Télétravail frontalier: double seuil fiscalité et sécurité sociale (guide frontalier)
Teletravail des navetteurs transfrontaliers entre l'Italie et la Suisse : clarifications sur le Protocole d'amendement à l'Accord de 2020 visant une discipline coordonnée entre les autorités fiscales et la
Contexte
L'entrée en vigueur, le 20 janvier 2026, du protocole modifiant l'accord entre l'Italie et la Suisse sur le télétravail des travailleurs frontaliers est l'une des évolutions les plus importantes de ces dernières années dans la discipline du travail transfrontalier. Après la phase transitoire entamée le 1er janvier 2024, le nouveau protocole stabilise définitivement la possibilité d'effectuer une partie du travail de manière agile sans compromettre le régime fiscal particulier réservé aux travailleurs frontaliers. La réforme, cependant, n'élimine pas les questions d'interprétation, puisqu'elle continue de coexister avec le système européen de coordination de la sécurité sociale, fondé sur des règles différentes. La question principale concerne la présence de deux seuils apparemment incompatibles: 25 % à des fins fiscales et 49,9 % à des fins de sécurité sociale. En fait, ce ne sont pas deux limites alternatives, mais deux disciplines autonomes qui poursuivent des objectifs différents et doivent être lues de manière coordonnée. Pour comprendre le nouveau cadre, il convient de rappeler que l'accord entre l'Italie et la Suisse du 23 décembre 2020, ratifié par la loi 13 juin 2023, n. 83, a remplacé l'accord précédent de 1974 et a été intégré dans la convention de 1976 contre la double imposition par la référence figurant à l'article 15, paragraphe 4. L'accord définit un travailleur frontalier qui réside dans une municipalité située à moins de vingt kilomètres de la frontière et qui exerce des activités de travail dépendant de la zone frontalière de l'autre État et tombe, en règle générale, quotidiennement à la maison. L'introduction du télétravail a imposé une révision d'une discipline construite lorsque la performance a été réalisée presque exclusivement en présence. Pour empêcher le travail agile de modifier automatiquement le lieu de taxation, l'Italie et la Suisse ont d'abord conclu une déclaration d'intention et un accord amiable en 2023, puis signé le Protocole de 2024, ratifié par la loi 29 décembre 2025, n.
Details pratiques
217, entré en vigueur le 20 janvier 2026. Le régime fiscal est clair aujourd'hui. Le travailleur frontalier peut effectuer jusqu'à 25 % du temps annuel de télétravail par son État de résidence sans perdre le statut de travailleur frontalier. À l'intérieur de ce seuil, les jours ouvrables agiles sont considérés, aux seules fins de l'imposition, comme s'ils étaient effectués avec l'employeur situé dans l'autre État. Il s'agit d'un phyctio iuris introduit pour assurer la continuité du critère conventionnel de séparation du pouvoir im positif. Cette discipline fait partie du régime plus large introduit par l'accord de 2020, qui distingue les anciens et les nouveaux frontaliers. Pour les nouvelles frontières, le système d'imposition d'un concurrent est en vigueur, et il est considéré comme une source en Suisse dans les limites du patinage et de l'imposition en Italie par la reconnaissance du crédit d'impôt prévu à l'article 165 du TUIR. Toutefois, les anciennes frontières continuent de bénéficier du régime transitoire prévu par l'accord. La discipline de la sécurité sociale est totalement différente. La législation applicable en matière de sécurité sociale ne relève pas de l'accord fiscal, mais des articles 11, 13 et 16 du règlement (CE) no 883/2004 et du règlement (CE) no 987/2009, également applicables dans les relations avec la Suisse en vertu de l'accord sur la libre circulation des personnes. Dans ce contexte, l'accord-cadre adopté en application de l'article 16 du règlement n° 883/2004 est important. L'accord permet, à la demande de l'intéressé et après la libération du document portable A1, de maintenir le sujet soumis à la législation de sécurité sociale de l'État dans lequel l'employeur est établi, même lorsque le télétravail effectué dans l'État de résidence atteint 49,9 % de l'activité professionnelle totale. Il s'ensuit que la limite de 25 % et celle de 49,9 % fonctionnent sur des plans complètement différents.
Points cles
La première concerne exclusivement la répartition des pouvoirs entre les deux États; la seconde identifie le système de sécurité sociale compétent. Confuse les deux niveaux signifie attribuer au même pourcentage les effets que l'ordre ne les reconnaît pas. Les rechutes opérationnelles sont importantes. Les entreprises peuvent non seulement vérifier le respect de la limite d'imposition, mais aussi surveiller séparément les effets du télétravail sur la sécurité sociale, mettre en place des systèmes de détection à distance et des procédures internes pour documenter le respect des différents seuils. Les consultants et les professionnels sont également appelés à adopter une approche intégrée. La programmation du travail agile doit tenir compte à la fois des règles fiscales prévues par l'accord de 2020 et le protocole de 2024, et des dispositions européennes en matière de sécurité sociale, en évitant que la bonne gestion fiscale ne se traduise par une identification incorrecte de la législation en matière de sécurité sociale applicable. Le nouveau cadre réglementaire représente donc un équilibre juridique asymétrique mais cohérent. Le seuil de 25% protège la répartition du pouvoir imposable et préserve le statut fiscal de la frontière ; celui de 49,9 % garantit la continuité de la couverture sociale. L'absence de coïncidence entre les deux limites ne constitue pas un manque d'ordre, mais la conséquence naturelle de l'autonomie fonctionnelle des deux disciplines. Dans ce contexte, la coordination entre les administrations des deux pays et l'harmonisation des pratiques d'application seront décisives, de sorte que la diffusion du travail agile continue de favoriser la mobilité transfrontalière sans compromettre la sécurité juridique. Le véritable défi n'est donc pas de choisir le seuil à appliquer, mais de comprendre quand chacun d'eux détecte et comment coordonner ses effets dans l'intérêt des travailleurs, des entreprises et des administrations.
Questions fréquentes
- Quelle est la limite maximale du télétravail pour les navetteurs transfrontaliers Suisse-Italie sans perdre le régime fiscal préférentiel?
- Les travailleurs transfrontaliers peuvent travailler jusqu'à 25 % de leur temps de travail annuel depuis leur pays de résidence. Dans ce seuil, les jours de travail intelligents sont considérés, à des fins fiscales uniquement, tels qu'effectués dans les locaux de l'employeur dans l'État d'un autre État, préservant ainsi le statut fiscal du navetteur transfrontalier.
- Quel pourcentage du télétravail est autorisé à maintenir la sécurité sociale dans le pays de l'employeur?
- Pour rester soumis à la législation de sécurité sociale de l'État de l'employeur, jusqu'à 49,9 % de l'activité professionnelle totale peut être télétravaillée dans le pays de résidence. Cela est possible sur demande et lors de la délivrance du document portable A1, conformément à l'accord-cadre.
- Quand le nouveau Protocole sur le télétravail pour les navetteurs transfrontaliers Italie-Suisse entre-t-il en vigueur?
- Le protocole modifiant l'Accord entre l'Italie et la Suisse sur le télétravail pour les travailleurs transfrontaliers est entré en vigueur le 20 janvier 2026. Cela stabilise la possibilité d'effectuer une partie de l'activité de travail en mode agile sans compromettre le régime fiscal.
- Qui est considéré comme un travailleur transfrontalier selon l'accord Italie-Suisse de 2020?
- L'Accord de 2020 définit un travailleur transfrontalier comme résident d'une municipalité située à moins de vingt kilomètres de la frontière, qui exerce des activités d'emploi dans la zone frontalière de l'autre État et revient, en règle générale, à son domicile quotidien.
- Que devraient faire les entreprises et les professionnels pour gérer correctement le télétravail des travailleurs transfrontaliers?
- Ils doivent surveiller séparément à la fois la limite d'imposition de 25 % et la limite de la sécurité sociale de 49,9 %. Il est essentiel de mettre en place des systèmes pour enregistrer les jours travaillés à distance et des procédures internes pour documenter le respect des deux seuils, afin d'éviter les erreurs dans la législation applicable sur la sécurité sociale.
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