Franco se renforce sur l'euro : les prévisions de Stucki

Stucki voit le franc le plus fort sur l'euro d'ici la fin de l'année Le taux de change est passé de 95 à 93 cents Le déficit français est d'environ 5% du PIB La BNS ne devrait pas
Contexte
En bref
- Stucki voit le franc le plus fort sur l'euro d'ici la fin de l'année
- Le taux de change est passé de 95 à 93 centimes
- Le déficit français est d'environ 5% du PIB
- La BNS ne devrait pas changer de taux tout de suite
Faits clés
- Expert → Thomas Stucki, responsable des placements à la Banque cantonale de Saint-Gall
- Source → interview publiée par le portail Cash
- Taux de change → l'euro passe de 95 à 93 centimes
- France → déficit budgétaire proche de 5% du produit intérieur brut
- Croissance nominale → 1,9%
- Inflation → 1% en septembre
- Taux américains → le rendement à dix ans atteint 5,25%
- Prochaine augmentation tarifaire → attendue seulement pour l'année prochaine
Thomas Stucki, responsable des investissements à la Banque cantonale de Saint-Gall, s'attend à ce que le franc se renforce par rapport à l'euro d'ici la fin de l'année. L'avertissement, rapporté par ATS, intervient après une nouvelle phase de tensions sur le marché obligataire européen, qui a ravivé les doutes sur les dettes, la discipline budgétaire et les divergences structurelles dans la zone euro.
L'euro, explique l'expert dans l'interview publiée par le portail Cash, a su se présenter comme une alternative au dollar pour les grands investisseurs souhaitant réduire leur exposition à la monnaie américaine. Aujourd’hui, on rappelle aux mêmes opérateurs que les problèmes fondamentaux de la zone euro ne sont pas résolus.
La tension se reflétait dans la boîte de vitesses. En peu de temps, la monnaie suisse s'est appréciée et le cours de l'euro est passé de 95 à 93 centimes, avant de s'arrêter temporairement. Pour Stucki, la première réaction est passée ; l'ampleur du mouvement dépend également de la surprise de nombreux haussiers sur l'euro. Un retour aux niveaux de vigueur de l'été semble peu probable, la question française restant sous observation.
Tarifs France et Suisse
La finance française est le point le plus délicat de l’analyse. Le déficit budgétaire s'élève à environ 5 % du produit intérieur brut, alors que la croissance nominale de l'économie n'atteint que 1,9 %. Le ratio dette/PIB est donc voué à augmenter et, selon Stucki, il n’y a aucune volonté politique d’adopter des mesures d’austérité. À l'approche des élections présidentielles de l'année prochaine, les partis populistes aux extrémités opposées promettent plutôt de distribuer davantage d'argent. Les protestations de la jeunesse et l'impuissance du gouvernement, ajoute-t-il, ne véhiculent pas l'image d'un débiteur stable et fiable.
D'ici la fin de l'année, on prévoit que l'euro sera plus faible que son niveau actuel, mais toujours au-dessus de 0,90 franc.
«Notre prévision reste inchangée: nous considérions déjà la hausse de l'euro à près de 95 centimes comme insoutenable».
Le renforcement du franc réduit le prix des biens importés et contribue à contenir l'inflation, mais la rapidité du mouvement constitue toujours un danger pour la BNS. Avec une inflation à 1% en septembre, les prix restent conformes aux objectifs de l'institut dirigé par Martin Schlegel, il n'y a donc pour l'instant aucune raison de modifier les taux. Selon Stucki, la BNS devrait tôt ou tard laisser les taux à zéro : la prochaine étape devrait être une hausse, tandis que le premier resserrement n'est attendu que l'année prochaine et dépendra de l'évolution des taux à l'étranger.
Details pratiques
Impact pratique pour la Suisse
Le passage de 95 à 93 centimes montre à quel point le rapport entre l'euro et le franc peut changer rapidement lorsque les investisseurs recherchent un bien refuge. Pour ceux qui vivent en Suisse, la conséquence indiquée par la source passe par les biens importés : un franc plus fort en réduit le coût et peut contribuer à freiner l'inflation. C'est un soutien au coût de la vie, pas la promesse que chaque prix baisse immédiatement ou dans la même mesure.
L'autre côté concerne la BNS. L'inflation à 1 % en septembre reste compatible avec ses objectifs, mais une appréciation rapide du franc est décrite comme un danger majeur et plus probable qu'un affaiblissement. La banque doit donc tenir ensemble deux signaux : l'importation moins chère aide les prix, tandis que la demande soudaine de franc montre que les conditions monétaires peuvent changer rapidement. Pour un bilan suisse, le bénéfice sur les coûts importés cohabite avec l'incertitude du taux de change.
Trois lectures à ne pas confondre
| Signal | Qu'indique la source |
|---|---|
| Franc plus fort | Coût inférieur des biens importés et soutien à la maîtrise de l'inflation |
| Première hausse de la BNS | Attendue seulement l'année prochaine, avec des temps dépendants des taux étrangers |
| Rendements US à 5,25% | Pas de fuite généralisée des actions à ce jour |
Le tableau sépare les observations et les attentes. Sur le change, l'estimation de fin d'année reste un euro plus faible que les niveaux actuels mais au-dessus de 90 centimes. Sur les taux, Stucki ne voit pas de tournant imminent. Ce sont des horizons différents : le premier concerne la valeur de la monnaie, le second le coût de l'argent.
Même les sacs nécessitent une lecture moins mécanique. Le dépassement de 5 % sur les obligations d'État américaines à dix ans n'a pas entraîné jusqu'à présent une fuite généralisée des actions ; les rendements ont atteint 5,25 %. Pour Stucki, il n'existe pas de seuil qui déplace automatiquement les investisseurs vers les obligations. Le plus grand risque serait une augmentation rapide et incontrôlée, signe de peur pour la stabilité économique des États-Unis. Les investissements dans les infrastructures d'intelligence artificielle soutiennent toujours les listes de prix. Pour suivre la réflexion sur le costo della vita in Svizzera, ajoutez la donnée du changement à celle des prix. Le comparatore CHF/EUR permet d'observer la relation entre les deux devises.
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Points cles
Liste de contrôle opérationnelle
La source n'indique pas de délai administratif ou de procédure unique. Pour ceux qui doivent s'orienter dans la vie économique suisse, l'action possible est une vérification en trois étapes, ancrée dans les temps et les signaux cités par Stucki.
Séparer le changement observé et la prévision
Tout d'abord, enregistrez le niveau que vous regardez et comparez-le aux deux points indiqués par la source : l'euro avait chuté de 95 à 93 cents et la prévision de fin d'année le maintient au-dessus de 90. Utilisez le comparatore CHF/EUR pour lire le rapport sans confondre une variation du marché avec une décision de la BNS. La prévision n'est pas une garantie : le mouvement dépend aussi des tensions sur le marché obligataire et de la situation française.
Vérifier l'effet sur le bilan
Dans la deuxième étape, séparez les postes liés aux biens importés des autres sorties. Le franc fort, selon la source, réduit le coût des importations et aide à contenir l'inflation ; le contrôle sert donc à comprendre où l'effet peut être visible, sans attribuer automatiquement toute variation au taux de change. Pour comparer l'impact sur les dépenses, utilisez le costo della vita in Svizzera. La mesure de l'inflation à 1 % en septembre n'autorise pas à elle seule à prévoir une modification immédiate des taux.
Séparer les deux horizons
Sur le front monétaire, considérez séparément le présent et l'année prochaine. Stucki ne prévoit pas de tournant imminent ; le premier resserrement n'est attendu que l'année prochaine et dépendra des taux à l'étranger. Il n'est donc pas nécessaire de construire une décision sur une date plus précise, car la source ne la fournit pas. Le contrôle à répéter concerne l'évolution des taux étrangers et la rapidité du renforcement du franc.
Lire les sacs au-delà du seuil
Pour la partie financière, le contrôle correct n'est pas de se demander si le rendement décennal américain a dépassé 5 % : il a déjà atteint 5,25 % sans fuite généralisée des actions. La question indiquée par la source concerne plutôt la vitesse et l'intensité de l'augmentation. Un événement perturbateur, comparable au choc des droits de douane annoncé par le président Donald Trump en avril 2025, serait le scénario nécessaire pour un tel choc. Les investissements dans les infrastructures d'intelligence artificielle restent quant à eux une source d'informations positives pour les listes de prix.
Cette séquence évite de mélanger change, prix, taux et actions. Pour traduire les différents scénarios dans votre bilan, utilisez le calcolatore stipendio/imposte.
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Source: swissinfo.ch
Questions fréquentes
- Quelle est la prévision de Thomas Stucki pour le franc sur l'euro ?
- Thomas Stucki, responsable des investissements de la Banque cantonale de Saint-Gall, prévoit un renforcement du franc sur l'euro d'ici la fin de l'année. L'expert avait jugé que la hausse du cours de l'euro à près de 95 cents n'était pas soutenable, et maintenant l'euro a chuté de 95 à 93 cents. Sa prévision n'a pas changé par rapport à avant.
- Quels facteurs influencent le taux de change euro-franc ?
- La tension sur le marché obligataire européen, les doutes sur la dette et la discipline budgétaire dans la zone euro, et les divergences structurelles ont ravivé les inquiétudes. En particulier, la finance française, avec un déficit budgétaire d'environ 5 % du produit intérieur brut et une croissance nominale de 1,9 %, est un point sensible.
- Comment un franc fort affecte-t-il l'économie suisse et l'inflation ?
- Un franc fort réduit le coût des biens importés, contribuant ainsi à contenir l'inflation. Cela peut être un soutien au coût de la vie en Suisse. Cependant, une appréciation rapide du franc est considérée comme un risque pour la Banque nationale suisse (BNS).
- La BNS va-t-elle modifier les taux d'intérêt à court terme ?
- Non, selon Stucki, l'inflation à 1% en septembre est compatible avec les objectifs de la BNS et ne justifie pas un changement immédiat des taux. Un premier resserrement n'est attendu que pour l'année prochaine et le calendrier dépendra des taux étrangers.
- Quelles sont les prévisions pour le change euro-franc d'ici la fin de l'année ?
- Pour la fin de l'année, la prévision est un euro plus faible que les niveaux actuels mais toujours au-dessus des 90 centimes. Le mouvement du change dépend aussi des tensions sur le marché obligataire et de la situation française, mais la première réaction est passée.
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