CDHR : quand les frontaliers français paient l'acompte de 95%

Vue sur le lac Léman avec les montagnes du Valais en arrière-plan, représentant le canton de Vaud

## En bref - La CDHR vise une imposition minimale de 20% - Le revenu fiscal de référence détermine le périmètre - Les seuils indiqués sont de 250.000 et 500.000

Contexte

En bref

  • La CDHR vise une imposition minimale de 20%
  • Le revenu fiscal de référence détermine le périmètre
  • Les seuils indiqués sont de 250.000 et 500.000 euros
  • L'acompte prévu était de 95% au plus tard le 15 décembre 2025

Faits clés

  • Mesure → contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR)
  • Résidence fiscale → France en 2025
  • Seuil pour un couple → 500.000 €
  • Paiement → espace personnel sur impots.gouv.fr

Publié en février 2026, le guide consacré à la contribution différentielle sur les hauts revenus présente une mesure fiscale française susceptible de faire apparaître une rubrique supplémentaire sur l'avis d'imposition des personnes vivant en France et percevant un salaire suisse ou des revenus mixtes France-Suisse. Pour certains foyers disposant de revenus élevés, la CDHR porte le niveau minimal d'imposition à 20 %.

Les trois conditions cumulatives

La mesure ne concerne pas automatiquement tous les revenus élevés. La source indique trois conditions qui doivent être réunies simultanément. La première est le domicile fiscal en France en 2025 : toute personne qui déclare ses revenus en France entre dans le périmètre décrit par le guide.

La deuxième concerne le revenu fiscal de référence ajusté aux fins de la CDHR. Les seuils sont évalués au niveau du foyer fiscal : le texte indique 250.000 euros et 500.000 euros, avec 500.000 euros pour une déclaration de couple en imposition commune.

La troisième condition est le niveau effectif de l'imposition. Si l'impôt sur le revenu, additionné à la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR), n'atteint pas 20% du revenu pris en compte, la CDHR couvre la différence. Si, au contraire, le calcul atteint au moins 20%, la contribution reste nulle, même avec des revenus très élevés.

Le calcul ne tient pas seulement compte de ce qui a été versé en France. Il part du revenu fiscal de référence et d'un taux moyen d'imposition. C'est pourquoi un salaire suisse peut rester inclus dans l'assiette utilisée pour la CDHR même lorsque la convention fiscale franco-suisse évite la double imposition au moyen d'un crédit d'impôt.

Le point concerne les travailleurs frontaliers résidant en France, y compris ceux qui perçoivent un salaire suisse et suivent leur situation fiscale au-delà de la frontière. Le guide précise toutefois que, dans la plupart des cas, un profil fondé sur le seul salaire suisse aboutit à une CDHR égale à zéro. La vérification chiffrée reste nécessaire lorsque changent le niveau global des revenus, les revenus financiers, les revenus exceptionnels ou la situation familiale. Pour organiser les données de départ, on peut utiliser le calcolatore stipendio, sans confondre une estimation avec le paiement effectif.

Details pratiques

Trois profils, trois résultats

La manière la plus pratique de comprendre l'effet de la CDHR consiste à distinguer le franchissement des seuils du résultat du calcul final. La source présente trois profils, avec des conséquences différentes également pour les personnes qui vivent en France et perçoivent un revenu suisse :

| Profil | Situation | Conséquence | | A | Revenus inférieurs aux seuils | Le guide invite à quitter la page | | B | Seuils dépassés, simulation CDHR à zéro | L'acompte n'est pas versé | | C | Seuils dépassés, CDHR positive | Le montant est estimé et l'acompte est versé |

Le profil A n'entre pas dans le champ décrit. Dans le profil B, le revenu est suffisamment élevé pour dépasser le seuil, mais le calcul de l'imposition minimale ne génère pas de somme à verser. Seul le profil C conduit à la phase de l'acompte. Cette distinction évite de considérer le simple dépassement de la limite comme la preuve automatique d'une dette.

Le point spécifique pour les personnes qui perçoivent un salaire suisse

Une retenue à la source en Suisse ne suffit pas, à elle seule, pour écarter la vérification. Selon le guide, les revenus suisses sont inclus dans le revenu fiscal de référence servant au calcul de la CDHR, y compris lorsque la convention fiscale franco-suisse neutralise la double imposition grâce à un crédit d'impôt. Le contrôle ne se limite donc pas à l'impôt versé en France comparé au salaire : il repose sur une base de revenus étendue et sur un taux moyen déterminé selon les règles du dispositif.

La conséquence pratique est double. D'un côté, la plupart des profils fondés sur le seul salaire suisse aboutissent à une CDHR égale à zéro. De l'autre, il ne suffit pas de s'en tenir à cette règle générale : les revenus financiers, les revenus exceptionnels, le niveau global des revenus et la situation familiale peuvent modifier le résultat de la simulation. Le guide n'indique pas un chiffre unique valable pour tous, précisément parce que le résultat dépend de la combinaison des éléments du foyer.

Pour un travailleur frontalier, la bonne question n'est pas seulement de savoir combien a été retenu en Suisse, mais quel résultat ressort du calcul français. La dichiarazione delle imposte doit donc être lue conjointement avec les données relatives aux revenus 2025 et la simulation CDHR, en distinguant toujours le résultat égal à zéro de la contribution positive. La nouvelle rubrique peut apparaître sur l'attestation fiscale lorsque le calcul aboutit à un montant dû ; le simple fait d'avoir un revenu suisse ne suffit pas, à lui seul, à déterminer l'acompte.

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Points cles

Procédure et échéances

La partie opérationnelle nécessitait deux étapes distinctes : estimer d'abord la CDHR, puis payer l'acompte. La source avertit que la simulation n'encaisse aucune somme et que la déclaration devait inclure à la fois ce qui avait déjà été perçu et une prévision pour la fin de l'année.

Les quatre étapes

1. Reconstituer les revenus 2025. Pour l'acompte, il fallait prendre en compte les revenus réalisés au 1er décembre 2025 et estimer ceux perçus entre le 1er et le 31 décembre 2025. L'estimation de décembre n'était pas facultative dans le calcul indiqué par le guide : elle servait à déterminer le montant correspondant à l'ensemble de l'année 2025.

2. Estimer la CDHR. Le simulateur servait à vérifier si la personne relevait du champ du dispositif et à calculer le montant estimé. Il ne constituait toutefois pas l'outil de paiement. Le résultat à contrôler était la CDHR due, et pas seulement le dépassement du seuil.

3. Déterminer l'acompte. Lorsque la CDHR s'avérait positive, l'acompte correspondait à 95% du montant estimé pour 2025. La période prévue allait du 1er au 15 décembre 2025 et, en février 2026, elle était déjà écoulée. Pour les personnes qui lisaient après cette échéance, le guide indiquait de s'adresser aux services compétents si le délai n'avait pas été respecté.

4. Valider le paiement. L'opération s'effectuait dans l'espace personnel d'impots.gouv.fr, via le service « Prélèvement à la source », par un prélèvement bancaire au moment de la validation. Une fois la déclaration et le paiement validés, il n'était pas possible de déposer une déclaration rectificative. Si l'estimation avait été trop basse, le versement complémentaire était possible jusqu'au 24 décembre 2025 inclus.

La source signalait également deux conséquences ultérieures. Une majoration de 20% pouvait s'appliquer en cas de retard ou de non-paiement, ou lorsque l'acompte versé s'avérait insuffisant avec un écart supérieur à 20% par rapport à 95% de la CDHR définitivement due. Si, au contraire, plus que nécessaire avait été versé, l'excédent devait être restitué.

Pour maintenir séparées la collecte des revenus, la simulation et le paiement, il est préférable de noter les trois phases et de ne pas considérer le résultat du simulateur comme un reçu. Après avoir vérifié les données, utilise le calcolatore stipendio pour organiser l'estimation.

Source: guidedufrontalier.com

Questions fréquentes
Quels sont les trois critères cumulatifs pour être assujetti à la CDHR ?
La première condition est d’avoir son domicile fiscal en France en 2025. La deuxième est de disposer d’un revenu fiscal de référence ajusté supérieur aux seuils de 250.000 € pour un déclarant seul ou de 500.000 € pour un couple soumis à une imposition commune. La troisième est que l’imposition effective (impôt sur le revenu plus la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus) soit inférieure à 20% du revenu pris en compte ; ce n’est que dans ce cas que la CDHR couvre la différence pour atteindre le minimum de 20%.
Comment calcule-t-on l'acompte à verser et quelle était la date limite ?
Lorsque la simulation de la CDHR renvoie un montant positif, l’acompte correspond à 95% de ce montant estimé pour l’ensemble de l’année 2025. Le paiement devait être effectué dans l’espace personnel d’impots.gouv.fr entre le 1er et le 15 décembre 2025, par prélèvement bancaire au moment de la validation. Après cette date, le guide indiquait de s’adresser aux services compétents pour une éventuelle régularisation.
Pour un travailleur frontalier qui perçoit uniquement un salaire suisse, quand la CDHR peut-elle être due ?
Dans la plupart des cas, un revenu constitué exclusivement du salaire suisse entraîne une CDHR égale à zéro, car l’imposition française atteint ou dépasse déjà 20 %. Toutefois, la CDHR peut devenir positive s’il existe des revenus financiers, des revenus exceptionnels ou des changements de situation familiale qui augmentent le revenu fiscal de référence au-delà des seuils et/ou font baisser le taux effectif en dessous de 20 % ; il est donc nécessaire d’effectuer la simulation à l’aide du calculateur de salaire afin de vérifier le résultat effectif.

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