CPB : le seuil de 150 000 euros s’applique même en passant du régime forfaitaire au régime simplifié

L’Agence des Entrées confirme : ceux qui ont opté pour le Concordat Préalable Bénéal (CPB) en tant que contribuables au régime forfaitaire doivent respecter le seuil de 150 000 euros de recettes, même après leur passage au régime simplifié. Quelles conséquences pour les frontaliers tessinois travaillant en Lombardie ?
Contexte
En bref
- CPB forfaitaire valable jusqu'à 150k€ de recettes
- Changement de régime fiscal ne modifie pas le CPB
- Dépassement de 150k€ entraîne fin du CPB
Faits clés
- Date de réponse: 30 mars 2026
- Seuil de recettes: 150 000 euros
- Régime initial: Régime forfaitaire
- Changement de régime: Régime simplifié
- Effet du dépassement: Fin du CPB pour l'année en cours
- Législation: Décret législatif n° 13/2024
- Frontaliers concernés: Résidents du Tessin travaillant en Lombardie
- Article de référence: Article 32, alinéa 1, lettre b-bis
Le 30 mars 2026, l’Agence des impôts italienne a publié la réponse à l’interpellation n° 87, qui clarifie un point crucial pour les contribuables italiens ayant adhéré au Concordat Prévisionnel Biennal (CPB) en tant que régime forfaitaire avant de basculer dans le régime simplifié. Le principe est simple : quiconque a adhéré au CPB sous le régime forfaitaire reste soumis aux règles de ce régime pour toute la durée du biennat, indépendamment de tout changement de comptabilité.
L’affaire analysée par l’Agence concerne un contribuable qui, en 2023, opérait sous le régime forfaitaire et qui, avant le 31 octobre 2024, a adhéré au CPB en remplissant le cadre LM du Modèle Revenus dans la section dédiée aux régimes forfaitaires. Au cours de l’année 2024, ce même contribuable a choisi de passer volontairement au régime simplifié, tout en restant en dessous du seuil de 100 000 euros de recettes qui aurait entraîné son exclusion automatique du régime forfaitaire. L’Agence a précisé que ce changement ne constitue ni une cause d’exclusion ni une cessation automatique du CPB, mais ne modifie pas la qualification subjective initiale : le contribuable reste lié aux limites prévues pour ceux qui ont adhéré en tant que régime forfaitaire.
Le point clé réside dans le seuil de 150 000 euros de recettes ou de rémunérations, qui représente la marge de tolérance introduite par le législateur avec le décret législatif n° 13/2024. Pour ceux qui ont adhéré au CPB en tant que régime forfaitaire, en effet, la limite de maintien dans le concordat correspond au seuil ordinaire de sortie du régime forfaitaire (100 000 euros) majoré de 50 %. Cela signifie que, jusqu’à 150 000 euros de recettes, le CPB reste valable, mais au-delà de ce seuil, le concordat cesse de produire ses effets à compter de la même période d’imposition où la limite est dépassée.
La réponse de l’Agence des impôts introduit un élément de clarté important pour les contribuables opérant en Lombardie mais résidant dans le Tessin, où la question des régimes fiscaux croisés entre l’Italie et la Suisse est toujours délicate. Pour ces frontaliers, la norme représente une opportunité de stabilité : le seuil de 150 000 euros permet de gérer les fluctuations physiologiques des recettes sans perdre les avantages du concordat, à condition de rester dans la limite élargie.
Comment fonctionne le seuil du CPB pour les régimes forfaitaires
La réglementation, comme rappelée dans la réponse à l’interpellation, régit les causes de cessation du CPB à l’article 32, alinéa 1, lettre b-bis du décret législatif n° 13/2024. La mécanique s’articule sur deux niveaux :
- Entre 100 000 et 150 000 euros : le contribuable sort du régime forfaitaire mais pas du CPB. Le concordat reste valable pour la période d’imposition en cours, permettant de continuer à bénéficier des avantages prévus.
- Au-delà de 150 000 euros : le CPB cesse de produire ses effets à partir de la même période d’imposition où le seuil est dépassé. Le revenu est alors déterminé selon les règles du régime effectivement adopté (dans ce cas, le régime simplifié), avec application de l’imposition ordinaire. Les acomptes versés sur la base du concordat devront être recalculés en conséquence.
Ce mécanisme a été introduit pour garantir la stabilité des choix concordataires, évitant que les oscillations physiologiques des recettes ne compromettent un accord déjà formalisé. Pour les frontaliers tessinois, qui travaillent souvent entre deux systèmes fiscaux, la norme représente un élément de prévisibilité.
Pourquoi l’Agence des impôts a donné cette clarification
La réponse à l’interpellation n° 87 répond à un doute pratique : que se passe-t-il si un contribuable, après avoir adhéré au CPB en tant que régime forfaitaire, décide de changer de régime fiscal en cours de biennat ? L’Agence a souligné que la qualification subjective avec laquelle on a adhéré au concordat est déterminante. Le passage du régime forfaitaire au régime simplifié ne modifie pas la nature de l’accord déjà conclu, mais n’en compromet pas non plus la validité. Cependant, toutes les règles prévues pour les régimes forfaitaires restent applicables, y compris le seuil de 150 000 euros.
Ce principe évite les disparités de traitement entre contribuables ayant maintenu le régime forfaitaire pendant toute la période et ceux qui, tout en basculant vers le régime simplifié, restent liés aux règles initiales. Une distinction qui, pour les frontaliers, peut faire toute la différence en termes de planification fiscale et de gestion des recettes.
Details pratiques
Pour les frontaliers tessinois travaillant en Lombardie, la clarification apportée par l’Agence des Recettes introduit un élément de prévisibilité fiscale qu’il vaut la peine d’analyser avec attention. Le passage du régime forfaitaire au régime simplifié est un choix que de nombreux contribuables envisagent en raison de la plus grande flexibilité comptable ou de besoins de croissance de leur activité. Cependant, lorsqu’on a déjà adhéré au CPB en tant que régime forfaitaire, le seuil des 150 000 euros devient un paramètre incontournable, même après le changement de régime.
Scénarios concrets pour les frontaliers
Imaginons le cas d’un professionnel libéral résidant au Tessin, mais opérant principalement en Lombardie. En 2023, il travaille sous le régime forfaitaire avec des recettes annuelles de 90 000 euros. D’ici octobre 2024, il adhère au CPB en tant que régime forfaitaire, bénéficiant d’une plus grande stabilité fiscale. Au cours de l’année 2024, son activité se développe et ses recettes atteignent 120 000 euros. Bien qu’il ait dépassé les 100 000 euros, il reste en dessous du seuil des 150 000 euros. Dans ce cas, le CPB reste valable : le contribuable continue de bénéficier des avantages du concordat, tout en étant sorti du régime forfaitaire.
En revanche, si les recettes de 2024 s’élèvent à 160 000 euros, le CPB cesse de produire ses effets dès la même période d’imposition. Le revenu devra être calculé selon les règles du régime simplifié, avec application de l’imposition ordinaire. Les acomptes versés sur la base du concordat devront être recalculés, et le contribuable perdra les avantages de l’accord pour cette année-là. Ce scénario est particulièrement pertinent pour les frontaliers qui, en raison de la double imposition ou de règles fiscales divergentes entre l’Italie et la Suisse, doivent planifier avec soin leurs recettes.
📊 Attention : Pour les frontaliers, la planification fiscale doit tenir compte non seulement des règles italiennes, mais aussi des règles suisses, surtout lorsqu’il s’agit de gérer les recettes dans un contexte transfrontalier.
Comparaison avant et après la clarification de l’Agence
Avant la réponse à l’interpellation n° 87, de nombreux contribuables se demandaient si le passage du régime forfaitaire au régime simplifié pouvait les libérer des contraintes du CPB. L’Agence a clarifié que ce n’est pas le cas : la qualification subjective initiale est déterminante. Cela signifie que, pour les frontaliers tessinois, la planification fiscale doit prendre en compte non seulement les règles italiennes, mais aussi les règles suisses.
Avant la clarification :
- On supposait que le passage au régime simplifié pouvait automatiquement exclure du CPB.
- Il n’y avait pas de clarté sur le seuil de référence pour la cessation du concordat.
Après la clarification :
- Le CPB reste valable jusqu’à 150 000 euros de recettes, indépendamment du régime fiscal adopté.
- Le contribuable reste lié aux règles prévues pour les forfaitaires, même après le changement de régime.
Que doivent faire les frontaliers tessinois
Pour les frontaliers opérant en Lombardie, cette clarification impose une révision des stratégies fiscales. En particulier, il est essentiel de :
- Surveiller en permanence les recettes : dépasser les 150 000 euros entraîne la perte des avantages du CPB pour l’année en cours.
- Évaluer le choix du régime fiscal : si une croissance des recettes au-delà de 100 000 euros est prévue, il est utile d’envisager de maintenir le régime forfaitaire ou d’opter pour le régime simplifié dès le début de la période biennale.
- Planifier à l’avance : pour éviter les mauvaises surprises, il est conseillé de calculer périodiquement les recettes et d’adapter la stratégie fiscale en conséquence.
Impact sur les frontaliers résidant au Tessin
Pour les frontaliers tessinois, la question des régimes fiscaux croisés entre l’Italie et la Suisse a toujours été complexe. L’éclaircissement apporté par l’Agence des Entrées introduit un élément de stabilité, mais aussi de responsabilité : le seuil des 150 000 euros devient un paramètre à respecter avec la plus grande attention, surtout lorsque l’on opère dans deux systèmes fiscaux différents.
Au Tessin, où la fiscalité est généralement plus avantageuse qu’en Lombardie, de nombreux frontaliers cherchent à optimiser leurs revenus pour minimiser l’impact fiscal. Cependant, le seuil du Concordat fiscal italo-suisse (CPB) impose une limite qu’il faut impérativement respecter pour ne pas perdre les avantages de l’accord. Cela signifie que, pour les frontaliers disposant de revenus élevés, le choix entre le régime forfaitaire et le régime simplifié doit être fait avec une extrême prudence, en tenant compte non seulement des règles italiennes, mais aussi des règles suisses.
📊 > À noter : Le dépassement du seuil de 150 000 euros entraîne la perte des avantages du CPB, quel que soit le régime choisi.
Tableaux comparatifs : régime forfaitaire vs. simplifié dans le CPB
| Paramètre | Régime forfaitaire dans le CPB | Régime simplifié dans le CPB (après passage) |
|---|---|---|
| Seuil de revenus pour la cessation du CPB | 150 000 euros | 150 000 euros |
| Avantages du CPB | Valables jusqu’à 150 000 euros | Valables jusqu’à 150 000 euros |
| Obligations comptables | Simplifiées | Plus détaillées (régime simplifié) |
| Flexibilité | Plus grande pour les activités à faibles revenus | Plus grande pour les activités en croissance |
| Impact fiscal au Tessin | Dépend des conventions italo-suisses | Dépend des conventions italo-suisses |
Ce tableau montre que, malgré le passage au régime simplifié, les contraintes du CPB restent inchangées pour ceux qui avaient opté pour le régime forfaitaire. Le choix du régime fiscal doit donc être évalué non seulement en fonction des besoins comptables, mais aussi en tenant compte du seuil des 150 000 euros et des avantages du concordat.
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Points cles
Pour les travailleurs transfrontaliers du Tessin travaillant en Lombardie et ayant rejoint le CPB en tant que travailleurs forfaitaires, la transition vers le régime simplifié ne modifie pas les contraintes du seuil de 150 000 euros. Cela signifie qu'il est essentiel de surveiller constamment vos revenus et de planifier soigneusement vos stratégies fiscales. Voici un guide pratique pour mieux gérer cette situation.
Étape 1 : Vérifiez le statut de votre CPB et votre seuil de revenus
La première étape consiste à vérifier si vous êtes déjà membre du CPB et dans quelle fonction. Si vous avez rejoint en une seule fois en 2024, le seuil de 150 000 euros est contraignant pour toute la période de deux ans 2024-2025. Pour effectuer cette vérification, vous pouvez :
- Consultez la déclaration fiscale 2024 (modèle de revenu PF), en particulier le formulaire LM où l'adhésion au CPB est indiquée. - Vérifier les recettes ou frais pour 2024 : s'ils dépassent 100 000 euros mais inférieurs à 150 000 euros, le CPB reste valable même si vous avez quitté le régime forfaitaire. - Si les recettes dépassent 150 000 euros, le CPB cesse d'avoir des effets pour 2024, et le revenu doit être calculé selon les règles du régime simplifié.
Étape 2 : Calculer le chiffre d'affaires en temps réel
Pour éviter de dépasser le seuil de 150 000 euros sans s'en rendre compte, il est conseillé de surveiller les recettes mensuellement ou trimestriellement. Cela vous permet d'adapter votre stratégie fiscale à l'avance. Par exemple :
- Si vous prévoyez dépasser 150 000 euros au cours de l'année, il est utile de réfléchir à la réduction des recettes (par exemple, en reportant certaines factures) ou à opter pour une autre planification fiscale. - Si vous restez en dessous de 100 000 euros, il n'y a pas de problème : le CPB reste valable et vous pouvez continuer à bénéficier des avantages. - Si vous êtes entre 100 000 et 150 000 euros, le CPB reste valide, mais il est nécessaire de se préparer à la transition vers le régime simplifié pour 2025.
Étape 3 : Évaluer le choix du régime fiscal pour 2025
Si vous êtes passé au régime simplifié en 2024, mais que la croissance des revenus est attendue, il est utile d'évaluer s'il faut maintenir le régime simplifié pour 2025 ou revenir au régime à taux forfaitaire. Cependant, si le seuil de 100 000 euros a déjà été dépassé, le régime forfaitaire n'est plus une option pour 2025. Dans ce cas, le choix se résume à :
- Régime simplifié : plus flexible, mais avec des obligations comptables plus articulées. - Régime ordinaire : pour des activités à revenus très élevés ou à coûts complexes à gérer.
Étape 4 : Adapter votre planification fiscale
Si le seuil de 150 000 euros est dépassé, le CPB cesse de produire des effets pour 2024. Cela implique :
- Le revenu doit être calculé selon les règles du régime simplifié (ou ordinaire, si applicable). - Les avances versées sur la base du CPB devront être recalculées et, si nécessaire, complétées ou remboursées. - Pour 2025, vous ne pourrez plus bénéficier du CPB, sauf si vous êtes dans les limites fixées pour une nouvelle adhésion.
Étape 5 : Consultez un comptable spécialisé dans les navetteurs transfrontaliers
Compte tenu de la complexité des règles fiscales italo-suisses, il est conseillé de contacter un professionnel qui connaît à la fois la législation italienne et tessin. Un expert-comptable spécialisé peut vous aider à :
- Évaluer la commodité du régime à taux forfaitaire par rapport au régime simplifié. - Recettes du plan afin de ne pas dépasser le seuil de 150 000 euros. - Gérer la conformité fiscale en Italie et au Tessin, en évitant la double imposition ou les erreurs.
Délais et obligations
- D'ici le 31 octobre 2025 : date limite pour rejoindre le CPB pour la période de deux ans 2025-2026. Si vous souhaitez continuer à bénéficier de cet arrangement, vous devez soumettre votre demande avant cette date. - D'ici le 30 novembre 2025 : date limite pour le paiement du second paiement anticipé des impôts pour 2025. Si le seuil de 150 000 euros a été dépassé en 2024, il est nécessaire de recalculer les avances selon le nouveau régime fiscal.
Outils utiles sur le site du Frontaliere Ticino
Pour aider les navetteurs transfrontaliers à mieux gérer cette situation, le site Frontaliere Ticino propose plusieurs outils pratiques :
- calcolatore-reddito-frontalieri : permet de simuler le revenu net basé sur le régime fiscal et la résidence. - confronto-regimi-fiscali : comparez les taux, déductions et avantages de l'IRPEF du régime forfaitaire par rapport au régime simplifié. - guida-cpb : explique comment rejoindre le CPB et quels sont les avantages. - calendario-scadenze : liste tous les délais fiscaux pour les navetteurs transfrontaliers au Tessin et en Lombardie.
Que se passe-t-il si le seuil de 150 000 euros est dépassé?
Dépasser 150 000 euros de recettes entraîne la perte des prestations du CPB pour la période fiscale en cours. Dans ce cas :
- Le revenu est calculé selon les règles du régime simplifié (ou ordinaire). - Les avances versées sur la base du CPB doivent être recalculées. Si vous avez payé trop cher, vous pouvez demander un remboursement ; Si trop peu a été payé, il devra être intégré. - Pour 2025, vous ne pourrez plus bénéficier du CPB, sauf si vous êtes dans les limites fixées pour une nouvelle adhésion.
Ce scénario est particulièrement pertinent pour les navetteurs transfrontaliers qui, en raison de la double imposition ou de règles fiscales divergentes, doivent planifier leurs revenus avec soin. Si vous prévoyez dépasser ce seuil, il est utile d'envisager des stratégies alternatives, comme diversifier vos actifs ou planifier vos investissements.
Foire aux questions
Puis-je passer du régime à taux forfaitaire au régime simplifié sans perdre le CPB?
Oui, la transition du régime à taux forfaitaire au régime simplifié n'entraîne pas automatiquement la fin du CPB. Cependant, toutes les règles prévues pour les contribuables à taux forfaitaire restent applicables, y compris le seuil de 150 000 euros de recettes. Pour cette raison, il est essentiel de surveiller constamment vos revenus afin de ne pas dépasser la limite.
Que se passe-t-il si je dépasse 150 000 euros de revenus?
Si les recettes dépassent 150 000 euros, la CPB cesse de produire des effets de la même période fiscale où le seuil est dépassé. Le revenu sera alors calculé selon les règles du régime simplifié (ou ordinaire), et les avances versées sur la base du CPB devront être recalculées.
Dois-je recalculer les avances si je dépasse le seuil?
Oui, si le seuil de 150 000 euros est dépassé, il est nécessaire de recalculer les avances d'impôt selon le nouveau régime fiscal. Si vous avez payé trop cher, vous pouvez demander un remboursement ; Si vous avez payé trop peu, vous devrez compléter le paiement.
Puis-je rejoindre le CPB pour la période de deux ans 2025-2026 si j'ai dépassé le seuil en 2024?
Non, si le seuil de 150 000 euros a été dépassé en 2024, vous ne pourrez plus bénéficier du CPB pour 2025. Le seuil est contraignant pour toute la période fiscale durant laquelle il est dépassé, et la CPB cesse de produire des effets à partir de ce moment.
Comment puis-je suivre mes revenus pour ne pas dépasser le seuil?
Il est conseillé de suivre vos revenus mensuellement ou trimestriellement, par exemple en utilisant un simple tableau Excel ou un logiciel comptable. Ainsi, vous pouvez intervenir rapidement pour ajuster votre stratégie fiscale ou reporter certaines factures si nécessaire.
Source : varesenews.it
Questions fréquentes
- Puis-je passer du régime forfaitaire au régime simplifié sans perdre les avantages du CPB ?
- Oui. L’Agence des impôts italienne a précisé que le passage du régime forfaitaire au régime simplifié ne constitue ni une cause d’exclusion ni une cessation automatique du CPB. Cependant, toutes les règles applicables aux forfaitaires restent en vigueur, y compris le seuil de 150 000 euros de recettes. Cela signifie qu’après le changement de régime, le contribuable reste soumis aux limites prévues pour les forfaitaires.
- Quel est le seuil maximal de recettes pour conserver le CPB après le passage au régime simplifié ?
- Le seuil maximal est de 150 000 euros de recettes ou de revenus. Ce seuil représente la marge de tolérance introduite par le législateur (décret législatif n° 13/2024), égale au seuil ordinaire de sortie du régime forfaitaire (100 000 euros) majoré de 50 %. Le dépassement de ce plafond entraîne la cessation du CPB pour l’année d’imposition en cours.
- Que faire si je dépasse le seuil de 150 000 euros de recettes ?
- Si le seuil de 150 000 euros est dépassé, le CPB cesse de produire ses effets dès l’année d’imposition concernée. Le revenu devra être calculé selon les règles du régime simplifié (ou du régime ordinaire), et les acomptes versés dans le cadre du CPB devront être recalculés. Si vous avez trop versé, vous pouvez demander un remboursement ; si vous avez versé trop peu, vous devrez compléter le paiement.
- Puis-je adhérer au CPB pour la période 2025-2026 si j’ai dépassé le seuil en 2024 ?
- Non. Si vous avez dépassé le seuil de 150 000 euros en 2024, vous ne pouvez plus bénéficier du CPB pour 2025. Ce seuil est contraignant pour toute l’année d’imposition au cours de laquelle il est dépassé, et le CPB cesse de produire ses effets à partir de ce moment. Pour 2025, vous devrez donc calculer votre revenu selon les règles du régime fiscal adopté.
- Comment surveiller mes recettes pour ne pas dépasser le seuil de 150 000 euros ?
- Il est conseillé de surveiller vos recettes de manière mensuelle ou trimestrielle, par exemple à l’aide d’un simple tableau Excel ou d’un logiciel de comptabilité. Cela vous permettra d’intervenir rapidement pour adapter votre stratégie fiscale, reporter certaines factures ou envisager des alternatives afin d’éviter de dépasser la limite.
- Quelles sont les échéances à respecter pour le CPB en 2025 ?
- Pour la période 2025-2026, la date limite pour adhérer au CPB est le 31 octobre 2025. D’ici au 30 novembre 2025, il est également nécessaire de verser le deuxième acompte des impôts pour 2025. Si vous avez dépassé le seuil de 150 000 euros en 2024, il est essentiel de recalculer vos acomptes en fonction du nouveau régime fiscal.
- Dois-je recalculer mes acomptes si je dépasse le seuil de 150 000 euros ?
- Oui. Si vous dépassez le seuil de 150 000 euros, vous devez recalculer vos acomptes d’impôts en fonction du nouveau régime fiscal (simplifié ou ordinaire). Les acomptes versés dans le cadre du CPB devront être ajustés : si vous avez trop versé, vous pouvez demander un remboursement ; si vous avez versé trop peu, vous devrez compléter le paiement.
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