Suisse : refus d'alimentation et neutralité (guide frontalier)

Palais fédéral à Berne, siège du gouvernement suisse

72,5% des votants rejettent l'initiative sur l'alimentation. Cassis confirme la pratique actuelle en matière de neutralité. Taux de participation de 47,03%.

Contexte

En bref

  • 72,5% ont rejeté l'initiative sur l'alimentation.
  • Tous les cantons ont voté contre le texte.
  • Le taux de participation a été de 47,03%.
  • Cassis défend la pratique actuelle en matière de neutralité.

Faits clés

  • Résultat alimentation → 72,5% de non
  • Participation → 47,03%
  • Sondage précédent → 64% de rejet
  • Tessin → 68,66% de non
  • Grisons → 75,01% d'opposants
  • Politique agricole 2030+ → consultation lancée le 5 septembre
  • Responsable du DEFR → Guy Parmelin
  • Neutralité → pratique actuelle confirmée

Le verdict sur l'alimentation

72,5% des votants suisses ont rejeté l'initiative sur l'alimentation. Le résultat exclut un changement structurel profond de l'agriculture helvétique au cours des dix prochaines années. Tous les cantons se sont prononcés contre, avec un taux de participation de 47,03%. Le dernier sondage avant le scrutin indiquait un rejet de 64%, mais le résultat final a été encore plus net.

Le Tessin a également dit non, avec 68,66% de votes contraires, l'un des taux les plus bas parmi les cantons. La journée tessinoise a été marquée par deux refus : Bellinzone a rejeté le projet sur la Forteresse et le texte sur l'alimentation a été repoussé.

La réponse du Conseil fédéral

Guy Parmelin, conseiller fédéral et chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR), a précisé que le verdict ne signifie pas que tout doit rester inchangé. Le Conseil fédéral reste convaincu que le système agroalimentaire doit évoluer pour relever les défis futurs.

La direction indiquée comprend plus de résilience, une meilleure utilisation des ressources naturelles, moins de pertes alimentaires, de l'innovation et des modes de production plus performants sur le plan économique et environnemental. C'est la trajectoire liée à la Politique agricole 2030+, dont la consultation a été lancée le 5 septembre dernier. Parmelin a également souligné l'objectif de créer plus de valeur avec les ressources disponibles, de renforcer les revenus agricoles, d'augmenter l'efficacité des systèmes de production et de consolider la capacité du pays à surmonter les crises. La méthode, a-t-il expliqué, devra reposer sur des connaissances scientifiques, le dialogue avec les secteurs concernés et une vision à long terme.

La neutralité après le vote

Sur le second dossier, Ignazio Cassis a déclaré que le vote n'était pas dirigé contre la neutralité. Le conseiller fédéral tessinois s'est déclaré satisfait car la définition du principe n'a pas été rigidifiée et la pratique actuelle peut se poursuivre.

« Nous étions neutres hier, nous le sommes aujourd'hui et nous le serons aussi à l'avenir ».

Cassis a rappelé que la neutralité suisse a été adaptée aux différentes périodes, parfois de manière plus restrictive et parfois plus ouverte, et qu'elle protège la sécurité et l'indépendance. La Suisse pourra en outre continuer à décider au cas par cas si elle applique des sanctions économiques à d'autres pays, en tenant compte de ses propres intérêts. Pour Cassis, la neutralité reste liée à l'histoire et à l'identité helvétique. C'était son premier vote en tant que responsable d'un dossier, bien qu'il siège à l'exécutif depuis 2017.

Details pratiques

La lecture pratique du vote

Une carte cantonale non uniforme

Le résultat national est net, mais les pourcentages cantonaux montrent des intensités différentes. Au Tessin, les opposants ont représenté 68,66%, tandis que dans les Grisons, ils ont atteint 75,01%. Le rejet a dépassé 80% des votes opposés à Uri, avec 80,82%, à Schwytz, avec 81,02%, à Appenzell Rhodes-Intérieures, avec 80,29%, et à Obwald, avec 80,26%. Nidwald est resté juste en dessous, à 79,85%.

Le rejet a été plus limité à Genève, avec 62,63%, à Bâle-Ville, avec 63,16%, et à Neuchâtel, avec 65,49%. Tous les cantons ont néanmoins rejeté l'initiative. Le tableau tessinois ajoute une distinction utile : alors que le canton a dit non, les communes de Verzasca et de Campo Vallemaggia ont accepté le texte. Le résultat cantonal et celui des différentes communes ne coïncident donc pas toujours en intensité ou en direction.

Le dossier agricole : vote et parcours

Pour ceux qui suivent l'agriculture suisse, le point pratique consiste à distinguer le verdict des urnes de la voie indiquée par le Conseil fédéral. Le rejet écarte le profond changement structurel envisagé pour les dix prochaines années, mais ne clôt pas le débat sur l'évolution du système agroalimentaire. La consultation sur la Politique agricole 2030+, lancée le 5 septembre, est l'étape concrète mentionnée par la source.

Les thèmes à observer sont ceux indiqués par Parmelin : résilience, ressources naturelles, pertes alimentaires, innovation, rendement économique et environnemental de la production, revenus agricoles et efficacité. Il ne s'agit pas de mesures déjà décrites comme étant entrées en vigueur ; ce sont des objectifs et des critères de travail présentés par le Conseil fédéral. Cette distinction évite d'interpréter le non comme un gel de l'agriculture ou comme l'approbation automatique d'un nouveau programme.

La neutralité comme pratique

Concernant le dossier de la neutralité, l'effet pratique décrit par Cassis est la continuité de la pratique actuelle sans définition rigidifiée. La neutralité peut être plus restrictive ou plus ouverte selon la période, tandis que la décision concernant les sanctions économiques contre d'autres pays reste à prendre au cas par cas, en tenant compte des intérêts suisses.

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Points cles

Comment suivre les prochaines étapes

Une séquence pratique

Pour lire les développements sans confondre les deux dossiers, il convient d'adopter une séquence en quatre étapes.

1. Séparer le verdict de l'agenda. L'initiative sur l'alimentation a été rejetée, tandis que la Politique agricole 2030+ reste la voie citée par Parmelin. La date à retenir est le lancement de la consultation, le 5 septembre. 2. Contrôler le niveau territorial. Sur le texte alimentaire, le non est national et cantonal, mais le résultat tessinois comprend les oui des communes de Verzasca et de Campo Vallemaggia. Lorsque l'on compare les données, il faut donc distinguer la Suisse, les cantons et les communes. 3. Utiliser les mots-clés de la politique agricole. Résilience, ressources naturelles, pertes alimentaires, innovation, valeur, revenus agricoles, efficacité et capacité à faire face aux crises sont les critères rappelés par le chef du DEFR. Ils servent à comprendre si une mise à jour concerne la trajectoire décrite par la source. 4. Garder la neutralité séparée. Pour chaque nouvelle annonce, distinguer la définition générale du principe du choix concret concernant d'éventuelles sanctions économiques contre d'autres pays. La position rapportée est celle d'une décision au cas par cas, en tenant compte des intérêts suisses.

Ce qu'il faut vérifier dans les prochaines communications

La méthode indiquée par le Conseil fédéral pour l'agriculture met sur le même plan les connaissances scientifiques, le dialogue avec les secteurs concernés et la vision à long terme. Ce sont donc ces trois éléments qu'il faut rechercher dans les communications liées à la consultation, ainsi que les objectifs de plus grande valeur avec les ressources disponibles et de renforcement des revenus agricoles. La référence concrète reste la consultation lancée le 5 septembre.

Sur le front de la neutralité, la déclaration de Cassis invite à ne pas confondre le rejet de l'initiative avec une renonciation au principe. La neutralité, selon la position exprimée, peut être adaptée à la période et ne coïncide pas avec l'isolement ou l'indifférence. Cette clé aide à lire séparément l'identité, la sécurité, l'indépendance et les décisions économiques.

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Source: tio.ch

Questions fréquentes
Quel a été le résultat du vote sur l'initiative sur l'alimentation ?
L'initiative sur l'alimentation a été rejetée par 72,5% des votants suisses. Le rejet a été unanime au niveau cantonal, avec un taux de participation de 47,03 %. Au Tessin, 68,66 % des voix étaient contre, tandis que dans les Grisons, le taux d'opposition a atteint 75,01 %. Ce résultat exclut un profond changement structurel dans l'agriculture suisse pour la prochaine décennie, bien que le Conseil fédéral ait l'intention de poursuivre l'évolution du système agroalimentaire à travers la Politique
Qu'a déclaré le Conseil fédéral au sujet de la neutralité ?
Le conseiller fédéral Ignazio Cassis a affirmé que le vote ne représentait pas un rejet du principe de neutralité. Il a souligné que la pratique actuelle est confirmée, permettant à la Suisse d'adapter son approche en fonction de la période historique. La Confédération pourra continuer à décider au cas par cas de l'application éventuelle de sanctions économiques, en évaluant ses propres intérêts nationaux et en maintenant la neutralité en tant qu'élément central de l'identité et de la sécurité s
Quelles sont les prochaines étapes pour la politique agricole ?
Malgré le rejet de l'initiative, le chemin de la réforme ne s'arrête pas. Le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR), dirigé par Guy Parmelin, a lancé le 5 septembre dernier la consultation sur la Politique agricole 2030+. Les objectifs comprennent une plus grande résilience du système, l'utilisation optimisée des ressources naturelles, la réduction des pertes alimentaires et l'innovation, visant à renforcer les revenus agricoles et l'efficacité de la product

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