Finma approuve le premier ETF suisse en Bitcoin

À Zurich, la Finma a autorisé un fonds ouvert au public qui investit directement dans Bitcoin, le premier de ce type.
Contexte
En bref
- Finma autorise le premier fonds public directement investi en Bitcoin
- Le fonds est négocié en bourse
- La décision fait suite à l'intérêt croissant pour les cryptomonnaies
- Le risque de marché reste très élevé
Faits clés
- Autorité → Finma
- Instrument → premier fonds ouvert au public investissant directement dans Bitcoin
- Marché → fonds négocié en bourse
- Intérêt → cryptomonnaies, en particulier Bitcoin
- Risque → très élevé
La première autorisation
À Zurich, la Finma a autorisé un fonds ouvert au public qui investit directement dans Bitcoin, le premier de ce type. Dans un communiqué publié mardi, l’autorité a justifié sa décision par l’intérêt croissant pour les investissements en cryptomonnaies, surtout dans Bitcoin.
Pour la première fois, explique la Finma, il s’agit d’un fonds destiné au public et négocié en bourse qui investit directement dans la cryptomonnaie. Dans le texte, le produit est désigné comme un ETF sur Bitcoin. La décision concerne donc un instrument destiné au public et négocié sur le marché boursier, et non une simple annonce sur l’intérêt des investisseurs.
La Finma estime que le feu vert pourrait renforcer la protection des investisseurs. Dans le même temps, l’autorité souligne le risque associé aux investissements dans Bitcoin et assortit son autorisation d’un appel explicite à la prudence face au risque de marché.
La protection mentionnée dans le communiqué passe également par les mesures exigées des établissements soumis à la surveillance. Ces derniers doivent réduire les risques opérationnels et ceux liés à la conservation. L’application des règles de conduite, selon la Finma, contribue à une protection accrue par rapport aux investissements directs dans les cryptomonnaies.
Cette nouvelle contient donc deux éléments distincts : l’autorisation du premier fonds ouvert au public négocié en bourse avec un investissement direct dans Bitcoin et l’obligation, pour les établissements surveillés, d’adopter des mesures concernant les risques opérationnels et de conservation. Dans le même communiqué, la Finma maintient toutefois au premier plan l’avertissement concernant le risque lié à la cryptomonnaie.
Details pratiques
Deux volets à ne pas confondre
Dispositifs opérationnels et risque de marché
La communication de la Finma distingue la protection des investisseurs du risque lié à l'évolution du Bitcoin. Le premier aspect concerne la manière dont les établissements soumis à surveillance doivent organiser la gestion de l'investissement, en réduisant les risques opérationnels et ceux liés à la conservation. Le second concerne en revanche la valeur du capital investi, exposée aux fortes fluctuations des cryptomonnaies.
| Volet | Indication de la Finma |
|---|---|
| Instrument | Fonds d'investissement destiné au public, négocié en bourse et investi directement en Bitcoin |
| Risques opérationnels | Les établissements soumis à surveillance doivent prendre des mesures pour les réduire |
| Risques de conservation | Les établissements doivent également prendre des mesures spécifiques sur ce point |
| Comparaison | Les règles de conduite offrent une protection supérieure à celle de l'investissement direct en cryptomonnaies |
| Marché | Le risque lié au Bitcoin reste très élevé, même par l'intermédiaire d'un ETF approuvé |
La relation entre ces éléments constitue le point le plus utile de la décision. Les mesures opérationnelles et de conservation peuvent renforcer la protection prévue pour les personnes qui investissent dans le fonds, mais la Finma ne présente pas l'approbation comme une suppression du risque de marché. Au contraire, elle considère comme très risqués les investissements en Bitcoin, même lorsqu'ils passent par un ETF autorisé.
Pour le public suisse, la nouveauté documentée est donc l'existence d'un canal d'investissement destiné au public et négocié en bourse, avec un investissement direct en Bitcoin. La comparaison avec l'investissement direct ne porte pas sur une promesse de rendement, mais sur le niveau de protection lié aux règles de conduite appliquées par les établissements soumis à surveillance.
La Finma rappelle en outre l'effet des fluctuations sur le capital. Selon le communiqué, cet aspect doit être pris en compte dans la décision d'investissement, notamment eu égard au montant investi. La distinction reste nette : l'autorisation concerne la structure et les dispositifs de l'investissement, tandis que le risque de marché du Bitcoin demeure très élevé.
Points cles
Le périmètre de l'information
Aucun fournisseur indiqué
Le communiqué de la Finma ne mentionne aucun fournisseur concret de l'ETF. À la demande de l'agence de presse AWP, un porte-parole a expliqué que plusieurs fournisseurs de fonds avaient déposé ou annoncé des demandes. L'autorité, toutefois, ne se prononce pas davantage sur les procédures d'autorisation en cours.
Cela établit le fait principal, mais n'attribue pas le produit à une société précise. La source documente la première autorisation d'un fonds d'investissement destiné au public qui investit directement dans le Bitcoin et précise que le fonds est négocié en bourse. En revanche, elle n'indique pas lequel des différents fournisseurs a présenté le produit autorisé.
Cette limite d'information s'accompagne d'un avertissement très précis sur le risque. La Finma ne réduit pas le problème à la conservation ou à l'organisation des établissements : elle rappelle aussi le risque de marché directement lié au Bitcoin et le qualifie de très élevé. Cette évaluation reste valable également pour un ETF approuvé.
Le passage le plus explicite de l'avertissement est le suivant :
Les fortes fluctuations des cryptomonnaies peuvent réduire sensiblement la valeur du capital investi.
La Finma qualifie donc les investissements en Bitcoin de hautement risqués, y compris ceux effectués par l'intermédiaire du nouvel ETF. Dans le communiqué, le montant investi est indiqué comme un élément à prendre en considération dans la décision d'investissement. Aucune limite chiffrée n'est fournie et aucun rendement attendu n'est présenté.
Le cadre vérifiable reste ainsi circonscrit : la Suisse a autorisé pour la première fois un fonds destiné au public négocié en bourse qui investit directement dans le Bitcoin ; les établissements surveillés doivent adopter des mesures concernant les risques opérationnels et de conservation ; le risque de marché reste très élevé et le nom du fournisseur n'a pas été communiqué.
Source: tio.ch
Questions fréquentes
- Qu'a autorisé la Finma ?
- La Finma a autorisé pour la première fois un fonds d’investissement destiné au public, négocié en bourse et investi directement en Bitcoin. La source le définit comme un ETF sur Bitcoin. La décision intervient après l’intérêt croissant pour les investissements en cryptomonnaies, en particulier pour le Bitcoin. Le communiqué n’indique toutefois pas le nom d’un fournisseur précis.
- La Finma a-t-elle indiqué qui offrira l'ETF ?
- Non. Le communiqué ne mentionne aucun fournisseur concret. À la demande de l’agence AWP, un porte-parole a indiqué que plusieurs fournisseurs de fonds avaient présenté ou annoncé des demandes. La Finma n’a pas fourni d’informations supplémentaires sur les procédures d’autorisation en cours. La source documente donc l’autorisation du fonds, mais n’attribue pas le produit à un nom spécifique.
- L’approbation élimine-t-elle le risque de perte ?
- Non. La Finma qualifie de très élevé le risque de marché lié au Bitcoin et considère comme très risqués les investissements, même par l’intermédiaire d’un ETF approuvé. L’autorité avertit que les fortes fluctuations des cryptomonnaies peuvent réduire considérablement le capital investi. Dans le communiqué, elle indique que cet élément doit être pris en compte dans la décision d’investissement, surtout au regard du montant.
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