La Suisse, leader de la robotique : 217 entreprises et 7'000 emplois

## En bref - 217 entreprises dans la robotique suisse - 109 produisent directement des robots - 87% comptent moins de 100 collaborateurs - Environ 7’000 emplois
Contexte
En bref
- 217 entreprises dans la robotique suisse
- 109 produisent directement des robots
- 87% comptent moins de 100 collaborateurs
- Environ 7’000 emplois dans le secteur
Faits clés
- Entreprises du secteur → 217
- Producteurs directs → 109
- Spin-off de l’ETH et de l’EPFL → environ 80%
- Entreprises de moins de 100 collaborateurs → 87%
- Emplois → environ 7’000
La photographie du secteur
217 entreprises suisses sont rattachées au secteur de la robotique, et 109 d’entre elles conçoivent et produisent directement des robots. Le dernier suivi économique publié par Raiffeisen décrit un écosystème en forte croissance et étroitement lié à la recherche universitaire. Les drones, les robots sous-marins ainsi que les applications médicales et industrielles font partie de ce même tableau.
En juillet 2026, à Genève, des robots humanoïdes de l’entreprise genevoise RB Labs figuraient parmi le public d’un sommet sur l’IA. Cet épisode relève de la dimension publique du secteur, tandis que les données de Raiffeisen mesurent surtout les entreprises, les spin-off et l’emploi.
De la recherche aux entreprises
Plus de la moitié des entreprises sont issues d’universités et d’instituts de recherche suisses. L’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH) et l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) jouent un rôle central : environ 80% des spin-off universitaires actifs dans la robotique proviennent de ces deux établissements. Cette proportion relie directement la recherche académique à la création de nouvelles activités entrepreneuriales.
Drones, serpents et fonds marins
Les chercheurs de l’Université de Zurich ambitionnent d’utiliser des systèmes sans pilote pour inspecter des pylônes, des ponts et des navires de fret. Ces technologies peuvent également être utilisées lors d’incendies et pour rechercher des survivants. Roboa, entreprise issue de l’École polytechnique de Zurich, développe des robots ayant une forme semblable à celle d’un serpent pour inspecter des conduites et des espaces difficilement accessibles. Tethys Robotics fabrique des robots sous-marins pour surveiller des infrastructures offshore et effectuer d’autres opérations en milieu marin.
La majorité des entreprises du secteur sont de taille modeste : 87% emploient moins de 100 collaborateurs. Le secteur emploie au total environ 7’000 personnes. Cette structure montre que la robotique suisse comprend également des entreprises spécialisées issues de la recherche, en plus des applications industrielles.
En matière de financement, la Suisse se distingue dans le paysage européen. L’European Spinouts Report 2025 évalue à environ 785 millions de dollars le capital-risque levé par les spin-off robotiques issus de l’ETH et à environ 508 millions celui ayant afflué vers les structures liées à l’EPFL. Les personnes qui observent le marché du travail peuvent utiliser les annunci di lavoro nella robotica pour vérifier comment cette recherche se traduit en postes concrets.
Details pratiques
Impact sur le travail et l’économie
Une densité industrielle déjà élevée
La donnée qui parle le plus aux personnes travaillant dans les usines est la densité : en Suisse, on compte 29 robots industriels pour mille employés du secteur manufacturier. Ce chiffre est supérieur à celui enregistré en France, en Autriche, au Canada et en Chine. La comparaison montre que l’automatisation est déjà mesurable dans les usines suisses, et pas seulement dans les projets expérimentaux.
Les tâches les plus exposées
Selon les estimations contenues dans le rapport de Raiffeisen, à l’avenir, la robotique pourrait concerner environ un emploi sur trois en Suisse. Pour interpréter concrètement cette donnée, il faut prendre en compte les activités exercées, et pas seulement le secteur indiqué sur le contrat.
| Secteur | Ce que révèle l’analyse |
|---|---|
| Industrie et construction | Potentiel de robotisation plus élevé |
| Métiers techniques et opérationnels | Exposition pour les fonctions auxiliaires, les électriciens, les opérateurs et les travailleurs des métaux |
| Assistance, soins et accompagnement | Diffusion plus progressive en raison du fort contact humain |
Le flux de capitaux confirme la diversité des débouchés. Les investissements concernent la chirurgie mini-invasive et l’agriculture, y compris les systèmes autonomes de contrôle des mauvaises herbes. Lors des tests en Argovie, le robot programmé à l’aide de l’intelligence artificielle a éliminé 90 % des plantes adventices au deuxième passage. La robotique s’introduit donc dans des activités différentes du secteur manufacturier, avec des effets professionnels inégaux.
La pénurie de personnel reste un problème différent
Le rapport nuance l’idée que les robots puissent automatiquement combler la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Parmi les professions caractérisées par une pénurie particulière de personnel, seules 17 % présentent également une exposition à la robotique supérieure à la moyenne. Dans les activités impliquant un fort contact humain, comme l’assistance, les soins et l’accompagnement des personnes, la diffusion devrait être plus progressive. Selon l’analyse, les compétences humaines resteront difficilement remplaçables au moins à moyen terme.
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Points cles
Comment utiliser ces données pour s’orienter
La croissance du secteur offre une indication, et non un choix déjà défini. Les personnes qui vivent ou travaillent en Suisse peuvent transformer les données en une vérification professionnelle structurée, sans attribuer à chaque fonction le même niveau d’exposition à la robotique. La procédure suivante sert à préparer une candidature ou à évaluer un éventuel passage vers une activité liée au secteur.
Une séquence opérationnelle
1. Cartographiez votre poste actuel. Notez les tâches effectuées et comparez-les aux catégories indiquées dans l’étude : personnel auxiliaire, électriciens, opérateurs de machines et d’installations, ouvriers du travail des métaux. Si le travail concerne l’assistance, les soins ou l’accompagnement, notez le fort contact humain, associé à une diffusion plus progressive.
2. Choisissez un domaine d’intérêt. La source indique des applications dans les drones, les robots mobiles et sous-marins, la chirurgie mini-invasive, l’industrie et l’agriculture. Identifier un domaine précis aide à lire les offres sans considérer la robotique comme un métier unique.
3. Vérifiez le profil de l’entreprise. Le suivi distingue les 109 entreprises qui conçoivent et produisent directement des robots de l’ensemble des 217 entreprises rattachées au secteur. Avant de postuler, vérifiez quelle activité l’entreprise exerce et si elle est cohérente avec le domaine choisi.
4. Comparez le poste et les possibilités. Examinez les responsabilités demandées, le rapport aux machines ou aux systèmes autonomes et le niveau de contact humain. Fixez-vous un délai personnel pour effectuer cette vérification avant d’envoyer votre candidature, puis actualisez l’évaluation pour chaque nouveau poste.
Une grille d’une page peut contenir quatre rubriques : activité actuelle, domaine d’application, exposition indiquée par l’étude et compétences humaines requises. Ce schéma évite d’interpréter le nombre total d’emplois comme une garantie pour chaque profession. Le rapport souligne en effet que de nombreuses compétences humaines resteront difficiles à remplacer, au moins à moyen terme.
Pour comparer le revenu actuel avec une nouvelle opportunité, la dernière étape consiste à utiliser le calcolatore stipendio.
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Source: rsi.ch
Questions fréquentes
- Combien d’entreprises suisses sont actives dans le secteur de la robotique ?
- Selon le suivi de Raiffeisen, la Suisse compte 217 entreprises liées au secteur de la robotique. Parmi elles, 109 conçoivent et produisent directement des robots, tandis que les autres fournissent des composants, des services ou des applications connexes. La plupart sont des petites et moyennes entreprises, dont 87% emploient moins de 100 collaborateurs.
- Quel est le lien entre la recherche universitaire et les entreprises de robotique en Suisse ?
- Plus de la moitié des entreprises suisses de robotique sont issues de spin-off universitaires. Environ 80% de ces spin-off proviennent des établissements ETH Zurigo et EPFL, ce qui témoigne d’un fort transfert de technologies de la recherche académique vers le marché. Ce lien explique la forte concentration de startups innovantes dans le secteur.
- Quelle est la densité de robots industriels en Suisse par rapport à d’autres pays ?
- L’étude de Raiffeisen fait état d’une densité de 29 robots industriels pour mille employés du secteur manufacturier en Suisse. Cette valeur est supérieure à celle enregistrée en France, en Autriche, au Canada et en Chine, ce qui indique que l’automatisation est déjà largement répandue dans les usines suisses, au-delà des seuls projets expérimentaux.