Zoug, il y a 25 ans, le massacre dans la salle du Parlement

Mesures de sécurité renforcées dans les parlements suisses après le massacre de Zoug

Le 27 septembre 2001, Friedrich Leibacher a tué 14 personnes et en a blessé 15 au Parlement de Zoug, tirant 91 coups de feu en 2 minutes et 34 secondes, entraînant un changement de sécurité.

Contexte

En bref

  • 27 septembre 2001 : 14 morts au Parlement de Zoug
  • Friedrich Leibacher a tiré 91 coups de feu en 2 minutes et 34 secondes
  • Trois conseillers d'État et 11 députés ont été tués
  • La tuerie a changé la protection des parlements suisses

Faits clés

  • Date → 27 septembre 2001
  • Lieu → salle du Grand Conseil de Zoug
  • Auteur → Friedrich Leibacher
  • Victimes → 14 personnes
  • Blessés → 15 personnes
  • Coups de feu tirés → 91
  • Durée de l’attaque → 2 minutes et 34 secondes
  • Premiers secours → 10.45

Le 27 septembre 2001, peu après 10 h 30, un homme armé entra dans la salle du Parlement de Zoug alors que 80 députés du Grand Conseil et l’ensemble du gouvernement cantonal étaient réunis. En l’espace de deux minutes et 34 secondes, Friedrich Leibacher tira 91 coups de feu, tua 14 personnes et en blessa 15 autres, avant de se suicider.

L’irruption dans le Palais du Gouvernement

Leibacher avait 57 ans, était citoyen suisse, n’avait pas d’emploi régulier et avait été confronté à plusieurs reprises à des problèmes judiciaires. Selon la reconstitution, il agit par haine envers les autorités cantonales, après avoir planifié seul et longtemps à l’avance. Ce matin-là, il se présenta au Palais du Gouvernement avec un gilet de policier confectionné par ses soins et une casquette portant les armoiries cantonales. Il entra sans être inquiété dans la salle du Grand Conseil, où la séance était en cours.

Il portait un fusil d’assaut en dotation dans l’armée suisse, un fusil à pompe, un pistolet, un revolver et une bombe artisanale. La source précise que toutes les armes avaient été achetées légalement. Leibacher ouvrit le feu en criant des insultes contre les autorités ; les députés cherchèrent refuge sous les pupitres et, pendant l’attaque, il fit également exploser l’engin.

L’alarme fut donnée à 10 h 35. Les premiers secours arrivèrent dix minutes plus tard, à 10 h 45. Sur place furent mobilisés 14 ambulances, deux hélicoptères de la Rega, une centaine d’agents et 240 pompiers.

Le témoignage de Heinz Tännler

Heinz Tännler, membre de l’UDC et aujourd’hui directeur des finances du canton de Zoug, était alors assis près de la porte d’entrée. Il est le seul membre du gouvernement ou du Parlement encore en fonction à avoir vécu l’attentat. Lorsque Leibacher fit irruption dans la salle, Tännler se jeta sous un pupitre. À côté de lui se trouvait le député radical-libéral Martin Döbeli, grièvement blessé à la tête. Tännler a raconté qu’il n’avait pas pu l’aider. Döbeli mourut dans l’hélicoptère pendant son transport à l’hôpital ; Tännler, en revanche, souffrit de blessures légères.

« Je ne suis pas une personne anxieuse. Mais ce jour-là, j’ai eu peur. Peur de mourir », a raconté Tännler à l’agence Keystone-ATS.

Le président de la Confédération Moritz Leuenberger parla d’une heure de stupeur. À Berne, le président du Conseil national, le Zougois Peter Hess, interrompit la séance plus tôt que prévu et les drapeaux sur le Palais fédéral furent mis en berne. Le 1er octobre, jour de la commémoration à Zoug, la Suisse observa une minute de silence ; les radios et les télévisions de la SSR se turent également. 25 ans plus tard, l’attentat reste le plus grave de l’histoire suisse.

Details pratiques

La sécurité des parlements : l’avant et l’après

L’attentat de Zoug a produit un changement lisible dans les lieux où se réunissent les représentants élus. La source décrit un avant et un après : dès ce jour-là, plusieurs cantons renforcèrent les contrôles ; par la suite furent installés des portiques de sécurité, des boutons d’alarme et des caméras. Le massacre ne resta pas limité à l’urgence locale, mais modifia la protection des parlements suisses.

Du Palais fédéral aux cantons

La comparaison la plus nette concerne le Palais fédéral. Avant l’attentat, il était librement accessible. Par la suite, des détecteurs de métaux furent installés et le contrôle des bagages fut instauré. Aujourd’hui encore, environ 100’000 visiteurs annuels doivent s’identifier et se soumettre à un contrôle. L’entrée comprend donc une identification et un contrôle des bagages.

Dans les cantons, la réponse ne fut pas uniforme. Seul Appenzell Rhodes-Intérieures, parmi ceux indiqués par la source, n’estima pas nécessaire d’intervenir. Les mesures énumérées — portiques, boutons d’alarme et caméras — montrent une direction commune : contrôler les accès, signaler un danger et surveiller les espaces. Le détail des mesures dépend toutefois des choix cantonaux.

Zoug et la gestion des menaces

À Zoug, pendant les trois années qui suivirent le massacre, le Grand Conseil se réunit dans un bâtiment protégé de la police. Il retourna ensuite dans la salle rénovée, avec un nouveau mobilier et des contrôles à l’entrée. La réouverture fut donc accompagnée d’une modification de l’espace et des modalités d’entrée.

Depuis 2013, la majorité des cantons s’est dotée d’un système de gestion des menaces, afin d’identifier à temps les personnes potentiellement dangereuses. Zoug ne dispose pas encore de ce système : une modification de la loi sur la police qui l’introduirait est en consultation. Le dossier reste ainsi ouvert sur le passage des contrôles physiques à l’évaluation anticipée des menaces.

Pour le public, l’effet concret est la distinction entre accès libre et accès réglementé. Au Palais fédéral, l’identification et le contrôle des bagages s’appliquent ; à Zoug, le retour dans la salle a été associé à de nouveaux contrôles ; dans les cantons, les systèmes de gestion des menaces ne sont pas présents partout de la même manière. La source documente donc un modèle de sécurité construit après le 27 settembre 2001.

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Points cles

Ce qu’il faut vérifier avant de se rendre dans un parlement

La source permet de dégager une séquence pratique pour quiconque doit visiter un bâtiment parlementaire ou suivre l’évolution des règles cantonales. Il ne s’agit pas d’une procédure identique dans toute la Suisse : les mesures ont changé au fil du temps et les cantons ont fait des choix différents. Les étapes reprennent les éléments indiqués pour le Palais fédéral et Zoug.

Quatre étapes utiles

1. Identifier le lieu. Si la destination est le Palais fédéral, il faut tenir compte du fait que le bâtiment, autrefois librement accessible, prévoit aujourd’hui une identification et un contrôle des bagages pour les visiteurs. La source indique qu’environ 100’000 visiteurs par an sont soumis à ces contrôles.

2. Se préparer au contrôle à l’entrée. Pour le Palais fédéral, s’identifier et se soumettre au contrôle des bagages font partie de l’accès décrit. Dans les parlements cantonaux, il peut en outre y avoir des portiques de sécurité, des boutons d’alarme et des caméras, des dispositifs introduits après la tuerie.

3. Distinguer la situation de Zoug. Le Grand Conseil s’est réuni pendant trois ans dans un bâtiment sécurisé de la police, puis est retourné dans la salle rénovée, avec de nouveaux aménagements et des contrôles d’accès. Quiconque suit l’évolution du canton doit distinguer le lieu protégé utilisé pendant l’urgence de la salle rénovée ultérieure.

4. Suivre le dossier législatif. Depuis 2013, la plupart des cantons disposent d’un système de gestion des menaces. Zoug n’en dispose pas encore ; la modification de la loi sur la police qui devrait l’introduire est en consultation. Pour le lecteur, l’étape opérationnelle consiste à distinguer le système déjà présent dans la plupart des cantons de la proposition encore en consultation à Zoug.

Cette lecture évite de confondre trois niveaux : les mesures physiques à l’entrée, la protection temporaire du lieu et le système de gestion des menaces. Le premier concerne les détecteurs de métaux, les bagages et l’identification au Palais fédéral ; le deuxième concerne le transfert temporaire du Grand Conseil de Zoug ; le troisième concerne l’identification anticipée de personnes potentiellement dangereuses. Ce sont des éléments différents, même s’ils appartiennent à la même évolution de la sécurité parlementaire.

Lorsqu’on lit une mise à jour cantonale, le critère opérationnel consiste à chercher lequel des trois volets est modifié. À Zoug, le retour dans la salle rénovée concerne le lieu ; la modification de la loi sur la police concerne le système de gestion des menaces. Au Palais fédéral, les détecteurs de métaux, les bagages et l’identification concernent l’accès. Cette distinction permet de ne pas confondre une mesure physique avec une proposition législative.

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Source: rsi.ch

Questions fréquentes
Quand et où a eu lieu le massacre de Zoug ?
Le 27 septembre 2001, peu après 10h30, l'attentat a eu lieu dans la salle du Grand Conseil de Zoug. Friedrich Leibacher a tiré 91 coups en 2 minutes et 34 secondes, tuant 14 personnes et en blessant 15, avant de se suicider. L'alarme se déclencha à 10h35, et les premiers secours arrivèrent à 10h45, mobilisant 14 ambulances, deux hélicoptères de la Rega, une centaine d'agents et 240 pompiers.
Quelles ont été les conséquences immédiates pour la sécurité des parlements suisses ?
L'attentat de Zoug a provoqué un changement significatif dans la protection des parlements suisses. Déjà le même jour, plusieurs cantons ont renforcé les contrôles. Par la suite, des passages de sécurité, des boutons d'alarme et des caméras ont été introduits. Le Palais fédéral, d'abord librement accessible, a installé des détecteurs de métaux et des contrôles des bagages pour environ 100 000 visiteurs par an. À Zoug, le Grand Conseil s'est réuni pendant trois ans dans un bâtiment de police protégé, puis est retourné dans la salle rénovée avec de nouveaux meubles et des contrôles d'accès.
Comment a évolué la gestion des menaces au niveau cantonal depuis 2001 ?
Depuis 2013, la plupart des cantons ont adopté des systèmes de gestion des menaces pour identifier les personnes potentiellement dangereuses à l'avance. Zoug, cependant, n'en dispose pas encore ; une modification de la loi sur la police pour l'introduire est actuellement en consultation. Cette situation met en évidence un parcours inégal entre les cantons, avec quelques différences dans les réponses aux besoins de sécurité, allant des contrôles physiques à l'identification et à l'évaluation précoce des menaces.

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