entré en vigueur ?
Le nouvel accord frontalier a été signé le 23 décembre 2020, il est en vigueur depuis le 1er janvier 2024 et l'Italie l'a ratifié par la loi 83 du 13 juin 2023. 2026 n'est pas la date d'entrée en vigueur. Ces références concernent la fiscalité et doivent être séparées du calcul de la LPP.
Quelle est la différence entre les anciens et les nouveaux frontaliers ?
Les anciens frontaliers, déjà tels avant le 17 juillet 2023, bénéficient d'une exonération de 7 500 euros dans le régime transitoire 2024-2033. Pour les nouveaux frontaliers, la franchise est de 10 000 euros. La distinction est fiscale et ne modifie pas la nature du deuxième pilier, qui reste la prévoyance professionnelle LPP.
Où est retenu l'impôt sur le revenu du travail ?
Pour le revenu du travail, l'impôt à la source n'est retenu qu'en Suisse. L'Italie évite la double imposition grâce au crédit d'impôt indiqué dans le cadre CE du 730. Le frontalier doit donc séparer la retenue suisse du parcours déclaratif italien, sans tenir compte du revenu imposé deux fois.

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