Frontaliers : comptez où vous travaillez, pas le siège de l'entreprise

Rue à Mendrisio, Canton du Tessin

L'Agence du revenu précise : le régime fiscal des frontaliers dépend du lieu de la prestation physique, et non de l'adresse de l'employeur.

Contexte

En bref

  • Le siège social de l'employeur peut être situé en dehors de la zone frontalière
  • Compte le lieu physique où l'activité professionnelle est exercée
  • Exigence fondamentale : résidence dans un rayon de 20 km de la frontière
  • Confirmation des limites de télétravail fixées à 25 % par an

Faits clés

  • Chose : Réponse à l'appel n ° 126/2026 Agence du revenu
  • Quand : Application normative post-Accord 2020
  • Où : Zone frontalière (Lombardie, Piémont, Tessin, Grisons)
  • Qui : Informatrice scientifique résidant au Tessin
  • Le seuil de 10 000 € fixé par l’art. 4 de la loi italienne n° 83/2023 concerne exclusivement les revenus d’emploi perçus de façon continue et exclusive par des résidents d’Italie dans une zone frontalière étrangère ou un pays voisin, visés à l’art. 1, al. 175, de la loi n° 147/2013 ; il ne constitue ni une franchise générale ni une exonération de l’impôt suisse à la source.

L'Agence du revenu a dissous un nœud interprétatif qui pesait sur des milliers de travailleurs transfrontaliers en répondant à l'interpellation n ° 126/2026. Le cas examiné concerne une travailleuse résidant dans une commune suisse frontalière du canton du Tessin, employée comme informatrice scientifique du médicament. Le professionnel opère entièrement sur le territoire lombard, donc dans la bande des 20 km de la frontière helvétique, mais pour le compte d'une société ayant son siège social en Vénétie, une région totalement étrangère à la carte des zones frontalières. La question centrale était de savoir si la situation géographique du siège administratif de l'employeur pouvait empêcher l'accès au régime fiscal préférentiel prévu par le nouvel accord entre l'Italie et la Suisse.

La primauté de la performance physique

Le fisc a établi que le statut fiscal du travailleur est régi par

Details pratiques

Anciens et nouveaux frontaliers : les différences dans le prélèvement

La clarification de l'Agence du revenu s'inscrit dans un système fiscal maintenant divisé en deux voies distinctes. Les anciens frontaliers sont ceux qui ont exercé une activité professionnelle en Suisse au moins un jour entre le 31 décembre 2018 et le 17 juillet 2023. Pour cette catégorie, l'accord garantit le maintien du régime de taxation exclusive à la source en Suisse, avec une exonération totale de l'Irpef en Italie. Ce droit reste également valable en cas de changement d'employeur, à condition que l'interruption de la relation ne dépasse pas 12 mois et que le nouvel emploi reste dans la zone frontalière.

Le mécanisme des nouvelles embauches

Pour ceux qui ont démarré l'activité à partir du 18 juillet 2023, la situation évolue radicalement vers un modèle d'imposition concurrent. Dans ce scénario, la Suisse applique un impôt à la source réduit, égal à 80 % de l'impôt ordinaire calculé selon les tableaux cantonaux. Le travailleur est ensuite tenu de présenter la dichiarazione dei redditi en Italie. Le seuil de 10 000 € fixé par l’art. 4 de la loi italienne n° 83/2023 concerne exclusivement les revenus d’emploi perçus de façon continue et exclusive par des résidents d’Italie dans une zone frontalière étrangère ou un pays voisin, visés à l’art. 1, al. 175, de la loi n° 147/2013 ; il ne constitue ni une franchise générale ni une exonération de l’impôt suisse à la source. Pour éviter la double imposition, un crédit d'impôt est reconnu pour ce qui a déjà été versé aux autorités suisses.

Un aspect critique concerne la gestion de la smart

Points cles

Procédures et vérifications pour le travailleur

Pour bénéficier correctement du régime fiscal, le travailleur doit s'assurer que sa situation contractuelle et logistique respecte les paramètres définis par l'interpelle 126/2026. Le premier pas est la vérification de la distance kilométrique entre le commune de résidence et la frontière, qui doit être inférieure ou égale à 20 km. Ensuite, il est nécessaire que le contrat de travail ou une déclaration de l'employeur spécifient clairement que la prestation a lieu dans la zone de frontière, quel que soit l'emplacement de la siège social de la société. Ce document est essentiel en cas de contrôles par les autorités fiscales italiennes.

Obligations déclaratives et échéances

Les nouveaux frontaliers doivent donner une attention particulière à la compilation des cases spécifiques dans le modèle Redditi ou 730. Les cotisations sociales obligatoires suisses et italiennes sont distinctes du calcul de l’impôt sur le revenu. L’art. 4 de la loi italienne n° 83/2023 réserve ce seuil aux revenus d’emploi perçus de façon continue et exclusive par des résidents d’Italie dans une zone frontalière étrangère ou un pays voisin, visés à l’art. 1, al. 175, de la loi n° 147/2013 ; il ne constitue ni une franchise générale ni une exonération de l’impôt suisse à la source. Le calcul du crédit d'impôt nécessite la preuve des versements effectués en Suisse au titre de l'impôt à la source. Même les anciens frontaliers, bien qu'ils bénéficient de l'exonération, doivent surveiller les changements potentiels dans leur situation, tels que le dépassement du délai de 12 mois d'inactivité qui pourrait les faire perdre le régime transitoire de faveur.

La décision du Fisc représente une révolution pour les entreprises italiennes situées loin de la frontière qui souhaitent s'appuyer sur des professionnels résidant en Suisse. La possibilité d'inclure correctement ces travailleurs comme frontaliers, même si la siège est à Venise ou Rome, ouvre de nouvelles opportunités de recrutement sans créer d'incertitudes fiscales pour l'employé. Pour calculer avec précision l'impact des impôts sur votre salaire et vérifier le net revenu réel, vous pouvez utiliser le calculateur dédié, qui tient compte des taux actuels et des franchises prévues par la loi 83/2023.

Il est recommandé de conserver toujours une copie des certificats de résidence et des feuilles d'heures qui attestent la présence physique dans la zone de frontière, en particulier pour les professions itinérantes comme les informateurs scientifiques. La conformité aux exigences de pendularisme quotidien reste un pilier insubstituable pour maintenir l'accès aux avantages fiscaux prévus par l'ordre italo-suisse.

Source: quifinanza.it

Questions fréquentes
Le siège de l'entreprise peut-il être à Milan si je travaille à la frontière ?
Oui, selon l'interpellation 126/2026 de l'Agence du revenu, le siège social ou administratif de l'employeur peut être situé n'importe où, même en dehors de la zone frontalière. Ce qui importe, c'est que l'activité professionnelle soit exercée physiquement à moins de 20 km de la frontière et que le travailleur réside dans une commune frontalière avec un retour quotidien.
Qui relève du régime transitoire de l’art. 9 ?
Le régime transitoire de l’art. 9 s’applique uniquement aux personnes qui remplissent la définition de l’Accord et ont travaillé dans les Grisons, au Tessin ou en Valais entre le 31 décembre 2018 et le 17 juillet 2023 ; les revenus d’activité couverts sont imposés exclusivement en Suisse. Dans les autres cas, le régime ordinaire s’applique, avec imposition en Italie et crédit pour l’impôt suisse le cas échéant. Les 10 000 euros de l’art. 4 de la loi no 83/2023 ne sont que le plafond pour les revenus visés à l’art. 1, al. 175, de la loi no 147/2013, pas un abattement général. Fiche AFC · Accord, art. 9 · Normattiva, art. 4.
Que se passe-t-il si je dépasse 25 % de smart working ?
Le dépassement du seuil de 25 % du temps de travail total en mode télétravail entraîne la perte immédiate du statut de frontalier fiscal. Dans ce cas, le travailleur perd le droit aux avantages de l'Accord 2020 et son revenu est imposé selon les règles ordinaires, sans franchise spécifique.

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