UBS et Karin Keller-Sutter: affrontement sur le lobbying

Vue panoramique de Bellinzone avec le Château de Bellinzone et les Alpes

La banque UBS et la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter s'affrontent sur le lobbying. Ermotti nie les pressions, Matter le trouve ridicule.

Contexte

En bref

  • UBS enregistre un bénéfice net de plus de 3 milliards de dollars au premier trimestre 2026
  • Keller-Sutter accuse UBS de lobbying agressif
  • Ermotti nie les pressions sur les parlementaires

Faits clés

  • Quoi : Conflit entre UBS et Karin Keller-Sutter sur le lobbying
  • Quand : 29 avril 2026
  • Où : Suisse
  • Qui : UBS, Karin Keller-Sutter, Sergio Ermotti, Thomas Matter, Alex Farinelli
  • Montant : Bénéfice net d'UBS >3 milliards de dollars
  • Montant : Couverture du capital propre d'UBS : 20 milliards de dollars

La discussion politique sur le capital propre des banques d'importance systémique a vu un échange entre UBS et le gouvernement suisse. Le PDG d'UBS Sergio Ermotti s'oppose à certaines conditions proposées par le Conseil fédéral pour éviter un nouveau cas Credit Suisse. La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, responsable du Département des finances, a parlé d'une opération de lobbying massive et sans précédent de la part de la banque, surtout envers le Parlement, au point d'intimider certains députés. Mais Ermotti conteste les affirmations et des démentis viennent également du Parlement.

Karin Keller-Sutter avait lancé un premier pavé dans la mare samedi dernier sur SRF, parlant d'un comportement 'peu suisse'. 'Qu'une entreprise représente ses intérêts est absolument légitime - avait ajouté la responsable du Département des finances - mais exercer des pressions aussi personnalisées à la fois sur les parlementaires et les conseillers fédéraux est quelque chose de nouveau'. La nouvelle norme proposée par le Conseil fédéral prévoit pour les banques d'importance systémique la couverture intégrale des participations dans les filiales étrangères avec du capital propre. Une couverture qui devrait ainsi s'élever pour UBS à vingt milliards de dollars au total (neuf de plus qu'aujourd'hui, dit le gouvernement), avec une perte de compétitivité importante, dit Ermotti, telle qu'à faire réfléchir sur la présence même d'UBS en Suisse.

Un deuxième pavé, Keller-Sutter l'a ensuite lancé mardi, dans les colonnes du Blick, affirmant que dans le cadre de cette opération de lobbying dur, certains parlementaires auraient maintenant peur de voir leurs dons à UBS réduits pour leurs partis. Aujourd'hui, mercredi, est venue la réponse de Sergio Ermotti via Bloomberg : 'Nous ne faisons pas de lobbying agressif, nous représentons simplement des intérêts. Parce que c'est notre devoir et notre droit de souligner les conséquences pour nos actionnaires, nos clients et nos employés en Suisse. Nous cherchons à contribuer à une discussion basée sur les faits et ce n'est pas toujours le cas'.

La perception au Parlement

Et au Parlement, les députés se sentent-ils effectivement intimidés ? Thomas Matter, entrepreneur UDC et ancien banquier, dit ne rien percevoir. Le député PLR Alex Farinelli affirme n'en avoir pas entendu parler. Et ajoute qu'une quelconque pression de chantage de la part d'UBS serait seulement contre-productive. Matter, puis, ramasse le pavé dans l'étang et le relance dans le champ de la conseillère fédérale Keller-Sutter : 'Personnellement, je ne me souviens même pas de la dernière fois où j'ai parlé avec UBS, ce sera il y a des mois. Et je trouve intéressant qu'on en arrive à parler de députés courbés ou intimidés, alors que le dossier n'a pas encore été traité par les chambres. Affirmer qu'il y a de la peur... je trouve cela ridicule'. Le Centre, dans une prise de position officielle envoyée au Blick, affirme ne ressentir aucune pression de la part d'UBS, tandis que le co-président du PS Cédric Wermuth se dit alarmé par les déclarations de Keller-Sutter. Du PLR, à microphones éteints, quelqu'un reconnaît en réalité que la pression est forte, et celui qui affirme que les menaces voilées ne résultent pas mais ne peuvent pas être exclues.

Implications pour les travailleurs frontaliers

Les tensions entre UBS et le gouvernement suisse pourraient avoir des répercussions également pour les travailleurs frontaliers qui travaillent dans le secteur bancaire au Tessin. La menace d'UBS de réfléchir à sa présence en Suisse pourrait entraîner des changements significatifs sur le marché du travail local. Les travailleurs frontaliers qui travaillent pour UBS pourraient se retrouver face à des scénarios d'incertitude, avec des répercussions possibles sur leur emploi et leurs perspectives de carrière. De plus, les nouvelles règles sur le capital propre pourraient influencer la stabilité et la compétitivité des banques suisses, avec des conséquences indirectes également pour les travailleurs frontaliers.

Details pratiques

Analyse des implications pratiques

Les déclarations de Karin Keller-Sutter et la réponse de Sergio Ermotti soulèvent des questions importantes sur le rôle du lobbying dans le processus décisionnel politique en Suisse. La discussion sur le capital propre des banques d'importance systémique est cruciale pour la stabilité du système financier suisse et pourrait avoir des implications significatives pour les travailleurs frontaliers employés dans le secteur bancaire.

Comparaison avec la situation précédente

Avant les nouvelles propositions du Conseil fédéral, les banques d'importance systémique comme UBS opéraient avec des exigences de capital propre moins strictes. Les nouvelles règles, qui prévoient une couverture complète des participations dans les filiales étrangères, représentent un changement significatif par rapport au passé. Cela pourrait influencer la compétitivité des banques suisses à l'échelle internationale et, par conséquent, le marché du travail local.

Scénarios possibles

Si UBS décidait de réduire sa présence en Suisse, les travailleurs frontaliers employés par la banque pourraient affronter des défis significatifs. Des réajustements internes pourraient être nécessaires, avec des licenciements ou des transferts possibles. De plus, les nouvelles règles pourraient conduire à une régulation et à un contrôle accrus sur les activités bancaires, influençant indirectement également les travailleurs frontaliers opérant dans d'autres secteurs financiers.

Comparaison avec d'autres banques

Les banques d'importance systémique en Suisse, comme UBS et Credit Suisse, sont soumises à des règles plus strictes que les autres institutions financières. Cela pourrait créer un écart compétitif entre les grandes banques et les banques régionales, influençant le marché du travail et les opportunités pour les travailleurs frontaliers. Les banques régionales pourraient bénéficier d'une plus grande flexibilité opérationnelle, attirant des talents et des investissements.

Implications fiscales

Les nouvelles règles sur le capital propre pourraient avoir des implications fiscales pour les travailleurs frontaliers employés dans le secteur bancaire. Les banques pourraient devoir adapter leurs stratégies fiscales pour respecter les nouveaux exigences, avec des répercussions possibles sur les politiques de rémunération et les avantages offerts aux employés. Les travailleurs frontaliers devraient être conscients de ces modifications possibles et se préparer à d'éventuels changements dans leurs conditions de travail.

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Points cles

Que faire pour les travailleurs frontaliers

Les travailleurs frontaliers qui travaillent dans le secteur bancaire au Tessin devraient suivre de près les développements des discussions sur le capital propre des banques d'importance systémique. Il est important de rester informé des nouvelles règles et de leurs implications pour le marché du travail local. De plus, les frontaliers devraient envisager de diversifier leurs compétences et d'explorer des opportunités de travail dans d'autres secteurs financiers ou dans des banques régionales.

Procédure étape par étape

1. Surveiller les développements : Suivre les actualités et les mises à jour sur les nouvelles règles de capital propre et les décisions du Conseil fédéral. 2. Consulter les employeurs : Parler avec ses supérieurs et les responsables des ressources humaines pour comprendre comment les nouvelles règles pourraient influencer son emploi. 3. Diversifier les compétences : Envisager de suivre des cours de formation ou d'obtenir des certifications pour améliorer ses compétences et augmenter les opportunités de travail. 4. Explorer de nouvelles opportunités : Évaluer la possibilité de travailler dans d'autres banques ou secteurs financiers pour réduire le risque de licenciement ou de transfert. 5. Se préparer aux modifications fiscales : Consulter un conseiller fiscal pour comprendre comment les nouvelles règles pourraient influencer sa situation fiscale et se préparer à d'éventuels changements.

Outils utiles

Pour les frontaliers qui souhaitent rester informés et se préparer aux éventuels changements, il est utile d'utiliser des outils comme le calculateur de salaire et le comparateur de permis. Ces outils peuvent aider à évaluer ses options et à planifier son avenir professionnel.

Conclusion

Les tensions entre UBS et le gouvernement suisse représentent un défi pour les travailleurs frontaliers qui travaillent dans le secteur bancaire au Tessin. Il est important de rester informé, de surveiller les développements et de se préparer à d'éventuels changements. En utilisant les outils disponibles et en suivant les procédures indiquées, les frontaliers peuvent affronter avec plus de sécurité les défis futurs.

Source: rsi.ch

Questions fréquentes
Quelles sont les nouvelles règles proposées par le Conseil fédéral pour les banques d'importance systémique?
Les nouvelles règles proposées par le Conseil fédéral prévoient une couverture complète des participations dans les filiales étrangères avec du capital propre pour les banques d'importance systémique. Cela signifie que l'UBS devrait augmenter sa couverture de 11 milliards à 20 milliards de dollars, avec un impact significatif sur sa compétitivité.
Comment les travailleurs frontaliers peuvent-ils se préparer aux éventuels changements dans le secteur bancaire?
Les travailleurs frontaliers peuvent se préparer en surveillant les développements des nouvelles règles, en consultant leurs employeurs, en diversifiant leurs compétences et en explorant de nouvelles opportunités de travail. Il est également utile de consulter un conseiller fiscal pour comprendre les implications des nouvelles règles sur leur situation fiscale.
Quels outils sont disponibles pour les travailleurs frontaliers qui souhaitent planifier leur avenir professionnel?
Les travailleurs frontaliers peuvent utiliser des outils comme le calculateur de salaire et le comparateur de permis pour évaluer leurs options et planifier leur avenir professionnel. Ces outils peuvent aider à mieux comprendre les implications des nouvelles règles et à prendre des décisions éclairées.

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