Premiers secours pédiatriques : demande de formation obligatoire (guide frontalier)

En 2025, 296 interventions ont été enregistrées concernant des enfants jusqu’à 6 ans. La motion demande une formation certifiée et biennale.
Details pratiques
Ce qui changerait dans la pratique
Aujourd'hui, selon les motionnaires, au Tessin, il n'existe pas d'obligation générale et uniforme imposant à toutes les personnes assumant directement la prise en charge de suivre une formation certifiée et à jour. La nouveauté demandée ne consiste donc pas en un cours supplémentaire pour une seule catégorie de personnel, mais en une exigence visant le personnel qui assume directement la prise en charge dans les services énumérés.
Une exigence répartie au sein du service
La motion considère comme insuffisante l'idée qu'il suffirait d'avoir une seule personne formée par structure. Cette personne peut être absente, en pause, occupée avec un autre groupe ou ne pas être présente lors d'une sortie. La couverture envisagée par les signataires suit donc la responsabilité directe de la prise en charge, et pas seulement l'existence d'une attestation au sein de l'organisation.
La comparaison avec d'autres cantons sert à montrer que la demande n'indique pas un modèle unique. À Berne, certaines catégories de personnel doivent posséder des connaissances en premiers secours pédiatriques et les actualiser au moins tous les deux ans. À Genève, le personnel éducatif des structures de la petite enfance doit savoir prodiguer les premiers secours et maintenir à jour tous les deux ans sa formation BLS-AED-SRC. La motion évoque également les modèles de Fribourg et de Lucerne, sans leur attribuer dans le texte le même niveau de détail opérationnel.
Pour le Tessin, le critère proposé est une formation certifiée mais essentiellement pratique, sans lier exclusivement cette exigence à un cours ou à un organisme déterminé. La partie pratique et les urgences spécifiques devraient être adaptées aux différentes tranches d'âge. La mise à jour serait, en principe, au moins biennale. Les attestations déjà obtenues ne seraient pas automatiquement exclues : elles seraient reconnues si elles garantissaient les contenus minimaux et la composante pratique exigés.
La limite des données disponibles
Les 296 interventions de 2025 montrent le volume des interventions de secours pédiatrique mentionnées dans le texte, mais ne permettent pas de transformer ce chiffre en statistique sur les structures d'accueil de l'enfance. La motion le déclare expressément. On ne peut donc pas déterminer, sur la seule base de ces chiffres, combien d'urgences ont concerné des crèches, des familles de jour, des colonies ou d'autres services.
L'extension possible aux nounous et aux baby-sitters reste une évaluation demandée au Gouvernement : elle concernerait l'activité professionnelle ou régulière et rémunérée, et non l'activité occasionnelle. Pour les structures et les services, l'éventuel passage opérationnel dépendrait en outre de l'intégration de l'exigence dans les procédures cantonales déjà existantes, de la période transitoire pour les personnes déjà en activité et des modalités de financement de la formation initiale et des formations de mise à jour, y compris une éventuelle participation du canton. Les personnes qui cherchent des opportunités dans le secteur peuvent entre-temps consulter les annunci di lavoro, en distinguant la proposition de formation de la procédure qui doit encore être suivie auprès du Conseil d'État.
Outils utiles pour protéger votre net
Pour réduire les pertes de change, comparez le change CHF-EUR et les banques pour frontaliers.
Points cles
Comment se préparer à l'éventuelle mise en œuvre
La motion demande au Conseil d'État d'introduire l'exigence et de l'intégrer dans les procédures cantonales existantes. Pour les personnes qui travaillent dans un service ou en assurent la gestion, le texte permet d'identifier quelques étapes préparatoires et met sur la table des indications concrètes.
Une vérification en cinq étapes
1. Cartographier les responsabilités. La première vérification porte sur les personnes qui assument directement la prise en charge dans les crèches et micro-crèches, les familles de jour, les centres extrascolaires et de socialisation, les colonies de vacances, les séjours organisés et les autres services autorisés, reconnus ou soumis à la surveillance cantonale. Ce n'est pas la simple présence dans une structure qui définit le périmètre : la motion parle de prise en charge directe.
2. Vérifier les attestations. La proposition ne demande pas d'annuler les formations déjà suivies. Elle demande de les reconnaître lorsqu'elles garantissent des contenus minimaux et une composante pratique. La vérification devrait donc porter sur ce que couvre le certificat et sur la partie pratique, sans présumer qu'une attestation sera automatiquement acceptée.
3. Planifier la mise à jour. La référence indiquée est en principe au moins tous les deux ans. La formation devrait rester principalement pratique et adapter la partie opérationnelle et les urgences aux différentes tranches d'âge. La motion n'impose pas le choix d'un cours ou d'un organisme déterminé.
4. Distinguer activité régulière et occasionnelle. Pour les nounous et les baby-sitters, le Gouvernement est appelé à envisager une extension uniquement lorsque l'activité est professionnelle ou régulière et rémunérée. Les prestations occasionnelles sont exclues de la demande formulée.
5. Suivre la transition et les coûts. Le texte demande une période transitoire pour le personnel déjà en activité et une évaluation de la manière de financer la formation initiale et les mises à jour, y compris une éventuelle participation du canton. Leur définition devra être intégrée dans les procédures cantonales.
Cette lecture permet de distinguer ce qui est déjà écrit dans la proposition de ce qui devra être défini. Les contenus minimaux sont déjà indiqués : désobstruction des voies respiratoires, réanimation pédiatrique, défibrillateur lorsque cela est indiqué, accidents aquatiques, convulsions, réactions allergiques, hémorragies, traumatismes, brûlures et intoxications. Il reste à préciser l'intégration procédurale, les modalités de reconnaissance des attestations et le financement.
Pour les personnes qui envisagent un emploi dans le domaine de la prise en charge, suivre le parcours de la motion aide à comprendre si et comment l'exigence sera introduite dans les services soumis à autorisation, à reconnaissance ou à la surveillance cantonale. Pour compléter la comparaison personnelle, consulte le calcolatore stipendio.
Comparez le taux CHF/EUR en temps réel : économisez jusqu'à 1,5% sur les frais de virement mensuel.
Source: tio.ch
Questions fréquentes
- Quelles sont les raisons de la motion pour la formation obligatoire ?
- La motion, présentée par Simona Genini (PLR) et huit co-signataires, découle de la nécessité d'assurer la sécurité des enfants en cas d'urgence. En 2025, 296 interventions ont été enregistrées sur des enfants de moins de 6 ans, dont 65 crises convulsives, 52 états fébriles, 50 traumatismes crânio-cérébraux et 42 troubles respiratoires. La proposition vise à combler l'absence d'une obligation générale et uniforme au Tessin pour ceux qui ont la responsabilité directe des soins.
- À qui s'appliquerait la nouvelle demande de formation ?
- Le périmètre de la proposition concerne le personnel ayant une responsabilité directe de soins dans les crèches, les micro-nids, les familles de jour, les centres extrascolaires, les colonies, les séjours organisés et autres services sous surveillance cantonale. Le gouvernement devrait également évaluer s'il convient d'inclure les nounous et les baby-sitters qui exercent une activité professionnelle, régulière et rémunérée, à l'exclusion des prestations occasionnelles.
- Comment la formation requise devrait-elle être structurée ?
- La motion demande une formation certifiée, principalement pratique, avec une mise à jour de principe d'au moins deux ans. L'objectif est que la formation soit adaptée aux différents groupes d'âge et couvre des urgences spécifiques telles que la destruction, la réanimation, l'utilisation du défibrillateur, les accidents dans l'eau, les convulsions, les réactions allergiques, les hémorragies, les traumatismes, les brûlures et les infections. La proposition n'impose pas une entité spécifique, mais
Articles connexes
- Tous les articles : Famille et école
- Frontalieri: mozione per sospendere l'imposta all'Italia
- Fiamme in piena notte alla scuola professionale UPSA di Biasca
- Mozione Stati: gli organizzatori pagano i costi sicurezza
- Frontalieri, nuova tensione fiscale con il Ticino: i sindacati chiedono l'intervento del Governo
- Pompieri svizzeri in Gironda per gli incendi in Francia