Blanchiment d’argent en Suisse : il faut davantage de ressources et de sanctions

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Les risques restent élevés en Suisse Le Conseil fédéral prend acte du troisième rapport Le GCRF formule huit recommandations Il faut davantage de ressources et de sanctions

Contexte

En bref

  • Les risques restent élevés en Suisse
  • Le Conseil fédéral prend acte du troisième rapport
  • Le GCRF formule huit recommandations
  • Il faut davantage de ressources et des sanctions plus sévères

Faits clés

  • Document → troisième rapport national sur les risques
  • Périmètre → blanchiment d'argent et financement du terrorisme
  • Recommandations → huit
  • Autorités → GCRF
  • Objectif des sanctions → « sanctions efficaces et dissuasives »
  • Registre → transparence des bénéficiaires effectifs, en vigueur début octobre

À Berne, le Conseil fédéral a pris connaissance du rapport de la Confédération sur les menaces que font peser sur la Suisse le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Le document indique que la place financière suisse reste attractive pour les criminels et que le niveau global de risques reste élevé.

Le texte est le troisième rapport national d’évaluation des risques sur le sujet. Le diagnostic combine deux éléments : le système national répressif est globalement solide, mais doit constamment s'adapter aux nouvelles technologies utilisées par les délinquants.

Ressources, sanctions et criminalité organisée

Pour renforcer la réponse suisse, le GCRF, le Groupe interministériel de coordination chargé de lutter contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et de la prolifération, a formulé huit recommandations. Parmi les priorités figure le renforcement du personnel des autorités impliquées dans la lutte contre la criminalité. La forte augmentation des signalements de cas suspects de blanchiment d’argent risque de pousser le système de contrôle dans ses retranchements.

Le rapport réclame donc du personnel supplémentaire pour les autorités de contrôle et d'application, des systèmes informatiques plus efficaces et des ressources financières suffisantes. Un deuxième chapitre concerne la surveillance financière : les efforts en cours pour élargir l'arsenal de sanctions de la Finma doivent se poursuivre, dans le but de parvenir à des « sanctions efficaces et dissuasives ».

Les auteurs pointent ensuite l’infiltration du crime organisé dans le tissu économique légal. Les réseaux criminels utilisent la Suisse pour transférer des fonds et pénétrer dans l'économie légale ; Le GCRF demande que le projet de loi en cours contre les organisations criminelles soit soumis au Parlement dans les plus brefs délais.

D'autres recommandations incluent l'examen et, si nécessaire, la révision de la loi actuelle sur le contrôle des métaux précieux. Le GCRF propose également de surveiller en permanence le registre de transparence relatif aux déclarations des bénéficiaires effectifs, en vigueur depuis début octobre, pour vérifier s'il atteint les objectifs souhaités.

Details pratiques

La lecture pratique du rapport

La partie opérationnelle du dossier concerne avant tout la capacité du système à gérer les signalements. Le texte lie l'augmentation massive des cas présumés de blanchiment au risque que le système de contrôle atteigne ses limites. La réponse préconisée n'est pas une mesure unique, mais une combinaison de personnel, d'outils informatiques et de ressources financières pour les autorités de surveillance et d'exécution.

Pour les personnes qui vivent ou travaillent en Suisse, le point à suivre est donc l'équilibre entre la solidité du système et son adaptation aux nouveaux outils utilisés par les criminels. Le rapport ne présente pas la résilience du système comme un résultat définitif : il la considère comme suffisante dans l'ensemble, mais soumise à une mise à jour constante.

Cinq fronts à distinguer

| Domaine | Signal du rapport | Réponse indiquée | | Contrôles | Croissance massive des signalements suspects | Davantage de personnel, des outils informatiques efficaces et des ressources financières | | Surveillance | Arsenaux de sanctions de la Finma à élargir | Sanctions efficaces et dissuasives | | Criminalité organisée | Utilisation de la Suisse pour les fonds et infiltration dans l'économie légale | Examen parlementaire rapide du projet de loi | | Métaux précieux | Nécessité d'examiner la loi en vigueur | Révision le cas échéant | | Transparence | Registre en vigueur au début octobre | Évaluation constante des effets |

Le tableau aide à ne pas confondre des niveaux différents. Une augmentation des ressources concerne la capacité administrative ; l'élargissement des sanctions concerne les outils de la Finma ; le projet sur la criminalité organisée concerne en revanche le passage au Parlement. Ces démarches sont liées dans le rapport, mais ne se confondent pas.

Le registre de transparence requiert également une lecture prudente. Le fait qu'il soit entré en vigueur au début octobre n'est pas présenté comme une preuve automatique du résultat : le GCRF recommande de vérifier au fil du temps s'il produit les effets escomptés. Il en va de même pour la loi sur les métaux précieux, que le rapport invite à examiner avant une éventuelle révision.

Le message pour le débat national est clair : la solidité reconnue aujourd'hui n'élimine pas la nécessité d'adapter les contrôles, les sanctions et les instruments réglementaires. Les recommandations indiquent des orientations précises, tandis que leur mise en œuvre reste liée aux autorités compétentes et au Parlement.

Points cles

Comment suivre le dossier sans confondre propositions et décisions

Le rapport propose une séquence de vérification utile à qui veut suivre l'évolution de la lutte contre le blanchiment d'argent en Suisse. La règle de lecture consiste à distinguer ce qui est déjà indiqué dans le document des mesures que le GCRF demande de poursuivre.

Cinq étapes de vérification

1. Commencer par la situation institutionnelle. Le Conseil fédéral a pris connaissance du rapport : c'est l'étape enregistrée par la source. Les huit recommandations décrivent en revanche les interventions considérées comme nécessaires pour améliorer le système. 2. Vérifier la capacité opérationnelle. La référence concrète concerne la disponibilité de personnel dans les autorités de surveillance et d'exécution, l'efficacité des systèmes informatiques et la présence de ressources financières suffisantes. Ce sont les trois éléments à rechercher lorsqu'on évalue la réponse à l'augmentation massive des signalements suspects. 3. Distinguer la surveillance financière de la lutte contre la criminalité organisée. Dans le premier cas, le rapport parle de l'arsenal de sanctions de la Finma et de l'objectif de sanctions efficaces et dissuasives. Dans le second, il demande que le projet de loi soit soumis au Parlement dans les meilleurs délais. 4. Suivre les deux domaines de vérification normative. D'une part, il y a la loi actuelle sur le contrôle des métaux précieux, qui doit être examinée et, le cas échéant, révisée. D'autre part, il y a le registre de transparence relatif aux ayants droit économiques, entré en vigueur au début du mois d'octobre : la question posée par le rapport est de savoir s'il produit les effets escomptés. 5. Maintenir distinctes l'évaluation et les résultats. La source décrit un système globalement solide, mais exposé à l'évolution technologique et à la pression des signalements. Par conséquent, le suivi ne s'achève pas avec la prise de connaissance du rapport : il porte sur la mise en œuvre des recommandations et la vérification des effets du registre.

Ce schéma permet de suivre le sujet au niveau fédéral sans attribuer au Parlement des décisions dont la source ne fait pas état, ni considérer comme déjà approuvées des mesures présentées comme des recommandations. Pour approfondir le rapport entre les règles et le fonctionnement bancaire, consultez le guide sur les conti bancari in Svizzera.

Source: tio.ch

Questions fréquentes
Quelles sont les principales recommandations du GCRF ?
Le Groupe de coordination interdépartemental (GCRF) a formulé huit recommandations. Les priorités comprennent l'augmentation du personnel pour les autorités de surveillance et d'exécution, l'adoption de systèmes informatiques plus efficaces et l'allocation de ressources financières suffisantes pour gérer l'augmentation massive du nombre de cas présumés de blanchiment signalés.
Quelles mesures sont prévues pour la surveillance financière et la criminalité organisée ?
Pour la surveillance financière, le rapport indique la nécessité d'élargir l'arsenal de sanctions de la Finma pour atteindre des « sanctions efficaces et dissuasives ». En ce qui concerne la criminalité organisée, qui s'infiltre dans l'économie légale, le GCRF demande que le projet de loi spécifique soit soumis au Parlement dans les meilleurs délais.
Que prévoit le rapport sur la transparence et les métaux précieux ?
Le document suggère l'examen et la révision éventuelle de la loi sur le contrôle des métaux précieux. En outre, il recommande d'évaluer en permanence l'efficacité du registre de transparence sur la divulgation des titulaires économiques, entré en vigueur début octobre, afin de vérifier s'il produit les effets souhaités.

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