Le travail à temps partiel rapporte moins en pourcentage

Travailleur à temps partiel sur le front du lac de Lugano avec vue sur les Alpes

Au Tessin, 65% des salariés travaillent à temps plein (5'456 francs/mois) et 35% à temps partiel, avec une rémunération de 5'121 francs en équivalent temps plein, soit 335 francs de moins.

Contexte

En bref

  • Au Tessin, 65% des salariés travaillent à temps plein.
  • Le temps partiel concerne 35% des salariés.
  • À temps de travail égal, l'écart moyen est de 6,1%.
  • En Suisse, le temps partiel concerne 38,5% des salariés.

Faits clés

  • Source→nouveau rapport d'octobre de l'Ustat
  • Données→2024
  • Temps plein au Tessin→65% et 5'456 francs par mois
  • Temps partiel au Tessin→35% et 5'121 francs en équivalent temps plein
  • Écart tessinois→335 francs de moins
  • Comparaison à temps de travail égal→6,1% de moins pour le temps partiel
  • Suisse→38,5% de temps partiel et 7,7% d'écart
  • Motion→Evaristo Roncelli demande une analyse au Conseil d'État

Le 6,1% est l'écart moyen qui ressort, à temps de travail égal, entre le salaire des personnes travaillant à temps partiel et celui des personnes travaillant à temps plein. Cette donnée figure dans le nouveau rapport d'octobre de l'Office de statistique (Ustat), mais l'analyse invite à ne pas s'en tenir au pourcentage : en comparant uniquement des travailleurs aux caractéristiques similaires, les différences tendent à disparaître.

La situation en 2024

En 2024, dans le canton du Tessin, 65% des personnes salariées travaillaient à temps plein et gagnaient en moyenne 5'456 francs par mois. Les 35% restants travaillaient à temps partiel ; la rémunération en équivalent temps plein s'élevait à 5'121 francs, soit 335 francs de moins. L'Ustat décrit une situation stable : en 2014, la différence entre les deux groupes était très similaire.

Femmes, âge et profil

Le rapport indique que ce sont principalement les femmes qui recourent au temps partiel, souvent dans des secteurs offrant des rémunérations moins élevées. L'âge compte également : le recours au temps partiel est plus fréquent chez les classes d'âge les plus jeunes et les plus âgées. L'analyse change lorsque la comparaison est effectuée entre des travailleurs aux caractéristiques similaires. Dans ce cas, les différences entre temps plein et temps partiel tendent à disparaître : c'est le profil du salarié, et non le taux d'occupation, qui influe sur la rémunération.

La comparaison et la motion

À l'échelle suisse, le recours au temps partiel est plus important, à 38,5%, et l'écart salarial atteint 7,7%. L'évolution est toutefois différente : depuis 2014, la hausse des salaires à temps partiel a été plus marquée que celle des salaires à temps plein. L'Ustat émet l'hypothèse qu'au cours de la dernière décennie, des personnes aux rémunérations élevées ont choisi le temps partiel, faisant ainsi augmenter la moyenne. Hier, au Grand Conseil, la motion d'Evaristo Roncelli, d'Avanti con Ticino&Lavoro, qui demande au Conseil d'État une analyse du revenu disponible selon la variation des taux d'occupation, a été approuvée. La crainte des motionnaires est que davantage de revenus et la perte de certaines aides ne laissent la même somme à la fin du mois.

Details pratiques

Le pourcentage ne suffit pas

La donnée agrégée est utile pour décrire le marché, mais elle ne suffit pas pour juger l'intérêt d'un emploi individuel. Une moyenne plus basse pour le temps partiel regroupe des personnes qui, selon l'Ustat, présentent des différences d'âge, de genre et de répartition sectorielle. Si l'on restreint la comparaison à des travailleurs aux caractéristiques similaires, l'écart tend à se réduire jusqu'à disparaître. La bonne question n'est donc pas seulement quel pourcentage de travail est effectué, mais quel profil est comparé.

Pour les travailleurs transfrontaliers

Pour un travailleur frontalier qui travaille dans le canton du Tessin, cette prudence évite une interprétation excessive de la donnée. Le texte disponible ne fait pas de distinction entre résidents et non-résidents et ne présente pas non plus de calcul concernant le permis G. La source s'en tient au salaire et ne fournit aucun élément sur l'AVS, la LPP ou la LAMal. Elle ne traite pas non plus de l'impôt à la source ni de la double imposition. Ces aspects ne peuvent donc pas être déduits de la comparaison entre travail à temps plein et travail à temps partiel.

Le passage consacré au revenu disponible soulève une autre question. La motion approuvée par le Grand Conseil part de la crainte qu'une personne déjà employée à temps partiel ne soit pas incitée à augmenter son taux d'activité : la hausse du revenu pourrait s'accompagner de la perte du droit à certaines aides, laissant inchangée la somme disponible à la fin du mois. Il ne s'agit pas d'une nouvelle mesure salariale décrite par la source, mais d'une demande d'analyse qui considère conjointement les taux d'activité, le revenu et les aides.

Pour transformer la comparaison en une lecture personnelle, le lecteur peut mettre en regard des données de l'Ustat le simulatore busta paga. Si la question porte sur l'argent qui reste à la fin du mois, le costo della vita Ticino vs Italia offre un second angle de lecture, sans attribuer à ces statistiques une précision que la source ne fournit pas.

Outils utiles pour la planification

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Points cles

Une lecture opérationnelle

La source n'établit pas quel pourcentage serait avantageux pour chaque travailleur et ne propose pas de procédure individuelle. Pour utiliser les données sans leur attribuer des réponses qu'elles ne contiennent pas, le lecteur peut suivre quatre étapes.

1. Pars de l'année de référence. Utilise 2024 pour lire la photographie du marché tessinois et 2014 pour vérifier la comparaison temporelle indiquée par l'Ustat.

2. Garde distincts les deux volets salariaux. D'une part, il y a le travail à temps plein ; d'autre part, pour le temps partiel, la rémunération équivalente à temps plein. La différence de 335 francs doit être lue dans ce cadre statistique.

3. Vérifie le profil mis en comparaison. Les femmes, les classes d'âge et les secteurs n'ont pas le même poids dans la composition des groupes. Le rapport invite à comparer des travailleurs présentant des caractéristiques similaires avant d'attribuer la différence au seul pourcentage travaillé.

4. Sépare le salaire du revenu disponible. Le scénario concernant les subventions est la raison pour laquelle la motion demande une analyse spécifique selon la variation du pourcentage de travail. Il ne faut pas le confondre avec la comparaison salariale élaborée par l'Ustat.

Pour un frontalier qui travaille au Tessin, cette séquence permet d'utiliser la statistique comme référence sans la transformer en une réponse sur des conditions individuelles que la source n'examine pas. La démarche institutionnelle à suivre est l'analyse demandée au Conseil d'État ; le texte disponible n'anticipe pas les résultats.

Pour une estimation personnelle de la rémunération, utilise le calcolatore stipendio.

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Source: laregione.ch

Questions fréquentes
Quel est l’écart salarial moyen entre le temps plein et le temps partiel au Tessin selon le rapport Ustat 2024 ?
Selon le rapport de l'Ustat d'octobre 2024, à durée de travail égale, l'écart moyen est de 6,1%. En valeurs absolues, les personnes travaillant à temps plein gagnent en moyenne 5'456 francs par mois, tandis que le temps partiel correspond à une rémunération équivalente à temps plein de 5'121 francs, soit 335 francs de moins.
Comment le recours au temps partiel au Tessin se compare-t-il à la moyenne suisse ?
Au Tessin, le travail à temps partiel concerne 35% des salariés, contre 38,5% à l'échelle suisse. L'écart salarial moyen est de 6,1% au Tessin et de 7,7% en Suisse, ce qui montre que la différence est moins marquée dans le canton du Tessin que dans la moyenne nationale.
Que demande la motion d’Evaristo Roncelli approuvée au Grand Conseil ?
La motion demande au Conseil d'État une analyse du revenu disponible selon les différents taux d'activité. La crainte est qu'une augmentation du temps de travail puisse entraîner la perte du droit à certaines aides, laissant inchangée la somme disponible à la fin du mois, malgré l'augmentation du revenu brut.

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