Travail réduit : le Conseil fédéral prévoit un retour

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Le Conseil fédéral entend normaliser progressivement l’ILR Durée maximale : 24 mois jusqu’au 31 janvier 2027 Croissance prévue : 1,7 % en 2026 et 1,6 % en 2027

Contexte

En bref

  • Le Conseil fédéral entend normaliser progressivement la RHT
  • Durée maximale : 24 mois jusqu’au 31 janvier 2027
  • Croissance prévue : 1,7 % en 2026 et 1,6 % en 2027
  • À partir de 2028, le délai d’attente repasse à trois jours

Faits clés

  • Date → 21 octobre 2026
  • Lieu → Berne
  • Instrument → indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT)
  • Durée maximale actuelle → 24 mois
  • Durée ordinaire → 12 mois
  • Délai d’attente actuel → un jour
  • Échéance de la durée actuelle → 31 janvier 2027
  • Département chargé → DEFR

Le 21 octobre 2026, à Berne, le Conseil fédéral a discuté des conditions-cadres de l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT). L’Exécutif entend procéder à une normalisation progressive de l’instrument, car la situation économique s’est améliorée.

En période de difficultés économiques, la réduction de l’horaire de travail contribue à préserver la stabilité des entreprises et de l’emploi. Grâce à la RHT, l’assurance-chômage (AC) couvre temporairement une part importante des rémunérations correspondant aux heures non travaillées. La mesure concerne donc les entreprises qui subissent des pertes de travail inévitables.

Décision et calendrier

Dans le respect des limites légales, le Conseil fédéral peut adapter les conditions-cadres, en intervenant surtout sur la durée maximale de perception de la RHT et sur le délai d’attente. Pendant les crises, la durée est prolongée et le délai d’attente raccourci ; lorsque la situation économique s’améliore, ces deux paramètres sont progressivement ramenés aux niveaux ordinaires prévus par la loi.

Pour l’instant, la RHT peut être perçue pendant 24 mois au maximum, au lieu des 12 mois ordinaires ; le délai d’attente est d’un jour, contre les trois jours prévus normalement. La prolongation à 24 mois reste valable jusqu’au 31 janvier 2027. En décembre 2026, à la lumière de la situation économique et des perspectives conjoncturelles, le Conseil fédéral évaluera s’il convient de renouveler la prolongation à partir de février 2027 et dans quelle mesure. Il examinera en outre d’autres mesures pour ramener la durée aux 12 mois ordinaires au cours de 2027, en fonction de l’évolution économique.

Details pratiques

La comparaison entre règles et conjoncture

La lecture des données exige de distinguer les unités utilisées dans le communiqué : les mois et les jours décrivent les paramètres de l’ILR, tandis que les perspectives conjoncturelles indiquent des taux de croissance annuels. La comparaison peut être résumée ainsi :

Table 1: Paramètre ou donnée
Paramètre ou donnéePremière valeurDeuxième référence
Durée maximale de l’ILR24 mois12 mois ordinaires
Délai d’attenteun jourtrois jours à partir de 2028
Croissance de l’économie suisse1,7% en 20261,6% en 2027

Deux paramètres, deux horizons

La durée maximale indique l’horizon temporel pendant lequel l’indemnité peut être perçue ; le délai d’attente est, lui, exprimé en jours. Le communiqué décrit ces deux éléments comme des conditions-cadres susceptibles d’être modifiées par le Conseil fédéral en fonction de la situation économique. La règle actuelle associe une durée prolongée à 24 mois à un délai d’attente réduit à un jour. Le retour aux références ordinaires est en revanche échelonné selon des échéances différentes : la durée sera réévaluée en décembre 2026, tandis que la franchise de trois jours sera rétablie à partir de 2028.

Sur le plan conjoncturel, les perspectives de la Confédération du 17 septembre 2026 indiquent une croissance de l’économie suisse de 1,7% en 2026 et de 1,6% en 2027. La différence arithmétique entre les deux prévisions est de 0,1 point de pourcentage : 1,7% moins 1,6%. Il s’agit d’une comparaison entre deux estimations annuelles portant sur des périodes différentes.

La même source prévoit que le chômage et le chômage partiel continueront de diminuer. Ce sont ces données, conjuguées aux perspectives positives, qui laissent au Conseil fédéral une marge de manœuvre pour entamer une normalisation progressive. Le texte ne fait toutefois pas état d’une modification immédiate de tous les paramètres : il distingue la réévaluation de la durée, prévue pour décembre, du rétablissement de la franchise de trois jours, fixé à partir de 2028. Pour les heures non effectuées, l’AD continue entre-temps d’assumer temporairement une grande partie du paiement des salaires prévu par l’ILR.

Points cles

Risques et prochaines étapes

L’amélioration des perspectives n’élimine pas les risques signalés par la Confédération : tensions géopolitiques, prix de l’énergie élevés et incertitude concernant la politique commerciale. C’est pourquoi le Conseil fédéral suivra attentivement l’évolution conjoncturelle et maintiendra le dialogue avec les partenaires sociaux et le monde économique.

Une décision encore liée aux données

La durée de la RHT au-delà du 31 janvier 2027 n’est pas encore définie. En décembre 2026, le Conseil fédéral évaluera s’il convient de prolonger à nouveau, à partir de février 2027, la durée maximale et dans quelle mesure. Il examinera également d’autres mesures afin de la ramener aux douze mois ordinaires au cours de 2027. L’évaluation tiendra compte de la situation économique du moment et des perspectives conjoncturelles.

La modification du délai d’attente suivra son propre calendrier. Depuis la fin de la pandémie de COVID-19, la participation des entreprises aux coûts de la réduction de l’horaire de travail est limitée à un jour d’attente ; à partir de 2028, la « franchise » reviendra aux trois jours ordinaires. Pour intervenir sur la durée et le délai d’attente, il sera nécessaire de modifier l’ordonnance sur l’assurance-chômage (OACI). Le Conseil fédéral a confié cette tâche au Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) ; une consultation publique est prévue dans les premiers mois de 2027.

Accès pour les entreprises

Selon le communiqué, à l’avenir également, la RHT restera accessible à toutes les entreprises qui subissent des pertes de travail inévitables. Les entreprises qui bénéficient déjà de la RHT ou souhaitent en bénéficier peuvent envoyer en ligne, via l’eService « Demande/décompte de réduction de l’horaire de travail » du portail travail.swiss, la demande et/ou les décomptes. Dans l’ensemble, le tableau indique un retour progressif aux paramètres ordinaires, accompagné d’une évaluation de la situation économique et d’une consultation publique.

Source: seco.admin.ch

Questions fréquentes
Quelle est actuellement la durée maximale de l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT) ?
Actuellement, la durée maximale de perception de l’ILR est fixée à 24 mois, contre les 12 mois ordinaires prévus par la loi. Ce régime étendu expire le 31 janvier 2027. Le Conseil fédéral évaluera en décembre 2026 s’il convient de prolonger encore cette durée ou d’amorcer le retour aux 12 mois au cours de 2027, en fonction de l’évolution économique.
Quand la période d’attente pour les entreprises changera-t-elle ?
La période d’attente actuelle est d’un jour. À partir de 2028, la franchise reviendra aux trois jours habituels. Ce changement s’inscrit dans la normalisation progressive des conditions-cadres de l’ILR, que le Conseil fédéral entend poursuivre puisque la situation économique s’est améliorée, avec une croissance prévue de 1,7% en 2026.
Comment les entreprises peuvent-elles déposer une demande de réduction de l’horaire de travail ?
La réduction de l’horaire de travail reste à la disposition de toutes les entreprises touchées par des pertes de travail inévitables. Les entreprises peuvent déposer une demande et les décomptes en ligne sur le portail lavoro.swiss, en utilisant l’eService spécifique « Demande/décompte de la réduction de l’horaire de travail ». L’assurance-chômage (AC) prend temporairement en charge une grande partie des salaires pour les heures non travaillées.

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