Ouvrir activité Bâle Ville : registre du commerce

Quartier d'affaires suisse avec bâtiments de bureaux modernes en journée

Guide complet pour ouvrir une entreprise dans le canton de Bâle-Ville : formes juridiques, capital minimum, inscription au registre du commerce, taxes et assurances.

Contexte

En bref

  • Inscription au registre du commerce cantonal obligatoire avant de commencer l'activité
  • Choisissez la forme juridique : entreprise individuelle, SARL (CHF 20'000), SA (CHF 100'000)
  • LAMal dans les 3 mois ; SUVA/LAA si vous embauchez des employés
  • Imposition sur trois niveaux : fédéral, cantonal, communal

Faits clés

  • Quoi : Inscription au registre du commerce (archive publique gérée par le canton)
  • Où : Canton de Bâle-Ville (administration cantonale)
  • Qui : Fondateurs d'entreprises individuelles, SARL, SA, coopératives
  • Capital minimum : SA CHF 100'000 ; SARL CHF 20'000 ; entreprise individuelle pas de limite
  • Obligations : LAMal (3 mois), SUVA/LAA (employés), imposition fédérale-cantonale-communale
  • Contributions des employés : AVS/AI 5.3% (plus 5.3% employeur), AD 1.1% jusqu'à plafond, LAA 0.7–1.5% par secteur

Toute personne souhaitant démarrer une activité en Suisse — y compris dans le canton de Bâle-Ville — doit d'abord s'inscrire au registre du commerce. Ce n'est pas facultatif : l'inscription est une obligation légale fédérale. Sans elle, l'activité n'existe pas légalement et ne peut pas fonctionner régulièrement. Le registre du commerce est l'archive publique fondamentale où sont documentés tous les données essentielles de l'entreprise : propriété, forme juridique, associés, capital, sièges légaux.

Qu'est-ce que le registre du commerce et pourquoi s'inscrire

Le registre du commerce suisse est une base de données publique gérée au niveau cantonal. Il contient des informations sur les entreprises individuelles, les SARL (Sociétés à responsabilité limitée), les SA (Sociétés anonymes), les coopératives et autres formes d'organisation. À Bâle-Ville, l'inscription est de la compétence de l'administration cantonale dédiée.

L'inscription permet à l'administration publique de vérifier l'existence et la légitimité de l'entreprise, de tracer la propriété et la responsabilité, et est essentielle pour accéder au crédit bancaire, conclure des contrats commerciaux et fonctionner régulièrement sur le territoire cantonal.

Les formes juridiques principales

Le choix de la forme juridique est crucial car il détermine le capital minimum, la responsabilité personnelle et la structure fiscale. En Suisse, les trois formes les plus courantes sont :

  • Entreprise individuelle : Une seule personne physique gère l'activité à son nom. Il n'y a pas de capital minimum requis. La responsabilité est illimitée (le patrimoine personnel est en danger en cas de dettes de l'entreprise). C'est la forme la plus simple bureaucratiquement.
  • Société à responsabilité limitée (SARL) : Un ou plusieurs associés. Capital minimum : CHF 20'000. La responsabilité est limitée au capital versé. Plus formelle et protectrice que l'entreprise individuelle. Nécessite un acte constitutif rédigé par un notaire.
  • Société anonyme (SA) : Un ou plusieurs actionnaires. Capital minimum : CHF 100'000. Protection maximale de la responsabilité personnelle (les patrimoines privés restent séparés). Forme plus complexe, coûteuse et bureaucratique, adaptée aux entreprises plus grandes ou aux structures d'investissement.

À Bâle-Ville, comme dans tout le canton, l'inscription au registre du commerce se fait auprès de l'office cantonal compétent (Handelsregister Bâle-Ville). Les procédures exactes et les délais varient selon les cantons : demandez des informations spécifiques directement à l'administration de Bâle-Ville pour les taux, les taxes d'inscription et les délais précis.

Details pratiques

Obligations d'assurance et de cotisation

Ouvrir une activité en Suisse signifie se soumettre à des obligations prévoyantes et d'assurance fédérales et cantonales qui ne peuvent être omises.

LAMal (Assurance maladie obligatoire)

Tous les résidents suisses doivent souscrire une assurance maladie (LAMal) dans les 3 mois suivant leur arrivée ou le début de leur activité. Pour les fondateurs et les employés d'une nouvelle entreprise, cela signifie contracter avec une caisse-maladie privée autorisée. Les primes sont individuelles (pro capite), ce ne sont pas des taxes ni des contributions salariales déduites du salaire. Chaque caisse propose des franchises différentes (CHF 300, 500, 1000, 1500, 2000, 2500) et des primes qui varient selon le canton et la région de risque. Les cantons accordent des subventions pour réduire les primes aux tranches de revenu faible : demandez à l'administration de Bâle-Ville pour les montants spécifiques.

SUVA et assurance accidents (LAA)

Si vous embauchez des employés, vous êtes tenu de souscrire une assurance accidents professionnels. La SUVA (Institut national suisse d'assurance contre les accidents) ou d'autres compagnies autorisées (LAA) offrent des polices. La contribution est à la charge exclusive de l'employeur et est comprise entre 0,7 % et 1,5 % du salaire de l'employé, selon le secteur d'activité. Aucun contribution n'est retenue sur le salaire de l'employé.

Cotisations prévoyantes obligatoires pour les employés

Pour chaque employé, vous devez verser des cotisations au système prévoyant suisse réparties entre l'employeur et le travailleur :

  • AVS/AI/IPG : 5,3 % à la charge de l'employé, 5,3 % à la charge de l'employeur (total 10,6 %). Ceux-ci financent la prévoyance pour la vieillesse (AVS), l'assurance invalidité (AI) et les indemnités de maternité/paternité (IPG).
  • Assurance chômage (AC) : Environ 1,1 % jusqu'à un plafond annuel, divisé entre l'employé et l'employeur.
  • LPP (Caisse de pension, deuxième pilier) : Obligatoire pour les salaires coordonnés. L'employeur contribue un pourcentage qui varie selon la tranche d'âge : 7 % (25–34 ans), 10 % (35–44), 15 % (45–54), 18 % (55+ jusqu'à l'âge de référence).

Ces cotisations sont retenues sur les salaires et versées aux caisses par vous en tant qu'employeur. Elles sont obligatoires pour tout travailleur salarié.

Fiscalité : trois niveaux indépendants

La fiscalité en Suisse fonctionne sur trois niveaux indépendants et simultanés :

1. Impôt fédéral direct (IFD) : Géré par l'ESTV (Administration fédérale des douanes). Taux progressif national appliqué au niveau fédéral. 2. Impôts cantonaux : Chaque canton a ses propres taux et lois fiscales selon ses priorités fiscales. Bâle-Ville a ses propres taux spécifiques. 3. Impôts communaux : Les communes multiplient le taux cantonal selon des règles locales (coefficient multiplicateur communal).

Pour une nouvelle activité, la fiscalité dépend de la forme juridique :

  • Entreprise individuelle : Le revenu est imposé comme revenu personnel du fondateur sur tous les trois taux (fédéral + cantonal + communal).
  • SARL et SA : L'entité juridique est séparée fiscalement et imposée comme entité autonome au niveau fédéral, cantonal et communal sur la base du revenu et des bénéfices.

Les taux spécifiques pour le canton de Bâle-Ville varient selon la politique fiscale cantonale : demandez à l'administration fiscale cantonale de Bâle-Ville (Finanzbehörde Bâle-Ville) ou à un conseiller fiscal pour les pourcentages mis à jour. Une fois l'activité enregistrée, vous devrez remplir des déclarations fiscales annuelles tant au niveau fédéral (ESTV) qu'au niveau cantonal.

Outils utiles pour la planification

Pour estimer votre stratégie retraite, utilisez le planificateur retraite et le simulateur 3e pilier.

Points cles

Procédure pratique : 7 étapes pour ouvrir une activité

Étape 1 : Choisir la forme juridique Décidez si vous opérez en tant qu'entreprise individuelle (plus simple, responsabilité illimitée), SARL (capital minimum CHF 20'000, responsabilité limitée) ou SA (capital minimum CHF 100'000, protection maximale). Consultez un notaire ou un conseiller juridique pour aligner votre choix sur votre situation, le volume d'affaires prévu et votre propension au risque.

Étape 2 : Acquérir le capital minimum (si SARL ou SA) Pour une SARL, il faut verser CHF 20'000 ; pour une SA, CHF 100'000. Le capital doit être déposé dans une banque suisse, certifié et documenté. Pour une entreprise individuelle, il n'y a pas de capital minimum légal, mais il faut néanmoins des moyens suffisants pour lancer l'activité.

Étape 3 : Préparer les documents constitutifs Pour une entreprise individuelle : peu de documents (identité, adresse, description de l'activité). Pour une SARL : acte constitutif, règlement interne, liste des associés. Pour une SA : statuts, liste des actionnaires, certificat de dépôt bancaire. Un notaire peut assister à la rédaction et à la certification.

Étape 4 : S'enregistrer au registre du commerce de Bâle-Ville Adressez-vous à l'office du registre du commerce du canton de Bâle-Ville avec les documents constitutifs, l'identité des fondateurs, l'adresse du siège social et le certificat de dépôt bancaire du capital (pour SARL et SA). Les délais et le processus précis varient : contactez directement l'office cantonal pour connaître les délais exacts et les taxes d'inscription spécifiques à Bâle-Ville.

Étape 5 : S'inscrire à l'AMV dans les 3 mois Vous et chaque employé devez souscrire une assurance maladie AMV dans les 3 mois suivant l'enregistrement. Choisissez une caisse maladie, communiquez le début de l'activité et les données personnelles. Les primes sont individuelles et dépendent du canton, de l'âge et de la tranche de revenu. Demandez des informations sur les éventuelles subventions cantonales pour votre revenu.

Étape 6 : Souscrire à la SUVA ou à l'AAI (si vous embauchez des employés) Si vous avez des employés, inscrivez-vous à la SUVA ou à une assurance accidents privée autorisée dans les délais spécifiques. Communiquez les données des employés, leurs salaires et le secteur d'activité pour le calcul de la contribution (0,7–1,5 % du salaire).

Étape 7 : Enregistrement fiscal fédéral et cantonal Une fois inscrit au registre du commerce, l'ADF et l'administration fiscale de Bâle-Ville vous contacteront pour l'enregistrement de la TVA (si chiffre d'affaires annuel > CHF 100'000) et pour l'impôt fédéral direct cantonal. Remplissez les formulaires fournis et respectez les délais pour la déclaration annuelle de votre activité.

Checklist finale avant le démarrage

  • ✓ Forme juridique choisie et documentée
  • ✓ Capital minimum déposé et certifié (si SARL/SA)
  • ✓ Documents constitutifs préparés
  • ✓ Enregistrement au registre du commerce de Bâle-Ville complété
  • ✓ AMV souscrite pour tous (fondateurs et employés)
  • ✓ SUVA/AAI activée (si des employés sont présents)
  • ✓ Enregistrement ADF et administration fiscale cantonale complété
  • ✓ Première année fiscale planifiée et délais notés

Pour des chiffres exacts, des délais cantonaux spécifiques, des taxes d'inscription et des détails administratifs concrets relatifs à Bâle-Ville, contactez directement l'office du registre du commerce (Handelsregister Bâle-Ville) et l'administration fiscale cantonale (Finanzbehörde). Considérez de vous faire assister par un notaire ou un conseiller juridique lors du premier processus : le coût initial se rattrape dans la clarté et la conformité normative.

Utilisez notre calculateur d'impôts pour estimer la taxation fédérale, cantonale et communale en fonction du revenu prévu et de la forme juridique choisie. Vous pourrez mieux comprendre l'impact fiscal de votre activité et planifier le budget opérationnel.

Questions fréquentes
Quel est le capital minimum pour ouvrir une SA ou une SARL à Bâle-Ville ?
Le capital minimum d'une société anonyme (SA) est de CHF 100'000 en Suisse. Pour une société à responsabilité limitée (SARL), le capital minimum est de CHF 20'000. Pour une entreprise individuelle, il n'y a pas de capital minimum requis par la loi, mais des moyens suffisants sont nécessaires pour fonctionner. Le capital doit être versé auprès d'une banque suisse et certifié avant l'inscription au registre du commerce.
Dois-je m’inscrire au registre du commerce avant de démarrer mon activité ?
Oui, l'inscription au registre du commerce est obligatoire de par la loi en Suisse. Le registre du commerce est un fichier public géré au niveau cantonal (à Bâle-Ville par l'administration cantonale) qui documente l'existence et les données principales de chaque entreprise. L'inscription doit avoir lieu avant le début officiel de l'activité. Sans inscription, l'activité n'existe pas légalement.
Quelles sont les obligations d'assurance pour une nouvelle activité ?
Tous les résidents suisses doivent souscrire à la LAMal (assurance maladie obligatoire) dans un délai de 3 mois. Si vous embauchez des employés, vous devez inscrire l'entreprise à LA SUVA ou à une compagnie d'assurance-accidents agréée (LAA) — la contribution est de 0,7 à 1,5 % du salaire à la charge de l'employeur. En outre, vous devez verser des cotisations AVS/AI (5,3 % salarié + 5,3 % employeur), AD (1,1 %) et LPP (deuxième pilier) pour chaque salarié. Consultez l'administration cantonale de Bâle-Ville pour plus de détails.
Comment fonctionne la fiscalité pour une nouvelle activité en Suisse ?
La taxation se fait à trois niveaux indépendants : impôt fédéral direct (IFD) géré par l'ESTV, impôt cantonal (chaque canton a ses propres taux), et impôts communaux (les communes multiplient le taux cantonal). Une entreprise individuelle est imposée sur le revenu personnel du fondateur aux trois niveaux. SARL et SA sont taxées en tant qu'entités distinctes. Une fois l'activité enregistrée, vous recevrez des documents pour la déclaration fiscale annuelle des deux entités (ESTV et administration cantonale de Bâle-Ville).
Puis-je ouvrir une entreprise seul en tant que personne seule ?
Oui, vous pouvez ouvrir une entreprise vous-même en choisissant la forme juridique d'une entreprise individuelle : vous agissez en votre nom sans associés et sans capital minimum. Les formes SA et SARL requièrent au moins une personne morale (même si dans certains cas une seule personne peut être actionnaire unique d'une SA). L'entreprise individuelle est la forme la plus simple, mais elle comporte une responsabilité illimitée : en cas de dettes, votre patrimoine personnel est en danger. Consultez un notaire pour le choix le plus adapté à votre cas.

Articles connexes