Vivre à Albese avec Cassano et travailler au Tessin (guide frontalier)

Vue aérienne du lac de Côme et de la vallée d'Intelvi, frontière Tessin-Italie

Albese con Cassano est un choix pratique pour les frontaliers tessinois : coût de la vie, permis G, taxes 2024 et points de passage frontaliers illustrés en détail.

Contexte

En bref

  • Albese con Cassano est une commune de la province de Como, vallée d'Intelvi, frontière du Tessin
  • Nouveau accord frontalier en vigueur à partir du 1er janvier 2024
  • Impôt à la source retenu uniquement en Suisse ; crédit d'impôt en Italie
  • Permis G requis ; franchise €10.000 (nouveaux frontaliers)

Faits clés

  • Quoi : Déclarer le revenu du travail salarié en Suisse comme frontalier résident à Como
  • Quand : Nouveau accord à partir du 1er janvier 2024
  • Où : Frontière du Tessin-Como (ouvrages de Brogeda, Chiasso, Gaggiolo, Ponte Tresa)
  • Qui : Frontaliers avec permis G, employés au Tessin, résidents en Italie
  • Montant : Franchise €10.000 par an (nouveaux frontaliers) ; exonération €7.500 (anciens frontaliers jusqu'en 2033)

Albese con Cassano, petit commune de la province de Como en Lombardie, attire un nombre croissant de frontaliers qui choisissent de vivre à quelques kilomètres de la frontière tessinoise pour des raisons de coût de la vie et de proximité avec le travail. La décision de s'installer dans une région italienne à une localité frontalière n'est pas seulement une question géographique : elle comporte des implications significatives en termes de fiscalité, de sécurité sociale et de droits acquis sur le front du travail transfrontalier.

Avec l'entrée en vigueur du nouveau accord frontalier le 1er janvier 2024 (signé le 23 décembre 2020 et ratifié en Italie par la loi 83 du 13 juin 2023), les termes de la convention italo-suisse du 9 décembre 1976 ont subi des modifications qui intéressent directement le calcul des impôts sur le revenu du travail et le traitement de la sécurité sociale de qui vit à Como et travaille en Suisse.

Details pratiques

Fiscalité frontalière dans le régime 2024-2033

Le nouveau accord frontalier modifie le régime fiscal pour ceux qui vivent en Italie et travaillent en Suisse. Les taxes sur le revenu du travail dépendant sont retenues exclusivement par l'employeur suisse, selon les taux fédéraux, cantonaux et communaux du Tessin. L'Italie n'applique pas un impôt à la source parallèle : le risque de double imposition est géré à travers le mécanisme du crédit d'impôt dans le modèle 730, cadre CE.

Cela signifie que comme frontalier résident à Como, vous recevez un chèque de paie net suisse (avec les taxes suisses déduites), et vous déclarez ensuite le revenu brut en Italie, bénéficiant du crédit d'impôt suisse pour compenser le taux italien sur la même base imposable.

Régime transitoire : anciens et nouveaux frontaliers

Le nouveau accord distingue entre deux catégories :

Anciens frontaliers (résidents en Italie avant le 17 juillet 2023) : bénéficient d'une exonération de 7 500 euros annuels sur la partie italienne du revenu, valable de 2024 à 2033. Cela signifie que le revenu assujetti à la taxation italienne est réduit de 7 500 euros.

Nouveaux frontaliers (résidents en Italie à partir du 17 juillet 2023) : ont droit à une franchise de 10 000 euros annuels, valable pour la durée entière pendant laquelle ils maintiennent le statut de frontalier.

Tous les deux régimes impliquent que le revenu brut déclaré à l'employeur suisse reste inchangé ; l'effet fiscal s'applique uniquement sur le côté italien de la déclaration.

Taux de taxation en Suisse

Au Tessin, l'impôt à la source est déterminé par des tarifs fédéraux, cantonaux et communaux. Comme employé frontalier, vous verserez automatiquement :

  • AVS/AI/IPG (vieillesse, invalidité, chômage) : 5,3 % du salaire brut à la charge du salarié

Points cles

Guide pratique : cinq étapes pour devenir frontalier

Étape 1 : Contrat de travail et permis G

Le premier pas est de souscrire un contrat de travail avec un employeur en Suisse. L'employeur fournira la documentation nécessaire pour demander le permis de séjour frontalier (permis G) auprès de la Questure de Como ou la Préfecture territoriale compétente, en fonction de la province de résidence. Le permis autorise à travailler en Suisse comme frontalier résident en Italie et doit être demandé avant le début du contrat de travail. En moyenne, l'instruction du permis G prend 30 à 60 jours.

Étape 2 : Inscription INPS et communications prévisionnelles

Bien que le versement principal des cotisations se fasse en Suisse (via AVS), il est nécessaire de communiquer à l'INPS d'être un frontalier avec un travail à l'étranger. Cela évite les cotisations doubles et permet le reconnaisance des périodes de cotisation suisses pour la pension italienne (si demandée à l'avenir). Contacte votre CAF de référence à Como pour déposer la communication de frontalier auprès des entités italiennes.

Étape 3 : Choix et inscription assurance maladie

Si vous résidez en Italie mais travaillez en Suisse, vous pouvez opter entre :

  • Assurance maladie suisse (LAMal) : universelle, avec franchises CHF 300-2.500 adultes et prime mensuelle variable en fonction du canton/assureur
  • Couverture italienne (INPS/SSN) : possible si vous maintenez l'inscription au système italien

La choix doit être communiqué à l'employeur suisse et aux entités compétentes dans les délais prescrits (généralement dans les 30 jours du début du travail). Cela reste valide pour une période minimale, en général 12 mois.

Questions fréquentes
Dois-je payer des impôts en Italie si je travaille en Suisse et que je vis à Albese avec Cassano ?
Oui, vous devez déclarer les revenus à l'Agence du revenu via le modèle 730, cadre CE. L'impôt à la source est retenu par l'employeur suisse selon les taux tessinois ; l'Italie applique un taux séparé sur le revenu, mais accorde un crédit d'impôt pour compensation. Avec le nouvel accord (à partir du 1er janvier 2024), si vous êtes un nouveau frontalier, vous avez droit à une franchise de 10 000 € par an sur l'assiette fiscale italienne.
Le permis G est-il suffisant pour vivre à Côme et travailler à Lugano ?
Oui, le permis G autorise à travailler en Suisse. Il s'agit d'un document délivré par les autorités italiennes (Préfecture de police/Préfecture de Côme) et reconnu aux frontières suisses. Un permis suisse supplémentaire n'est pas nécessaire pour le frontalier résidant en Italie avec un permis G italien valide.
Où payer les cotisations AVS et LPP en tant que frontalier tessinois ?
Les cotisations AVS (vieillesse, invalidité), APG (chômage) et LPP (prévoyance complémentaire) sont versées en Suisse, directement par votre employeur comme retenue sur la masse salariale (5,3% salarié pour AVS/AI/APG). Vous n'avez pas à payer de cotisations à l'INPS pour le travail en Suisse, mais vous restez inscrit à l'INPS pour la coordination de la prévoyance entre les deux systèmes.
Puis-je conserver l'assurance-maladie italienne au lieu de l'assurance-maladie suisse ?
Oui, le frontalier avec permis G a le droit d'option. Vous pouvez conserver la couverture italienne (SSN/INPS) ou choisir une LAMal suisse. Le choix doit être déclaré à l'employeur et aux organismes compétents (INPS en Italie, Région Lombardie, CAF), et reste valable pour une période minimale de 12 mois.
Quand le nouvel accord frontalier entrera-t-il en vigueur et quels en sont les avantages ?
Le nouvel accord frontalier est en vigueur depuis le 1er janvier 2024. Si vous étiez frontalier avant le 17 juillet 2023, vous avez droit à l'exonération de 7 500 € par an sur le revenu italien (régime transitoire 2024–2033). Si vous avez acquis le statut de frontalier après le 17 juillet 2023, la franchise est de 10 000 € . Tous deux réduisent le revenu soumis à l'impôt italien.

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