Tassa sulla salute contra gli accordi, la perizia Hinny è pubblica (guide frontalier)

L'expertise de Pascal Hinny sur l'accord sur les frontaliers : la taxe de santé italienne est un impôt sur le revenu et viole les accords internationaux
Contexte
L'avis commandé par le Tessin au professeur de droit fiscal de l'Université de Fribourg a été publié dans son intégralité. La conclusion : le prélèvement italien est un impôt sur le revenu et viole l’Accord sur les frontaliers
L'expertise est donc désormais intégralement consultable. Et il met noir sur blanc les raisons juridiques sur lesquelles le Tessin a fondé son opposition à la « taxe sur la santé » italienne sur les anciens frontaliers. Elle est signée par Pascal Hinny, professeur ordinaire de droit fiscal à l'Université de Fribourg, chargé par l'Administration fiscale cantonale de vérifier la compatibilité du nouveau prélèvement avec l’Accord sur les frontaliers et la Convention contre les doubles impositions entre la Suisse et l'Italie. La réponse du professeur est claire : du point de vue suisse, la taxe est un impôt et sa perception par l'Italie viole les accords internationaux. Le nœud est le droit d'imposition sur les soi-disant anciens frontaliers. Pour ceux qui relèvent du régime transitoire prévu par l'Accord, le revenu du travail salarié produit en Suisse ne peut être imposé que par la Confédération.
Details pratiques
Jusqu'en 2033, les cantons frontaliers reversent à l'Italie 40 % de l'impôt à la source, mais cela ne modifie pas la répartition du pouvoir fiscal : sur ces revenus, l’Italie ne peut pas appliquer d'impôt supplémentaire. C'est précisément sur ce point que se greffe la taxe de santé. La contribution prévue par l'Italie concerne également les anciens frontaliers qui ont opté pour le système de santé italien et est calculée sur le revenu net gagné en travaillant en Suisse. Le taux est progressif, de 3 à 6 %, avec un minimum de 30 et un maximum de 200 euros par mois. La partie centrale de l'expertise est consacrée précisément à la nature du prélèvement. Hinny exclut qu'il puisse être considéré comme la contrepartie d'une prestation de santé. Le paiement de la taxe ne donne en effet pas droit à une nouvelle couverture, il n'élargit pas celle existante et le non-paiement n'entraîne pas la perte des soins de santé.
Outils utiles pour protéger votre net
Pour réduire les pertes de change, comparez le change CHF-EUR et les banques pour frontaliers.
Points cles
Il manque donc une contrepartie individuelle directement liée au paiement : élément qui distingue une taxe causale d'une taxe. Le prélèvement présente par contre, selon Hinny, les caractéristiques typiques de l'impôt : il est proportionnel au revenu du travail produit en Suisse, il a un caractère progressif et finance des objectifs publics sans attribuer en échange une prestation spécifique au contribuable individuel. Les ressources peuvent également être utilisées à des fins autres que la couverture sanitaire individuelle. D'où la conclusion. L'impôt sur la santé est, tant selon le droit suisse que selon l’interprétation de la Convention, un impôt sur le revenu du travail. Et comme pour les anciens frontaliers ce revenu est réservé à la puissance fiscale suisse, l’Italie ne peut introduire unilatéralement un second prélèvement sur le même imposable. Pour Hinny, la taxe est donc incompatible avec l’Accord sur les frontaliers et avec la Convention Italie-Suisse contre les doubles impositions.
Offre d'emploi au Tessin? Simulez votre fiche de paie nette : salaire brut, état civil et commune de résidence.
Questions fréquentes
- Quelle est la conclusion principale de l'expertise suisse sur la « taxe de santé » italienne pour les frontaliers ?
- L'expertise du Pr Pascal Hinny conclut que le prélèvement italien, connu sous le nom de « taxe de santé », est un impôt sur le revenu. Sa perception par l'Italie viole l'Accord sur les frontaliers et la Convention contre les doubles impositions entre la Suisse et l'Italie, car le revenu des anciens frontaliers devrait être imposé exclusivement par la Suisse.
- Qui a commandé l'expertise sur la compatibilité de la « taxe de santé » italienne avec les accords internationaux ?
- L'expertise a été commandée par l'Administration fiscale cantonale du Tessin. Elle a été signée par Pascal Hinny, professeur ordinaire de droit fiscal à l'Université de Fribourg, dans le but de vérifier la compatibilité du nouveau prélèvement italien avec l'Accord sur les frontaliers et la Convention contre les doubles impositions.
- Quelles sont les principales caractéristiques de la soi-disant « taxe de santé » italienne pour les frontaliers ?
- La « taxe de santé » italienne est calculée sur le revenu net gagné en Suisse par les anciens frontaliers qui ont opté pour le système de santé italien. Le taux est progressif, de 3% à 6%, avec un montant minimum de 30 euros et un maximum de 200 euros par mois.
- Pourquoi l'expertise suisse classe-t-elle le prélèvement italien comme impôt et non comme taxe causale ?
- L'expertise de Hinny établit que le prélèvement n'est pas une taxe causale car il n'offre pas de contrepartie directe ou de nouvelle couverture santé. Il a plutôt les caractéristiques d'un impôt : il est proportionnel au revenu, progressif et finance des objectifs publics sans attribuer une prestation individuelle spécifique, pouvant également être utilisé à des fins autres que la santé.
- Comment la « taxe de santé » italienne affecte-t-elle le droit d'imposition des « vieux frontaliers » ?
- Pour les « vieux frontaliers », le revenu du travail salarié produit en Suisse est imposé exclusivement par la Confédération. L'Italie perçoit 40 % de l'impôt à la source suisse jusqu'en 2033, mais ne peut prélever d'autres impôts sur ces revenus. La « taxe de santé » italienne, étant considérée comme un impôt, viole cette exclusivité de taxation suisse.