Taxe santé frontalier : la Lombardie insiste, le Piémont refuse

Vue aérienne du lac de Lugano avec la frontière suisse-italienne au premier plan

La Lombardie insiste sur l'application de la taxe santé aux travailleurs frontaliers, tandis que le Piémont confirme son opposition. Voici ce qui change.

Contexte

En bref

  • Conseil régional de Lombardie : affrontement sur la taxe santé des frontaliers
  • Le Piémont réitère son opposition, créant un désalignement normatif

La tumultueuse séance du conseil régional en Lombardie a remis au centre de l'attention la controversée taxe sur la santé.

La taxe dite « santé » est la contribution au Service national de santé italien prévue par la loi 213/2023 (art. 1, alinéas 237-239) : de 3 % à 6 % du salaire net perçu en Suisse, avec un minimum de 30 et un maximum de 200 euros par mois travaillé, fixée chaque année par la région de résidence.

Cette mesure a suscité diverses réactions, avec le Pd qui, par la voix du conseiller Angelo Orsenigo, a réitéré l'opposition absolue et l'illégitimité de la norme. Marco Contessa, responsable national des frontaliers pour la Cisl, a souligné que cette mesure pourrait créer des tensions entre les frontaliers et le personnel sanitaire.

La situation se complique davantage avec la position du Piémont, qui a déclaré à plusieurs reprises, par l'intermédiaire du sous-secrétaire à la présidence de la région Piémont Alberto Preioni, ne pas vouloir appliquer cette norme. Malgré l'appel du conseiller régional de Frères d'Italie Giacomo Zamperini, qui a souligné qu'il serait inacceptable que d'autres régions comme le Piémont ne l'appliquent pas, Preioni a réitéré l'opposition du Piémont. "Nous restons fermes sur notre décision et nous ne faisons pas d'autres évaluations. Nous ne l'appliquerons pas", a déclaré Preioni, ajoutant que la position de la Lombardie nécessitera des démarches supplémentaires.

Details pratiques

Outils utiles pour protéger votre net

Pour réduire les pertes de change, comparez le change CHF-EUR et les banques pour frontaliers.

Points cles

Source: comozero.it

L’art. 1, al. 237–238, de la loi italienne n° 213/2023 ne s’applique pas indistinctement à tous les frontaliers. Sont concernés : (a) les résidents d’Italie qui travaillent et séjournent en Suisse et utilisent le SSN italien ; (b) les frontaliers relevant de l’art. 9, al. 1, de l’accord Italie–Suisse, dont les revenus sont imposables uniquement en Suisse et qui ont exercé leur droit légal d’option en matière d’assurance maladie ; et (c) les personnes à charge de ces deux catégories. L’alinéa 238 prévoit une part progressive de 3 à 6 % du salaire net suisse, avec un minimum de 30 € et un maximum ordinaire de 200 € par mois travaillé à partir de 2024. Le plafond peut être doublé en cas d’omission du paiement ou de la communication prévue par l’art. 1, al. 100, de la loi n° 207/2024. La Région de résidence fixe chaque année les taux et les modalités.

Pourquoi comparer les régions

Le texte met en regard la position rapportée en Lombardie et le refus exprimé par le Piémont. Il s’agit de positions politiques, non de deux calculs individuels et non d’une preuve d’application uniforme. Pour un travailleur frontalier, la région de résidence reste déterminante avec la loi nationale et les éventuels actes d’exécution. Le désaccord explique l’incertitude, mais ne permet pas de fixer un montant personnel.

Articles connexes