La confiance des consommateurs suisses se détériore : prix et emploi

Un consommateur suisse inquiet regarde les prix dans un supermarché, reflétant l'incertitude économique et l'augmentation du coût de la vie.

En septembre, l'indice SECO est tombé à -35,8 points Le chiffre a baissé de 3,0 points par rapport à août La sécurité de l'emploi est tombée à -60,6 C'est la première

Contexte

En bref

  • En septembre, l'indice SECO est tombé à -35,8 points
  • Le chiffre a baissé de 3,0 points par rapport à août
  • La sécurité de l'emploi est tombée à -60,6
  • C'est la première diminution de l'indicateur depuis mars dernier

Faits clés

  • Indicateur général en septembre → -35,8 points
  • Indicateur général en août → -32,8 points
  • Évolution économique attendue → de -36,4 à -42,5
  • Situation financière au cours des derniers mois → de -38,8 à -42,3
  • Sécurité de l'emploi → de -54,3 à -60,6
  • Prix attendus au cours des douze prochains mois → de 113,3 à 115,6
  • Moyenne 2023-2026 → -37,3

En septembre, l'indice de confiance des consommateurs suisses s'est établi à -35,8 points. Calculé à partir de l'enquête du Secrétariat d'État à l'économie (SECO), l'indice a diminué de 3,0 points par rapport aux -32,8 enregistrés en août, marquant le premier recul depuis mars dernier. Sur un an, le recul atteint 0,7 point, tandis que l'indice reste légèrement au-dessus de la moyenne 2023-2026, établie à -37,3. Cette dégradation s'accompagne d'un pessimisme plus marqué concernant la situation personnelle, d'une perception de prix élevés et de craintes pour la sécurité de l'emploi.

Les composantes de la confiance

Le recul concerne plusieurs composantes. Les attentes concernant l'évolution économique du pays sont passées de -36,4 à -42,5, bien en dessous de la moyenne pluriannuelle de -34,3. L'évaluation de la situation financière personnelle s'est également dégradée : la valeur relative aux mois écoulés est passée de -38,8 à -42,3, celle concernant les prochains mois de -29,6 à -31,0. Pour les achats importants, le moment continue d'être jugé peu favorable, avec un sous-indice en baisse de -26,3 à -27,3.

L'indicateur relatif à la sécurité de l'emploi est passé de -54,3 à -60,6, confirmant qu'il s'agit du signal le plus net. La valeur reste très inférieure à la moyenne des trois dernières années, qui s'établit à -34,7.

Prix et construction de l'indice

Les prix entrent également dans le tableau. Le sous-indice relatif à l'évolution passée progresse de 122,5 à 129,3 ; celui concernant les attentes pour les douze prochains mois, de 113,3 à 115,6. Pour les cinq prochaines années, la valeur recule de 109,2 à 105,8, tout en restant très élevée. L'échelle produit des soldes positifs lorsque la majorité des consommateurs perçoit une hausse des prix.

L'enquête est réalisée depuis 1972 : elle était auparavant trimestrielle, tandis qu'elle est mensuelle depuis quelque temps. Pour garantir une représentation régionale équitable, l'échantillon du Tessin est volontairement plus large et quatorze questions sont posées aux participants. Les options de réponse vont de beaucoup mieux (+2) à nettement moins bien (-2), en passant par mieux, aucun changement et moins bien. Chaque question donne lieu à un sous-indice ; le climat général correspond à la moyenne de quatre indicateurs : situation économique dans les prochains mois, situation financière au cours des derniers mois et dans les prochains, moment favorable pour les achats importants.

Details pratiques

Les données de septembre doivent être lues en séparant les différents aspects mesurés par le sondage. Le -35,8 ne correspond pas à la variation d’une dépense particulière : il résume quatre sous-indices utilisés pour le climat général et s’accompagne d’autres signaux concernant les prix et la sécurité de l’emploi. Pour les personnes qui vivent en Suisse, cette distinction permet de transformer la donnée nationale en une question concrète sur leur propre budget, sans confondre une perception collective avec un montant personnel.

Prix : passé, année à venir, long terme

Les trois lectures concernant les prix ne décrivent pas la même phase. La valeur relative au passé passe de 122,5 à 129,3 : le solde est plus positif dans l’appréciation des hausses déjà perçues. Celle relative aux douze prochains mois augmente de 113,3 à 115,6. La série concernant les cinq prochaines années, en revanche, baisse de 109,2 à 105,8, tout en restant à des niveaux très élevés.

La séquence suggère une pression plus marquée entre le passé et le court terme, avec un relâchement uniquement sur la longue période. Il ne s’agit pas d’une prévision précise du coût d’un bien particulier, mais de l’interprétation des réponses recueillies par la SECO. Ainsi, les personnes qui suivent leur costo della vita in Svizzera doivent distinguer les augmentations déjà perçues des attentes pour les douze prochains mois et de celles pour les cinq prochaines années.

Les finances et l’emploi doivent être lus séparément

Les deux éléments relatifs à la situation financière personnelle se dégradent simultanément : le sous-indice concernant les mois écoulés passe de -38,8 à -42,3, et celui concernant les mois à venir de -29,6 à -31,0. Cette double baisse indique que le pessimisme concerne à la fois ce qui vient de se produire et les attentes immédiates. Le paramètre relatif aux achats importants, de -26,3 à -27,3, apporte une indication supplémentaire sur le fait que le moment est considéré comme peu favorable pour dépenser des montants importants.

La sécurité de l’emploi doit être interprétée séparément. La valeur de -60,6 est bien inférieure à la moyenne des trois dernières années, qui s’établit à -34,7, mais elle n’indique pas combien de personnes perdront leur emploi. Elle enregistre l’opinion exprimée dans le sondage. La même prudence s’applique à l’indice général : il décrit le climat de confiance des consommateurs et ne remplace pas une évaluation individuelle des revenus ou des dépenses.

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Points cles

Le sondage peut devenir une grille pratique pour lire ses propres décisions, à condition de maintenir séparées les périodes et les catégories indiquées par la SECO. Les soldes ne doivent pas être transformés en pourcentages personnels : ils servent à comparer l’orientation des réponses d’un mois à l’autre.

Quatre étapes pour utiliser les données

1. Fixe la période de comparaison. Pars de la donnée de septembre et mets-la en regard de celle d’août, en notant également la variation sur un an lorsqu’elle est disponible. De cette manière, le mouvement mensuel n’est pas confondu avec celui observé par rapport à l’année précédente.

Examine séparément les quatre indicateurs qui composent le climat général : les perspectives de l’économie, la situation récente des finances personnelles, celle attendue à court terme et l’opportunité d’effectuer des achats importants. Pour chacun, sépare les données relatives au passé, les prévisions à court terme et les intentions de dépense.

3. Garde la sécurité de l’emploi sur une ligne distincte. Le sous-indice correspondant est présenté par la SECO avec les autres indicateurs, mais il ne fait pas partie des quatre valeurs utilisées pour calculer la moyenne du climat général. La comparaison avec la moyenne des trois dernières années aide à ne pas confondre ce signal avec celui concernant les finances personnelles.

4. Lis les prix sur trois horizons : évolution passée, douze prochains mois et cinq prochaines années. Rappelle-toi que l’échelle produit des soldes positifs lorsque la majorité perçoit une hausse des prix. La comparaison avec ses propres dépenses et avec un éventuel achat important doit être faite en séparant les trois échéances.

Le sondage étant récemment réalisé à une fréquence mensuelle, la feuille de comparaison peut être mise à jour mois après mois. Si le thème principal est le travail, on peut consulter les annunci di lavoro. Pour transformer le suivi des ressources disponibles en une estimation de sa propre marge mensuelle, utilise le calcolatore stipendio.

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Source: tio.ch

Questions fréquentes
Quelle a été la valeur de l’indice de confiance des consommateurs suisses en septembre ?
En septembre, l'indice de la confiance des consommateurs suisses s'est établi à -35,8 points, enregistrant une baisse de 3,0 points par rapport aux -32,8 points d'août. Il s'agit de la première diminution de l'indicateur depuis mars dernier. Sur un an, la contraction est de 0,7 point, mais l'indice reste légèrement supérieur à la moyenne de la période 2023-2026, qui s'élève à -37,3 points.
Quels facteurs ont contribué à la détérioration de la confiance des consommateurs ?
La dégradation de la confiance des consommateurs est liée à un pessimisme croissant concernant la situation financière personnelle, à la perception de prix élevés et aux inquiétudes concernant la sécurité de l'emploi. Les attentes concernant l'évolution économique du pays ont diminué de -36,4 à -42,5, tandis que la sécurité de l'emploi est passée de -54,3 à -60,6, une valeur nettement inférieure à la moyenne des trois dernières années.
Comment la perception des prix a-t-elle évolué selon l’enquête du SECO ?
L'enquête SECO met en évidence différentes perceptions des prix. Le sous-indice relatif à l'évolution passée des prix est passé de 122,5 à 129,3, indiquant qu'une majorité de consommateurs perçoit un renchérissement déjà intervenu. Les attentes pour les douze prochains mois ont augmenté de 113,3 à 115,6. Pour les cinq prochaines années, en revanche, la valeur est passée de 109,2 à 105,8, tout en restant à des niveaux considérés comme très élevés.
Quelles sont les principales composantes qui déterminent le climat général de confiance ?
Le climat général de confiance des consommateurs est calculé comme la moyenne de quatre sous-indices principaux. Ceux-ci comprennent la situation économique attendue au cours des prochains mois, la situation financière personnelle au cours des mois passés, la situation financière personnelle attendue au cours des prochains mois et l’évaluation du moment propice pour effectuer de gros achats. L’enquête, menée par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) depuis 1972, comporte quatorze questions.

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