Prime nationale d’assurance santé : la proposition de la Ligue

Le bâtiment du Grand Conseil à Bellinzone avec le drapeau suisse, illustrant le débat sur la prime nationale d'assurance maladie.

Le 1er octobre à Bellinzone, la Lega dei Ticinese a présenté au Grand Conseil une initiative pour une prime d’assurance santé identique dans toute la Suisse, avec le même modèle d’âge, franchise et assurance.

Contexte

En bref

  • La Ligue propose un prix égal dans toute la Suisse
  • Initiative présentée le 1er octobre au Grand Conseil
  • Mêmes conditions pour l’âge, la franchise et le modèle d’assurance
  • Objectif : modifier la KVG et, si nécessaire, la Constitution

Faits clés

  • Qui → groupe de la Lega dei Ticinese
  • Où → Bellinzone, Grand Conseil
  • Date → 1er octobre
  • La prime → la même pour le même âge, la même franchise et le même modèle d’assurance
  • Base pour calculer → coûts totaux des services AOMS en Suisse

Le 1er octobre, à Bellinzone, le groupe Lega dei Ticinese a présenté une initiative cantonale au Grand Conseil pour instaurer une prime nationale d’assurance maladie. La demande est précise : avec le même modèle d’âge, de franchise et d’assurance, la prime devrait être la même dans toute la Suisse, quel que soit le canton de résidence et la situation économique de l’assuré.

Le texte vise à modifier le KVG et, si nécessaire, la Constitution fédérale. La proposition remplacerait la différenciation territoriale actuelle par un système dans lequel les coûts de l’assurance maladie obligatoire, appelée AOMS, seraient pris en compte à l’échelle nationale.

Alessandro Mazzoleni est présentateur. Le numéro est cosigné par Stefano Quadri, Sem Genini, Raffaella Zucchetti, Omar Balli, Maruska Ortelli, Mauro Minotti, Andrea Sanvido, Andrea Censi et Daniele Piccaluga, tous pour le groupe de la Lega.

Le principe de solidarité nationale

Le principe politique de l’initiative part d’un passage : les prestations obligatoires sont définies par la loi fédérale et, selon les promoteurs, la solidarité financière devrait donc aussi avoir une dimension nationale. Aujourd’hui, note le texte, les primes sont influencées par les différences de coût entre les cantons et le lieu de résidence de l’assuré.

Avec le modèle proposé, les différences territoriales en matière de besoins en santé, d’offre et de structure de risque seraient compensées au niveau suisse. Elles ne seraient plus entièrement refilées aux primes de la population du canton concerné. Le texte définit cette solidarité avant tout territoire.

La prime nationale ne deviendrait pas une taxe liée au revenu. Elle resterait nominale : les revenus et les actifs continueraient d’être pris en compte pour les réductions individuelles pour les personnes et les ménages dans des conditions économiques modestes. La franchise, la franchise et d’autres instruments de partage des coûts resteraient distincts de la prime.

Pour suivre le sujet et distinguer prime, franchise et partage des coûts, la page cassa malati est disponible. Le point central est donc la transition d’une prime également conditionnée par le territoire à une prime déterminée selon une logique nationale, en maintenant distincts les outils de partage des coûts et les réductions liées aux conditions économiques.

Details pratiques

La proposition déplace le point de vue du canton vers l’ensemble du pays. Pour l’assuré, la conséquence pratique décrite dans le texte est que le domicile ne déterminerait plus une différence territoriale dans la prime, tandis que les conditions liées à l’âge, à la franchise et au modèle d’assurance resteraient les mêmes. La solidarité proposée ne serait pas calculée sur le revenu : la prime resterait nominale, tandis que le revenu et la richesse continueraient d’être inclus dans les réductions individuelles pour les personnes et les ménages dans des conditions économiques modestes.

L’effet territorial se manifeste surtout pour les régions périphériques. L’initiative note que pouvoir utiliser des installations hors du canton ne signifie pas le faire dans les mêmes conditions. L’exemple donné est la comparaison entre un habitant de Zoug, qui peut plus facilement atteindre les centres de Zurich, et un résident du Tessin, qui doit se rendre dans des centres du centre de la Suisse. Les distances et les temps de trajet pèsent lourdement lorsque le traitement est répété, en présence de maladies chroniques, en cas d’âge avancé ou lorsqu’un accompagnement est nécessaire.

Selon les initiateurs, ces éléments seuls n’expliquent pas toute la différence de coûts ou de primes entre cantons. Cependant, ils doivent être inclus dans la planification et le financement des services de santé, afin que la charge d’assurer des soins abordables dans les régions périphériques ne repose pas uniquement sur les habitants. Pour suivre le sujet dans le contexte des dépenses quotidiennes, le guide costo della vita in Svizzera est également disponible.

Rééquilibrer sans réduire les soins

Une prime uniforme exigerait une compensation entre assureurs et, si nécessaire, entre territoires. L’objectif serait d’empêcher qu’une structure de risque particulière ou la concentration de cas coûteux ne produisent des déséquilibres incompatibles avec la prime unique. Les assureurs devraient couvrir les prestations de l’AOMS avec des recettes nationales de primes, une compensation de risque et d’autres flux statutaires, tout en respectant les réserves et la solvabilité.

Si des écarts importants ou persistants par rapport au solde attendu apparaissent, le fonds doit les justifier auprès de l’autorité de surveillance et soumettre un plan de remboursement ou d’ajustement. La Confédération doit vérifier si la cause est managériale, administrative, contractuelle, liée à des risques non suffisamment indemnisés ou exceptionnelle. La prime nationale pourrait être réexaminée si les coûts réels divergent systémiquement.

Cependant, la maîtrise des coûts ne pouvait pas réduire les services obligatoires, encourager la sélection des risques ni créer des barrières à l’accès aux soins.

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Points cles

Pour transformer le texte de l’initiative en lecture opérationnelle, il est conseillé de suivre cinq étapes. La séquence aligne les paramètres, contrôles et garanties indiqués dans la proposition, sans attribuer au modèle un effet différent de celui décrit.

1. Déterminer les paramètres de comparaison. L’âge, la franchise et le modèle d’assurance doivent rester les mêmes. Le projet relie l’égalité des primes à ces conditions et la découple du canton de résidence et de la situation économique.

2. Séparer les éléments de dépense. Les instruments de prime nationale, de franchise, de taux en pourcentage et autres de partage des coûts ont des rôles distincts. L’analyse d’un changement possible doit donc éviter d’ajouter automatiquement des éléments que la proposition garde séparés.

3. Vérifier la réduction individuelle. La prime resterait nominale, mais les revenus et les actifs continueraient d’être pris en compte pour les réductions des personnes et des ménages dans des conditions économiques modestes. C’est l’étape à observer lorsque la situation économique affecte le coût encouru.

4. Mesurer l’accessibilité territoriale. Pour les soins répétés, les maladies chroniques, l’âge avancé ou la nécessité d’accompagnement, les distances et les temps de trajet doivent être pris en compte. La proposition prévoit que ces éléments soient inclus dans la planification et le financement de l’offre de santé.

5. Suivre le cycle annuel et les données. Dans ce modèle, l’autorité fédérale compétente déterminerait chaque année la prime sur la base du coût total de l’assurance maladie obligatoire en Suisse, des prévisions et des exigences de solvabilité. Les assureurs soumettraient les coûts de la routine, les coûts administratifs, les recettes, les réserves et les données de compensation des risques de manière uniforme ; la méthode, les hypothèses et les corrections devaient être publiques et transparentes.

Vérification après la détermination du prix

La dernière vérification concerne les écarts. Si l’équilibre financier envisagé est significativement ou persistamment remis en question, l’assureur devra fournir à l’autorité de surveillance une justification documentée et un plan de remboursement ou d’ajustement. La Confédération disposerait d’outils contraignants pour distinguer les inefficacités de gestion, les coûts administratifs, les conditions contractuelles, les risques non indemnisés et les événements exceptionnels. Selon la cause, des mesures correctives pourraient être imposées, la compensation des risques pourrait être modifiée ou la prime nationale pourrait être révisée.

Pour compléter l’analyse du budget personnel, utilisez le calcolatore stipendio.

Source: tio.ch

Questions fréquentes
Quelle est la principale demande de l’initiative de la Lega dei Ticinesi ?
Le 1er octobre à Bellinzone, le groupe de la Lega dei Ticinesi a présenté au Grand Conseil une initiative cantonale demandant une prime d’assurance-maladie identique dans toute la Suisse, à âge, franchise et modèle d’assurance égaux. La prime serait calculée sur la base des coûts totaux de l’assurance obligatoire des soins (AOS) au niveau national et vise à modifier la LAMal et, si nécessaire, la Constitution fédérale.
Comment les réductions liées au revenu seraient-elles traitées dans le modèle de prime nationale proposé ?
La prime nationale resterait nominale, c’est-à-dire non liée au revenu. Toutefois, le revenu et la fortune continueraient à être pris en compte pour les réductions individuelles destinées aux personnes et aux ménages en situation économique modeste. La franchise, le taux en pourcentage et les autres instruments de participation aux coûts resteraient séparés de la prime, comme le prévoit la loi actuelle.
Quels arguments avancent les partisans de la solidarité territoriale et du soutien aux régions périphériques ?
Les promoteurs observent qu'aujourd'hui, les primes sont influencées par les différences de coûts entre les cantons et par le lieu de domicile de l'assuré. Avec le modèle national, les différences territoriales en matière de besoins de santé, d'offre et de structure de risque seraient compensées à l'échelle suisse, évitant que la charge de garantir des soins accessibles dans les régions périphériques incombe exclusivement aux résidents. Ils citent par exemple la charge de déplacement plus importante pour un habitant du Tessin que pour un habitant de Zoug lorsqu'ils doivent se rendre à plusieurs reprises dans des centres de soins.

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