Amendes impayées ? Voici qui peut vous sauver de la prison

Le Freiheitsfonds a récolté près de 100'000 francs.
Contexte
En bref
- Le Freiheitsfonds a récolté près de 100'000 francs.
- 47 personnes ont évité au total 451 jours de prison.
- En 2024, il y a eu 3'935 incarcérations pour des peines de substitution.
- La détention de substitution peut aller jusqu'à 90 jours.
Faits clés
- Fonds → Freiheitsfonds
- Collecte → près de 100'000 francs
- Bénéficiaires → 47 personnes
- Détention évitée → 451 jours
- Conversion → jusqu'à 90 jours de détention
- Donnée de 2024 → 3'935 entrées en prison
- Étude de Zurich → 69% pour le trafic ou les transports publics
- Coût estimé → 200-300 francs par jour
Les données de l'Office fédéral de la statistique indiquent qu'en 2024, les entrées en prison en Suisse pour l'exécution de peines de substitution ont été de 3'935, soit plus de quatre fois celles enregistrées en 2000. Ce chiffre met en évidence le problème auquel s'attaque le Freiheitsfonds, le fonds suisse qui paie les sanctions des personnes qui n'ont pas les moyens de les payer.
Les dons ont permis au fonds de réunir près de 100'000 francs, grâce auxquels les sanctions de 47 personnes ont déjà été payées. Au total, l'intervention a évité 451 jours de détention, selon la NZZ.
Comment fonctionne la peine de substitution
Le non-paiement d'une amende ou d'une peine pécuniaire peut entraîner sa conversion en une peine privative de liberté de substitution, d'une durée maximale de 90 jours. C'est un mécanisme controversé, car il risque de frapper surtout les personnes en difficulté financière et contribue à remplir les prisons.
Selon une étude réalisée à Zurich en 2019, parmi les personnes interrogées, 69% avaient reçu une sanction pour des infractions liées à la circulation ou aux transports publics.
Au Parlement, le Conseil national a rejeté la proposition de Jessica Jaccoud, conseillère nationale socialiste vaudoise, qui visait à remplacer par d'autres mesures la détention prévue pour les amendes impayées allant jusqu'à 5'000 francs.
Le fonds estime qu'intervenir avant la prison est également avantageux sur le plan économique : selon les estimations citées, une journée de détention coûte entre 200 et 300 francs. Le sujet continue toutefois de susciter des interrogations. On craint en effet que l'intervention d'un acteur privé puisse atténuer l'application des sanctions et l'effet dissuasif des amendes ; en outre, il n'est pas certain que les personnes voyageant sans billet le fassent exclusivement pour des raisons économiques.
Parmi les alternatives déjà prévues figure le travail d'intérêt général, dont l'organisation peut toutefois s'avérer complexe. Zurich dispose d'un service dédié ; Berne, en revanche, souhaite étendre le recours à cette mesure également aux cas où la peine a déjà été convertie en détention. Enfin, certaines communes suggèrent de ne pas déposer de plainte pénale contre les personnes qui voyagent sans titre de transport, en se concentrant sur le supplément et le recouvrement de la créance.
Details pratiques
Trois parcours aux effets différents
Pour les personnes qui vivent en Suisse, la question ne se résume pas au montant de la sanction. La source compare trois parcours : conversion en détention de substitution, travail d'intérêt général et, dans certains cas de voyage sans titre de transport, supplément et recouvrement de la créance en lieu et place d'une dénonciation pénale.
La comparaison opérationnelle
| Parcours | Ce qu'il implique selon la source |
|---|---|
| Amende ou peine pécuniaire impayée | Conversion possible en peine privative de liberté de substitution allant jusqu'à 90 jours |
| Travail d'intérêt général | Alternative déjà prévue, mais pas toujours facile à organiser |
| Voyage sans titre de transport | Dans certaines communes, renoncement à la dénonciation pénale, supplément et recouvrement de la créance |
Le premier parcours transforme un défaut de paiement en une possible détention. Le deuxième maintient la réponse sur le terrain du travail d'intérêt général, mais son application nécessite une organisation que la source qualifie de pas toujours facile. Le troisième concerne un périmètre plus restreint : les voyages sans titre de transport et les propositions de certaines communes.
La différence entre les trois voies a un effet pratique immédiat. Le Freiheitsfonds intervient, selon son propre objectif, avant l'incarcération ; le travail d'intérêt général est présenté comme une alternative ; le modèle communal pour les transports mise en revanche sur le supplément et le recouvrement de la créance. Ce sont des réponses différentes au même problème du défaut de paiement, mais elles ne sont pas interchangeables.
Où se situent Zurich et Berne
Zurich dispose d'un service dédié au travail d'intérêt général. À Berne, on cherche à étendre le recours à cette mesure également aux peines déjà converties en détention. La source présente donc un service déjà existant et une extension annoncée, et non une procédure unique décrite pour tous les territoires.
Sur le plan économique, le fonds estime que l'intervention avant la détention est pertinente, car une journée de prison est estimée entre 200 et 300 francs. Du côté des réserves, on craint toujours qu'un acteur privé affaiblisse l'application des sanctions et réduise l'effet dissuasif des amendes. La même source rappelle que les difficultés économiques n'expliquent pas nécessairement chaque voyage sans billet.
Le cadre pratique exige donc de distinguer le type de sanction, le moment de la conversion et l'alternative prévue sur le territoire concerné. Une proposition communale concernant les transports n'équivaut pas au paiement privé d'une sanction, tandis que le travail d'intérêt général ne coïncide pas avec la détention de substitution.
Points cles
S'orienter sans ajouter de règles non citées
La source ne décrit pas de formulaire, de délai ou de bureau unique pour demander l'intervention du Freiheitsfonds. Les étapes pratiques que l'on peut donc reconstituer sont liées au type de sanction et à la phase dans laquelle se trouve le cas.
Quatre étapes
1. Distinguer la sanction. Le texte considère aussi bien l'amende que la peine pécuniaire. Lorsqu'elles ne sont pas payées, elles peuvent être converties en peine privative de liberté de substitution, jusqu'à 90 jours.
2. Situer le cas avant la détention. L'objectif déclaré du fonds est de payer les sanctions des personnes qui risquent la prison parce qu'elles n'en ont pas les moyens. La source documente l'intervention auprès de 47 personnes, mais ne décrit pas de procédure générale d'accès : il n'est donc pas possible de déduire du texte un formulaire ou un délai.
3. Prendre en compte le travail d'intérêt général : le système le prévoit déjà, mais son organisation n'est pas toujours simple. L'exemple cité est celui de Zurich, qui dispose d'un service dédié ; Berne vise à étendre cette possibilité également aux peines déjà transformées en détention.
4. Séparer les cas liés aux transports publics. Pour les personnes qui voyagent sans titre de transport, certaines communes proposent de renoncer à la dénonciation pénale et de miser sur le supplément et le recouvrement de la créance. La proposition est liée à ce type d'infraction et ne doit pas être étendue automatiquement à toute amende.
La limite des informations disponibles
Le texte n'indique pas de procédure identique pour toute la Suisse et n'établit pas non plus que le fonds paie toute sanction impayée. Il rapporte plutôt un objectif, certains résultats et des alternatives situées à Zurich, à Berne ou dans des communes non précisées. Pour le lecteur, la distinction décisive est donc entre sanction impayée, conversion possible, travail d'intérêt général et modèle communal appliqué aux transports sans titre de transport.
Pour approfondir l'utilisation quotidienne des mezzi pubblici.
Source: tio.ch
Questions fréquentes
- Qu'est-ce que le Freiheitsfonds et comment fonctionne-t-il ?
- Le Freiheitsfonds est un fonds suisse qui paie les amendes des personnes qui n’ont pas les moyens d’éviter la détention. Il a récolté près de 100'000 francs grâce aux dons et a déjà réglé les sanctions de 47 personnes, évitant au total 451 jours de prison.
- Comment les amendes sont-elles converties en peine de prison ?
- Lorsqu’une amende ou une peine pécuniaire n’est pas payée, elle peut être convertie en une peine privative de liberté de substitution pouvant aller jusqu’à 90 jours. En 2024, en Suisse, 3'935 admissions en prison ont été enregistrées pour l’exécution de peines de substitution, soit plus de quatre fois le chiffre de 2000.
- Existe-t-il des alternatives à la détention pour ceux qui ne paient pas les amendes ?
- Oui, il existe plusieurs alternatives. À Zurich, il existe un service dédié au travail d’intérêt général. Berne entend élargir le recours à cette possibilité également pour les peines déjà converties en détention. Enfin, certaines communes proposent de renoncer à la dénonciation pénale pour les personnes qui voyagent sans titre de transport, en misant sur le supplément et le recouvrement de la créance.