Détenus domiciliés à l'étranger : aucune obligation LAMal (guide frontalier)

Parlement suisse à Berne avec un dossier sur l'assurance maladie des détenus

Après le vote du Conseil des États en juin, le Conseil national a rejeté la modification de la LAMal sans aucune voix favorable : les coûts des détenus restent à la charge des cantons.

Contexte

En bref

  • Aucune obligation LAMal pour les détenus domiciliés à l'étranger
  • Le Conseil national a voté sans aucune voix favorable
  • Environ 2.000 personnes en détention sans AOS en 2021
  • Les coûts restent à la charge des cantons

Faits clés

  • Lieu → Berne
  • Vote du Conseil national → aucune voix favorable
  • Résultat → entrée en matière rejetée
  • Vote précédent → Conseil des États, juin
  • Estimation → environ 2.000 personnes sans AOS en 2021
  • Statistique → FHE de l'Office fédéral de la statistique (OFS/BFS)
  • Loi → modification de la LAMal
  • Financement actuel → impôts cantonaux

À Berne, après le vote du Conseil des États en juin, le Conseil national a rejeté sans aucune voix favorable l'entrée en matière sur la modification correspondante de la loi sur l'assurance-maladie. Le résultat exclut l'introduction d'une obligation pour les détenus en Suisse domiciliés à l'étranger de souscrire une assurance auprès d'une caisse-maladie.

La procédure s'est arrêtée à l'entrée en matière : le Parlement n'est pas arrivé à l'examen détaillé de la modification proposée. Pour la catégorie visée, une nouvelle obligation fédérale reste donc exclue.

Le vote fédéral

La proposition visait à transférer du trésor public aux caisses-maladie les coûts de santé des détenus étrangers. Le projet du Conseil fédéral avait un objectif déclaré : garantir l'égalité de traitement médical pendant la détention, comme le prévoit la Constitution fédérale. Pour y parvenir, la réforme aurait affilié les personnes concernées à l'assurance-maladie et leur aurait demandé de payer la prime.

Le dispositif décrit par la source est différent. Les coûts de santé des détenus non domiciliés sont actuellement pris en charge par les cantons et financés par les impôts cantonaux. La décision du Conseil national maintient donc le cadre existant pour la catégorie concernée. La référence législative était la LAMal/KVG ; pour s'orienter sur le sujet, on peut consulter la guida LAMal.

Chiffres et motifs du rejet

La Statistique de la privation de liberté, désignée par le sigle FHE, de l'Office fédéral de la statistique (OFS/BFS) estimait en 2021 à environ 2.000 le nombre de personnes détenues sans l'assurance obligatoire des soins, l'AOS. Cette donnée constitue la base statistique citée dans le dossier.

Le Parlement s'est opposé presque à l'unanimité au transfert. Selon les motifs exposés, il aurait été inopportun de transférer les coûts des cantons à l'assurance obligatoire, notamment parce que de nombreuses personnes concernées auraient bénéficié de la réduction des primes. La réforme aurait en outre créé une charge administrative disproportionnée : les personnes concernées auraient normalement été affiliées à l'assurance-maladie pendant quelques mois seulement. Le sujet a été considéré comme relevant de la compétence cantonale. Avec le vote du Conseil des États et celui du Conseil national, le dossier est définitivement enterré.

Details pratiques

Ce qui change, et ce qui ne change pas

L'effet pratique du rejet est l'absence de transfert des coûts. Pour le groupe décrit par la source, le financement reste dans le canal déjà indiqué : les cantons prennent en charge les dépenses de santé des détenus non domiciliés et les couvrent par le biais des impôts cantonaux. En revanche, le mécanisme qui aurait demandé aux personnes concernées de payer une prime d'assurance-maladie ne voit pas le jour.

Avant, proposition, résultat

PhaseMécanisme
Situation actuelleDépenses de santé prises en charge par les cantons et financées par les impôts cantonaux
Réforme proposéePrime d'assurance-maladie payée par les personnes concernées
Issue parlementaireTransfert des cantons vers l'assurance obligatoire rejeté

La comparaison clarifie également la portée de la décision. La proposition ne concernait pas une révision générale des primes pour les personnes vivant en Suisse, mais un groupe spécifique de personnes détenues et domiciliées à l'étranger. La source n'annonce ni une nouvelle obligation pour les autres assurés ni un montant général à appliquer aux familles. Il ne faut donc pas interpréter le vote comme une décision concernant les primes de la population générale. Son objet reste le financement des soins médicaux pendant la détention pour les personnes mentionnées dans la proposition.

Pour les administrations, le problème signalé était la durée limitée de la relation d'assurance : les personnes concernées n'auraient en règle générale été affiliées que pour quelques mois. Le Parlement a considéré comme disproportionnée la charge administrative liée à une affiliation aussi brève. À cela s'ajoutait la question de la réduction des primes, qui aurait concerné de nombreuses personnes parmi les intéressés selon les motifs rapportés.

Le choix a donc un effet précis sur le plan institutionnel : aucun nouveau dispositif fédéral n'est créé pour transférer la facture sanitaire vers l'assurance obligatoire. La question est restée du ressort cantonal. Pour quiconque s'intéresse au coût de la vie, cette conséquence ne doit pas être étendue au-delà du dossier : la source parle des coûts de santé des détenus non domiciliés et des impôts cantonaux, et non d'une révision de l'impôt fédéral direct. Le cadre des dépenses peut être approfondi dans le costo della vita in Svizzera, sans confondre cette décision avec un changement général des primes.

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Points cles

Comment lire la décision

La décision n'exige pas de transformer une information parlementaire en une nouvelle obligation. Pour qui doit évaluer un cas lié à la détention, la séquence utile est la suivante :

1. Délimiter le groupe concerné. Le texte concerne les détenus en Suisse domiciliés à l'étranger et la proposition concernant les détenus étrangers ; il ne faut pas l'étendre automatiquement à tous les détenus. 2. Distinguer la donnée de la décision. Environ 2.000 est une estimation pour 2021 figurant dans la FHE de l'UST/BFS, et non le résultat chiffré du vote parlementaire. 3. Distinguer le régime de la réforme. Pour les détenus non domiciliés, la source indique un financement cantonal au moyen des impôts cantonaux ; la prime à la charge des personnes était le mécanisme proposé. 4. Contrôler l'état d'avancement. Le Conseil des États l'avait rejetée en juin ; le Conseil national a ensuite refusé d'entrer en matière, sans voix favorable. Le dossier est définitivement enterré. 5. Garder à l'esprit le niveau de compétence. Le Parlement a considéré que la question relevait des cantons, de sorte que la décision n'ouvre pas de procédure fédérale à activer.

Ce qui découle du vote

Une fois ces étapes franchies, il n'y a pas de nouvelle obligation fédérale à déduire du vote. L'obligation d'assurance pour le groupe indiqué n'a pas été introduite, et le transfert des coûts vers les caisses-maladie n'a pas été approuvé. La bonne lecture est donc institutionnelle, et non une demande d'affiliation immédiate.

La même prudence vaut pour les chiffres. L'estimation FHE de 2021 est la donnée statistique citée dans le dossier ; la référence aux quelques mois décrit en revanche la durée normalement prévue de l'affiliation envisagée par la réforme. Ce sont deux éléments différents : le premier quantifie les personnes sans AOMS, le second étaye l'objection administrative du Parlement.

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Source: tio.ch

Questions fréquentes
Le Parlement a-t-il introduit une obligation LAMal pour les détenus domiciliés à l'étranger ?
Non. Après le Conseil des Etats, qui avait examiné le dossier en juin, le Conseil national a lui aussi rejeté sans voix favorable l'entrée en matière sur la modification de la LAMal. La conséquence en est qu'en Suisse, l'obligation pour les détenus domiciliés à l'étranger de souscrire une assurance avec une caisse-maladie n'est pas introduite. Le dossier est donc définitivement coulé.
Qui supporte aujourd'hui les frais de santé des détenus non domiciliés ?
Actuellement, les coûts de santé des détenus non domiciliés sont supportés par les cantons et financés par les impôts cantonaux. La réforme rejetée visait à déplacer cette charge vers l'assurance obligatoire, en faisant payer aux personnes concernées la prime d'assurance-maladie. Le vote contraire laisse en vigueur la structure décrite par la source.
Combien de personnes en prison étaient sans AOMS ?
La Statistique de la privation de liberté (FHE) de l'Office fédéral de la statistique (OFS), se référant à 2021, estimait à environ 2 000 personnes en prison sans l'assurance obligatoire des soins, indiquée par le sigle AOMS. Il s'agit de la donnée statistique citée dans le dossier, et non d'un nouveau décompte lié au vote du National.
Pourquoi la réforme a-t-elle été rejetée ?
Le Parlement a jugé inopportun de transférer les coûts des cantons à l'assurance obligatoire. La source cite également deux raisons : de nombreux intéressés auraient bénéficié de la réduction des primes et l'affiliation n'aurait normalement duré que quelques mois, créant une charge administrative disproportionnée. En outre, le sujet a été considéré comme relevant de la compétence cantonale.

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