Impôt sur les transferts à Berne : franchise de 800k

Bâtiment résidentiel à Berne avec plans architecturaux en main

Le Gouvernement propose l’usage non exclusif et le remboursement dans un délai de 4 ans. Consultation ouverte jusqu’au 7 janvier 2027.

Contexte

En bref

  • Le Gouvernement cantonal propose d’assouplir l’exonération fiscale.
  • Le seuil reste fixé à 800.000 CHF du prix d’achat.
  • La consultation se termine le 7 janvier 2027.
  • Le remboursement pourra être demandé dans un délai de quatre ans.

Faits clés

  • Objet → révision de la loi sur l’impôt sur les mutations
  • Montant exonéré → premiers 800.000 CHF du prix
  • Consultation → jusqu’au 7 janvier 2027
  • Nouvelle exigence → résidence principale pendant six mois dans un délai de quatre ans
  • Procédure proposée → impôt dû lors de l’inscription au registre foncier

Le Gouvernement cantonal propose de simplifier l’impôt sur les mutations immobilières pour les personnes qui achètent un logement destiné à leur propre habitation. Le projet élargit également le cercle des acquisitions pouvant bénéficier de l’exonération : il ne serait plus nécessaire d’utiliser le bien exclusivement à des fins d’habitation. La révision de la loi a été mise en consultation et la procédure restera ouverte jusqu’au 7 janvier 2027.

L’origine de la révision

Deux motions du parlement cantonal sont à l’origine de la révision ; elles demandaient des exceptions plus larges à l’impôt sur les mutations. Le Gouvernement propose désormais une réglementation entièrement remaniée, plus simple et plus pratique à appliquer. Le texte a été élaboré avec la participation des groupes du parlement cantonal, des notaires et d’autres spécialistes.

Aujourd’hui, l’achat d’un logement est exonéré sur les premiers 800.000 francs du prix. Pour une maison ou un appartement déjà construit, l’acheteur doit y emménager dans un délai d’un an. Pour un bien immobilier encore à construire, le délai est de deux ans. Le bien immobilier doit ensuite être utilisé pendant au moins deux ans, sans interruption, à titre personnel et exclusivement comme logement.

La solution mise en consultation

La proposition maintient la franchise de 800.000 francs, mais prend également en compte un usage non exclusivement résidentiel. Cela inclurait, par exemple, les personnes qui établissent le siège de leur entreprise dans l’appartement ou qui en louent une partie. L’exonération resterait toutefois réservée à l’achat d’un logement en propriété : les résidences secondaires, les maisons de vacances et les immeubles commerciaux resteraient soumis à l’impôt.

Pour obtenir l’exonération, la proposition exige que l’acheteur utilise le bien comme résidence principale pendant au moins six mois au cours des quatre années suivant l’achat. Le même contrat pourrait en outre inclure les terrains et les locaux directement au service de l’appartement, tels que les places de stationnement et les locaux de loisirs. Pour une première orientation concernant les calculs fiscaux, le calcolatore stipendio/imposte offre un outil d’approfondissement.

Details pratiques

La proposition ne concerne pas seulement le moment où l'on emménage dans le logement. Pour l'acheteur, elle met en regard trois éléments distincts : le plafond de 800.000 CHF, la manière dont le bien immobilier est utilisé et le moment où l'impôt est payé. Comme le texte est encore en consultation, la comparaison permet de comprendre la différence entre les règles décrites comme étant en vigueur et la solution annoncée par le Gouvernement.

Délais et utilisation du bien immobilier

| Situation | Règle actuelle | Solution proposée | | Maison ou appartement déjà construit | Emménagement dans un délai d'un an ; puis usage personnel, exclusif et continu pendant au moins deux ans | Utilisation comme résidence principale pendant au moins six mois dans les quatre ans suivant l'achat | | Bien immobilier encore à construire | Emménagement dans un délai de deux ans ; puis usage personnel, exclusif et continu pendant au moins deux ans | Utilisation comme résidence principale pendant au moins six mois dans les quatre ans suivant l'achat | | Bien immobilier à usage mixte | L'exonération exige un usage exclusivement résidentiel | Un usage qui n'est pas exclusivement résidentiel est également admis, comme siège de l'entreprise ou sous-location d'une partie | | Résidence secondaire, maison de vacances ou bâtiment commercial | Soumis à l'impôt | Reste soumis à l'impôt |

Le tableau montre que le projet n'étend pas indistinctement l'exonération à tous les biens immobiliers. Il élargit surtout la possibilité de combiner habitation et autre usage dans un même bien, tout en maintenant toutefois l'exigence d'un logement en propriété utilisé comme résidence principale. Les places de parking, les locaux de loisirs et les autres espaces directement au service de l'appartement seraient également compris dans l'exonération s'ils sont achetés dans le même contrat.

Le moment du paiement

Aujourd'hui, l'impôt est différé de deux ans sur demande. Le texte observe que de nombreux acheteurs ne comprennent pas pourquoi, une fois cette période écoulée, ils devraient le payer ultérieurement s'ils n'ont pas respecté les conditions de l'exonération. Dans le modèle proposé, en revanche, l'impôt deviendrait déjà exigible lors du dépôt de la demande au registre foncier. L'acheteur qui remplit les conditions demanderait ensuite le remboursement dans les quatre ans suivant l'achat. Les mêmes voies de droit que celles prévues aujourd'hui resteraient disponibles contre la décision d'imposition. Pour mettre de l'ordre dans les montants et les échéances fiscales personnelles, il est possible de consulter le calcolatore stipendio/imposte.

Outils utiles pour votre cas

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Points cles

Quiconque doit planifier un achat peut utiliser la proposition comme une grille de contrôle, sans confondre les conditions actuelles avec celles annoncées. La séquence pratique est la suivante.

Avant la transaction

1. Identifier le bien immobilier. Vérifier s'il s'agit d'une maison ou d'un appartement déjà construit, ou d'un logement encore à construire. Dans la réglementation actuelle, cette distinction détermine le délai pour y emménager : un an dans le premier cas, deux ans dans le second.

2. Contrôler l'usage prévu. Aujourd'hui, le bien immobilier doit être occupé personnellement, sans interruption et exclusivement pendant au moins deux ans. La proposition remplace ce régime par l'utilisation comme résidence principale pendant au moins six mois dans les quatre ans suivant l'achat et admet, parmi les exemples indiqués, un siège d'entreprise ou la sous-location d'une partie.

3. Distinguer l'habitation des immeubles exclus. Si l'achat concerne une résidence secondaire, une maison de vacances ou un bâtiment commercial, la proposition maintient l'assujettissement à l'impôt. Les places de parking, les locaux de loisirs et les espaces similaires peuvent en revanche bénéficier de la nouvelle exonération s'ils sont achetés dans le même contrat et servent directement l'appartement.

4. Distinguer le prix de la procédure. L'exonération concerne toujours les premiers 800.000 CHF du prix d'achat. Dans la solution proposée, l'impôt est dû au moment de la demande d'inscription au registre foncier ; si les conditions sont remplies, la demande de remboursement doit être présentée dans les quatre ans suivant l'achat. Pour les règles actuelles, la source décrit en revanche un report de deux ans sur demande. Le texte ne modifie pas les voies de recours contre la décision de taxation.

5. Indiquer la date limite de la consultation. Le projet de modification de la loi sur l'impôt sur les mutations est en consultation jusqu'au 7 janvier 2027. Cette date est distincte des délais concernant l'utilisation du bien immobilier et l'éventuel remboursement.

Cette séquence évite de traiter comme définitive une solution que le Gouvernement a mise en consultation. Pour organiser le budget et approfondir les calculs fiscaux disponibles sur le site, utilise le calcolatore stipendio/imposte.

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Source: be.ch

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Questions fréquentes
Quel est le seuil d’exonération proposé pour l’achat d’un logement ?
Le Gouvernement cantonal propose de maintenir la franchise de 800.000 francs sur le prix d'achat. L'exonération reste réservée à l'achat d'un logement en propriété utilisé comme résidence principale, tandis que les résidences secondaires, les maisons de vacances et les immeubles commerciaux restent soumis à l'impôt. La consultation publique est ouverte jusqu'au 7 janvier 2027.
L’exigence relative à l’usage exclusif du bien immobilier change-t-elle ?
Oui, la proposition assouplit la condition d'usage exclusif. Actuellement, le bien immobilier doit être utilisé personnellement et exclusivement comme logement pendant au moins deux ans. La nouvelle solution autorise un usage qui ne soit pas exclusivement résidentiel, comme établir le siège de l'entreprise ou louer une partie, à condition que le bien immobilier soit utilisé comme résidence principale pendant au moins six mois au cours des quatre années suivant l'achat.
Quand doit-on payer l’impôt et comment fonctionne le remboursement ?
Dans le modèle proposé, l’impôt devient exigible dès le dépôt de la demande auprès du registre foncier. Toute personne qui remplit les conditions d’utilisation peut demander le remboursement du montant dans un délai de quatre ans à compter de l’achat. Actuellement, l’impôt peut être différé de deux ans sur demande, mais il doit être payé si les conditions ne sont pas remplies dans ce délai.
Quels autres biens immobiliers peuvent bénéficier de l’exonération ?
Outre la résidence principale, l’exonération peut s’étendre aux terrains et locaux directement au service de l’appartement, tels que les places de stationnement et les locaux dédiés aux loisirs, à condition qu’ils soient achetés dans le même contrat. La proposition maintient la distinction entre les biens immobiliers résidentiels principaux et les autres usages, en excluant toutefois les résidences secondaires et les bâtiments commerciaux du régime préférentiel.

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