Accord climatique et commerce : consultation conclue

Chambre fédérale suisse du Parlement, lieu des décisions en matière de politique commerciale

Conseil fédéral conclut consultation ACCTS : 42 voix sur 45. Accord sur le climat, le commerce et la durabilité entre la Suisse, le Costa Rica, l'Islande et la Nouvelle-Zélande.

Contexte

Brève synthèse

  • Consultation ACCTS conclue le 9 septembre 2026 avec un large consensus
  • 42 avis favorables sur 45 : appui des cantons et des associations économiques
  • Accord entre la Suisse, le Costa Rica, l'Islande et la Nouvelle-Zélande
  • Libéralisation des biens/services environnementaux et dispositions sur les subventions aux combustibles fossiles

Faits clés

  • Quoi : Accord sur le changement climatique, le commerce et la durabilité (ACCTS)
  • Quand : Consultation conclue le 9 septembre 2026
  • Où : Suisse, Costa Rica, Islande, Nouvelle-Zélande
  • Qui : Conseil fédéral, avec l'approbation des cantons et des associations
  • Résultat : 42 avis favorables sur 45 au total
  • Éléments centraux : Libéralisation environnementale, subventions aux combustibles fossiles, étiquetage écologique
  • Chronologie : Approbation du Conseil national septembre 2025

Le Conseil fédéral a conclu le 9 septembre 2026 la consultation relative à l'Accord sur le changement climatique, le commerce et la durabilité (ACCTS), signé par la Suisse, le Costa Rica, l'Islande et la Nouvelle-Zélande. Les résultats mettent en évidence un large consensus national : sur les 45 avis reçus, 42 se sont avérés favorables et seulement 3 contraires.

L'Accord intègre des aspects de politique commerciale, climatique et environnementale en un seul instrument normatif. En détail, il prévoit la libéralisation des biens et services environnementaux, des dispositions relatives aux subventions pour les énergies fossiles et des lignes directrices pour l'étiquetage écologique. L'élément innovant réside dans l'approche combinée : plutôt que de traiter le commerce, le climat et l'environnement séparément, l'ACCTS les réunit dans un cadre cohérent de durabilité.

Parcours parlementaire et soutien transversal

Le projet a déjà reçu une première approbation de la Chambre basse. Le Conseil national avait déjà approuvé l'Accord en septembre 2025. Sur demande de la commission chargée de l'examen préliminaire du Conseil des États, le Conseil fédéral a soumis le dossier à consultation du 1er avril au 8 juin 2026.

Le soutien transversal est large : les cantons, les partis politiques, les associations de l'économie, le secteur énergétique, les organisations environnementalistes et actives dans le domaine de la durabilité ont exprimé un avis favorable. Les points les plus appréciés sont le caractère innovant de l'Accord, la promotion des technologies environnementales et des services durables, les dispositions sur les subventions aux combustibles fossiles et la contribution à un système commercial international fondé sur des règles.

Details pratiques

Consensus large, mais critiques ciblées

Bien que le consensus soit largement majoritaire, il n'a pas été unanime. Trois participants à la consultation se sont montrés opposés, soulevant des interrogations qui reflètent des tensions normales dans les négociations commerciales d'envergure. Principalement, ils craignent que la libéralisation des biens et services environnementaux ne puisse engendrer des risques pour le service public et les conditions de travail et salariales. Une préoccupation compréhensible : les ouvertures de marchés entraînent souvent des ajustements d'emploi dans les secteurs jusqu'à présent protégés par les barrières tarifaires.

Deuxièmement, ils ont exprimé des critiques concernant une limitation excessive de la marge de manœuvre de la Suisse en matière de politique énergétique. Cela touche à un aspect central de la souveraineté nationale : la Suisse a sa propre stratégie énergétique, basée sur les sources hydroélectriques et nucléaires, et l'engagement à s'aligner sur les règles commerciales internationales entraîne des contraintes normales pour tout accord multilatéral. L'équilibre entre l'ouverture commerciale et l'autonomie stratégique reste délicat.

Doutes techniques et administratifs

Plusieurs participants ont soulevé des questions plus spécifiques concernant la formulation et les conséquences de certaines dispositions. En particulier, ils ont demandé des clarifications sur les exceptions relatives aux subventions pour les énergies fossiles : dans quelles situations la Suisse pourra-t-elle conserver des soutiens nationaux aux secteurs énergétiques spécifiques ? Comment garantir la sécurité de l'approvisionnement énergétique sans violer les contraintes commerciales ? Préoccupation encore plus significative dans un contexte de volatilité énergétique mondiale.

Il a également été souligné le thème du «maintien des instruments actuels de politique énergétique et économique». Les nouvelles dispositions et l'étiquetage écologique exigeront des adaptations normatives coordonnées entre les autorités fédérales et cantonales. Les entreprises devront mettre à jour les processus de production et les systèmes de certification pour se conformer aux normes communes. Certains ont exprimé des préoccupations pour «éviter les charges administratives supplémentaires pour les entreprises et les autorités».

Effet limité par les quatre signataires

Certains participants ont souligné que l'impact direct de l'Accord est limité par le nombre restreint de parties contractantes : seulement quatre pays. Un accord entre quatre économies, aussi avancé soit-il dans sa formulation, concerne une part relativement restreinte du commerce mondial de biens et services environnementaux. Pour cette raison, plusieurs participants s'attendent à ce que la Suisse continue à s'engager activement en faveur de l'adhésion d'autres États. Élargir le périmètre de l'Accord pourrait multiplier les bénéfices commerciaux et réduire le risque que la Suisse ne négocie avec des partenaires en positions très différentes.

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Points cles

Prochaines étapes au Parlement

L'Accord poursuit son parcours législatif. Après l'approbation du Conseil national en septembre 2025 et la conclusion de la consultation le 9 septembre 2026, le dossier passe maintenant au Conseil des États pour l'examen préalable, puis l'approbation finale. Le calendrier précis des votes n'a pas encore été communiqué dans le communiqué de presse du Conseil fédéral, mais le rythme accéléré de la procédure suggère qu'on vise une ratification avant la fin de 2026 ou début 2027. Une fois approuvé par les deux Chambres, l'Accord se poursuivra selon les procédures internationales de ratification, en coordination avec la Costa Rica, l'Islande et la Nouvelle-Zélande.

Impact concret pour les entreprises et les consommateurs

L'ACCTS aura des répercussions dans trois domaines principaux de la vie économique suisse. Premièrement, les entreprises suisses opérant dans le secteur des technologies environnementales et des services durables bénéficieront d'un accès plus aisé aux marchés de la Costa Rica, de l'Islande et de la Nouvelle-Zélande. L'élimination des barrières douanières et non tarifaires pour les biens tels que les dispositifs d'efficacité énergétique, les solutions d'énergie renouvelable et les services de conseil en environnement favoriseront les exportations nationales dans ces secteurs.

Deuxièmement, les consommateurs suisses verront progressivement des étiquetages écologiques plus standardisés et transparents sur les produits en provenance des quatre pays signataires. Évaluer si un bien répond à des critères de responsabilité environnementale deviendra plus facile. Cela alimente la tendance, déjà forte en Suisse, vers une consommation consciente et durable.

Troisièmement, la politique énergétique fédérale et cantonale devra se coordonner davantage avec ces nouveaux engagements commerciaux. La limitation des subventions aux énergies fossiles représente une prise de position vertueuse en ligne avec les objectifs climatiques suisses, mais elle limite la discrétion nationale dans les scénarios futurs. Par exemple, si à l'avenir la Suisse souhaitait mettre en œuvre des programmes de soutien à des projets énergétiques spécifiques, elle devrait vérifier la conformité aux critères ACCTS.

Comment rester informé et agir

Pour suivre les opportunités d'emploi dans les secteurs de la technologie environnementale et de la durabilité, consultez régulièrement les plateformes spécialisées et les annonces des entreprises qui conduisent l'innovation dans ce domaine. Si vous représentez une entreprise intéressée par les opportunités d'exportation de biens et de services environnementaux vers les trois partenaires internationaux, explorez les entreprises suisses leaders du secteur pour les partenariats et les comparaisons stratégiques. Le processus de libéralisation entraînera de nouvelles normes d'étiquetage : préparez vos processus de conformité en contactant la chambre de commerce cantonale compétente et en consultant les lignes directrices fédérales du SECO. La fenêtre temporale pour s'adapter sera limitée une fois que l'Accord entrera en vigueur.

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Source: seco.admin.ch

Questions fréquentes
Quels sont les principaux contenus de l'Accord ACCTS ?
L'Accord intègre la politique commerciale, climatique et environnementale. Il prévoit la libéralisation des biens et services environnementaux entre la Suisse, le Costa Rica, l'Islande et la Nouvelle-Zélande ; des dispositions relatives aux subventions pour les énergies fossiles ; des lignes directrices pour l'étiquetage écologique. L'objectif est de promouvoir la transition écologique à travers un système commercial international basé sur des règles transparentes.
Qu'est-ce qui ressort de la consultation du Conseil fédéral ?
La consultation conclue le 9 septembre 2026 a reçu 45 avis : 42 pour et 3 contre. Un large soutien des cantons, des partis politiques, des associations économiques, du secteur de l'énergie et des organisations environnementales. Le projet bénéficie d'une base consensuelle solide pour avancer vers le Conseil des Etats.
Quelles préoccupations ont été soulevées lors de la consultation ?
Trois participants craignent des risques pour le service public et les conditions de travail depuis la libéralisation. Certains s'inquiètent d'une limitation de la marge de manœuvre de la Suisse en matière de politique énergétique. Des doutes ont également été soulevés sur les exceptions aux subventions fossiles, la garantie de l'approvisionnement énergétique et les charges administratives pour les entreprises et les autorités.
Quelle est la prochaine étape ?
Après approbation du Conseil national (septembre 2025) et consultation (finalisée septembre 2026), le projet passe au Conseil des Etats pour examen préalable et approbation finale. La ratification est attendue d'ici fin 2026 ou début 2027, suivant les procédures internationales de coordination avec les trois autres signataires.
Comment l'Accord affecte-t-il les entreprises et les consommateurs suisses ?
Pour les entreprises de technologies environnementales et de services durables, l'accès aux marchés du Costa Rica, de l'Islande et de la Nouvelle-Zélande s'ouvre avec moins de barrières. Pour les consommateurs, des labels écologiques plus standardisés. Pour la politique énergétique nationale, une meilleure coordination avec les contraintes commerciales internationales dans la gestion des subventions et des stratégies énergétiques.

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