Existe-t-il un équivalent italien du TFR en Suisse ? (guide frontalier)
Réponse avec sources officielles — Droits, licenciement et mobbing
Mis à jour le 11 août 2026

Réponse
Non, pas de TFR obligatoire. L'indemnité de départ (CO art. 339b-339c) n'est due qu'aux travailleurs ≥50 ans avec ≥20 ans de service, 2-8 mois de salaire ; largement remplacée par les prestations du 2e pilier (LPP) depuis 1985 source: Fedlex CO RS 220. À la fin du contrat le travailleur perçoit le solde LPP en rente ou capital. Pour les frontaliers c'est l'équivalent du TFR italien. L'employeur suisse ne doit pas de TFR, le contrat étant régi par le droit suisse (CO art. 320). Un frontalier avec cotisations INPS antérieures conserve son TFR accumulé au Fonds Tesoreria ou fonds de pension. Le 2e pilier suisse est reconnu en Italie comme prévoyance complémentaire étrangère.
Sources officielles
Pour aller plus loin
Autres questions sur ce thème
- Puis-je bénéficier de la réduction de l'horaire de travail (RHT) en tant que frontalier ?
Oui. La LACI suisse (loi sur l'assurance-chômage RS 837.0) art. 31 prévoit la RHT (réduction de l'horaire de travail) pour perte temporaire (baisse de commandes, COVID, événements extraordinaires). L'employeur dépose une demande à l'office cantonal; durée max 12 mois sur 2 ans.
- L'employeur est-il obligé de délivrer un certificat de travail ?
Oui, obligatoirement (CO art. 330a). Le certificat de travail complet (Arbeitszeugnis) doit indiquer: activité, durée, qualité du travail et du comportement, en langage codé suisse (formules standardisées neutres, jamais négatives explicites).
- Suis-je protégé contre la discrimination au travail en tant que frontalier ?
Oui. L'ALCP Annexe I art. 9 impose l'égalité de traitement entre travailleurs suisses et UE/AELE: salaire, prestations sociales, conditions et formation.
- La NASpI italienne est-elle due au frontalier licencié en Suisse ?
Oui. Selon le règl. UE 883/2004 art. 65, le frontalier totalement au chômage a droit à la prestation dans son pays de résidence (Italie) sur la base des cotisations étrangères.
- Que faire en cas d'accident du travail ?
Signaler immédiatement l'accident à l'employeur et remplir la notification d'accident, envoyée à la SUVA (ou assureur LAA) sous 3 jours. Le médecin soigne et certifie l'incapacité.
- Un licenciement est-il toujours licite en Suisse ?
Non. Malgré la liberté contractuelle (CO art. 335), le licenciement est abusif s'il est motivé par des motifs protégés (CO art. 336): nationalité, origine ethnique, opinion religieuse ou politique, activité syndicale, âge, sexe, situation…
- Qui paie le salaire en cas de maladie prolongée ?
Au-delà des échelles CO (voir FAQ salaires) l'APGM collective (assurance perte de gain maladie) prend le relais dès le jour 31 en général. Couvre 720 jours sur 900 à 80-90 % du salaire, financée 50/50.
- Comment se protéger du mobbing en Suisse ?
L'employeur a un devoir de protection de la personnalité (CO art. 328 et LTr art. 6). Le mobbing — harcèlement psychologique répété au travail — viole cette obligation et engage la responsabilité civile.
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