Casse-maladies : 900'000 changements attendus

Entre 600 000 et 900 000 assurés pourraient changer de caisse d'assurance maladie l'année prochaine. C'est ce que révèle un sondage YouGov réalisé pour Deloitte auprès de 1 236 personnes.
Contexte
En bref
- Entre 600 000 et 900 000 assurés pourraient changer de caisse
- Plus de la moitié vérifie chaque année son assurance maladie
- 88 % jugent leurs connaissances « moyennes » à « très bonnes »
Faits marquants
Prévisions → entre 600 000 et 900 000 changements de caisse d'assurance maladie Sondage → YouGov pour Deloitte Période → troisième trimestre 2026 Échantillon → 1 236 personnes de Suisse alémanique, de Suisse romande et du Tessin Connaissances auto-évaluées → 88 % les jugent moyennes à très bonnes Hausse au Tessin en 2027 → 3,7 %
BERNE - Entre 600'000 et 900'000 assurés pourraient changer de caisse maladie l'année prochaine. C'est ce que prévoit un récent sondage réalisé par le cabinet de conseil Deloitte, consacré à la manière dont les assurés contrôlent et évaluent leur assurance maladie.
L'analyse a été publiée vendredi. L'enquête a été menée par l'institut de recherche YouGov pour le compte de Deloitte au troisième trimestre 2026. Au total, 1 236 personnes issues de la Suisse alémanique, de la Suisse romande et du Tessin y ont participé.
L'enquête et le public cible
Plus de la moitié des assurés interrogés ont déclaré vérifier chaque année leur assurance maladie. Cette fréquence est supérieure à la moyenne chez les jeunes adultes âgés de 18 à 29 ans et, au niveau régional, chez les personnes de Suisse romande et du Tessin.
Le texte distingue donc les jeunes adultes des autres participants et met en parallèle cette différence avec celle observée au niveau régional. La Suisse alémanique, la Suisse romande et le Tessin sont inclus dans le même échantillon, mais l’attention portée à la vérification est plus marquée en Suisse romande et au Tessin.
Le chiffre de 600 000 à 900 000 reste l'estimation centrale de l'analyse. Deloitte ne le présente pas comme un décompte déjà effectué, mais comme une prévision du nombre d'assurés susceptibles de changer de caisse maladie au cours de la période suivant l'enquête.
Il convient de bien distinguer la période de référence : les réponses ont été recueillies au troisième trimestre 2026, tandis que la prévision porte sur l’année prochaine. Cette distinction permet d’interpréter les données sans confondre le moment de l’enquête avec le résultat final des changements éventuels.
Pour approfondir le thème de l’assurance en lien avec cette actualité, il est possible de consulter le comparatif des caisses d’assurance maladie et de le croiser avec la lecture de l’enquête.
Details pratiques
C'est dans le cas d'une augmentation de la prime de 20 francs par mois que l'impact sur le budget personnel est le plus sensible. Près de la moitié des participants envisageraient de changer d'assureur maladie. Il y a un an, cette proportion était encore légèrement supérieure à un tiers. Cette comparaison révèle une sensibilité accrue par rapport à l’enquête précédente, sans pour autant que cette intention se traduise par un changement déjà effectué.
Primes et préoccupations financières
Dans le sondage actuel, environ un quart des participants a déclaré avoir des difficultés à payer ses primes. Plus de la moitié des personnes interrogées ont affirmé que les primes d’assurance maladie étaient source de préoccupations financières. Ces deux réponses reflètent des niveaux différents : l’une concerne la difficulté concrète de paiement, l’autre le poids économique perçu. Ensemble, elles montrent pourquoi une éventuelle augmentation pourrait influencer le choix de l’assureur.
La connaissance du système modifie également l’interprétation des résultats. Deloitte indique que les personnes ayant peu de connaissances en matière d’assurance maladie seraient particulièrement touchées par les soucis financiers et les difficultés de paiement. 88 % des personnes interrogées ont estimé que leurs connaissances étaient moyennes à très bonnes, mais seule la moitié environ a répondu correctement à quatre questions de connaissances sur le sujet. L'enquête met ainsi en parallèle la perception personnelle et le résultat des réponses.
Dans les documents joints à l’article, un chiffre distinct apparaît : pour 2027, au Tessin, l’augmentation indiquée est de 3,7 %. Ce chiffre fait référence à la hausse et non à la proportion d’assurés qui évaluent cette évolution ; associer ces deux informations sans les distinguer reviendrait à considérer comme équivalentes des mesures différentes.
L’intelligence artificielle complète le tableau. Aujourd’hui, une personne sur huit déclare l’utiliser comme aide à l’information et à la prise de décision pour les questions relatives à l’assurance. Selon l’enquête, environ un quart des personnes interrogées prévoit de la consulter à l’avenir pour des questions d’assurance : son rôle reste secondaire, mais la proportion attendue est plus importante que celle observée actuellement.
Pour suivre l’impact de la prime sur les dépenses personnelles, il est possible de compléter l’enquête par le guide sur le costo della vita in Svizzera.
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Points cles
Pour transformer les résultats de l'enquête en un bilan personnel, il est conseillé de suivre une démarche concise et reproductible. Les données permettent de se concentrer sur quatre points : le bilan annuel, la réaction face à une éventuelle augmentation, le niveau de connaissance et l'utilisation de l'IA comme outil d'aide.
Quatre étapes pour l'évaluation
1. Vérifier chaque année son assurance maladie. C'est la fréquence indiquée par plus de la moitié des personnes interrogées et cela offre un repère pratique pour ne pas repousser l'évaluation de sa situation.
2. Évaluer sa réaction face à une augmentation. Le scénario de référence de l’enquête est une augmentation potentielle de 20 francs par mois : se demander si, dans cette situation, on envisagerait de changer d’assureur aide à clarifier son seuil de décision.
3. Faire la distinction entre le sentiment de sécurité personnel et les connaissances réelles. 88 % des personnes interrogées jugent leurs connaissances « moyennes à très bonnes », alors que seule la moitié environ a répondu correctement à quatre questions sur le sujet. Ce chiffre invite à ne pas se limiter à une simple auto-évaluation.
4. Considérer l’IA comme une aide à l’information et à la prise de décision. Une personne sur huit l’utilise déjà pour des questions relatives à l’assurance et environ un quart prévoit de la consulter. Son rôle, selon l’enquête, reste pour l’instant secondaire.
Cette séquence n’équivaut pas à une décision automatique de changement : l’enquête mesure les intentions et les comportements déclarés, et non un choix déjà effectué. Elle sert plutôt à structurer l’analyse, en distinguant le poids de la prime, la connaissance du système et les outils utilisés pour s’informer.
Pour compléter la lecture de votre bilan personnel, ouvrez le fichier calcolatore stipendio.
Source: tio.ch
Questions fréquentes
- Combien d'assurés pourraient changer de caisse d'assurance maladie l'année prochaine ?
- Selon une prévision contenue dans une enquête récente du cabinet de conseil Deloitte, entre 600 000 et 900 000 personnes assurées pourraient changer d’assurance maladie l’année prochaine. L’enquête a été réalisée par l’institut de recherche YouGov au troisième trimestre 2026 sur un échantillon de 1 236 personnes originaires de la Suisse germanophone, de la Suisse francophone et du Tessin.
- À quelle fréquence les assurés vérifient-ils leur police d'assurance ?
- Plus de la moitié des personnes assurées interrogées ont déclaré vérifier leur assurance maladie chaque année. Cette fréquence est supérieure à la moyenne chez les jeunes adultes âgés de 18 à 29 ans et, au niveau régional, chez les personnes résidant en Suisse francophone et au Tessin.
- Comment les assurés réagissent-ils à une hausse des primes ?
- Face au scénario d’une augmentation des primes de 20 francs par mois, près de la moitié des participants à l’enquête envisageraient de changer d’assureur santé. Il y a un an, la part correspondante était encore un peu plus d’un tiers, reflétant une sensibilité croissante parmi les citoyens.