Des robots humanoïdes remportent la demi-marathon : progrès ou fascination ?

Un robot humanoïde a battu le record mondial de demi-marathon à Pékin, suscitant des débats sur l'utilité et l'éthique de ces technologies.
Contexte
En bref
- Robot humanoïde bat un record mondial de semi-marathon à Pékin
- Temps record : 50 minutes et 26 secondes
- La philosophe Francesca Rigotti : "Nous n'avons pas besoin de robots qui courent"
Faits clés
- Quoi : Robot humanoïde bat un record mondial de semi-marathon
- Quand : 19 avril 2026
- Où : Pékin, Chine
- Qui : Robot développé par Honor (filiale de Huawei)
- Montant : 50 minutes et 26 secondes pour 21 km
À Pékin, pour la première fois, des robots humanoïdes ont battu des athlètes en chair et en os lors d'une semi-marathon. Le robot vainqueur, développé par la marque chinoise Honor (filiale de Huawei), a parcouru les 21 kilomètres en 50 minutes et 26 secondes, battant ainsi le record mondial établi un mois auparavant par l'Ougandais Jacob Kiplimo à Lisbonne. Un bond notable par rapport à 2025, lorsque la plupart des robots n'avaient même pas réussi à atteindre la ligne d'arrivée.
Utilité ou fascination ?
L'information a rapidement fait le tour du monde, mais au-delà du chronomètre et de la technologie, on peut se demander quel est le besoin de faire courir un humanoïde sur une telle distance. "Nous avons besoin de beaucoup de choses aujourd'hui dans le monde, mais de robots humanoïdes qui courent le marathon le plus rapide... je dirais non", observe la philosophe et essayiste Francesca Rigotti, commentant la nouvelle. "Ces humanoïdes peuvent être évalués comme des jouets très coûteux. Mais de là à dire que nous en avons besoin, que c'est nécessaire, je dirais non."
C'est une réponse simple, presque désarmante, mais qui déplace immédiatement le centre de la discussion de la pure technique à un concept un peu plus abstrait peut-être, mais profond. Utilité ou fascination ancienne ? Des ingénieurs entendent souvent dire que ce type de robots peuvent avoir des retombées et des applications industrielles concrètes. La question qui se pose cependant est de savoir si ces robots résolvent, à tous égards, des problèmes réels de l'homme.
"Je suis hésitante à dire que l'humain résout des problèmes à travers les humanoïdes", affirme-t-elle. "Je me sens plus en sécurité pour dire que nous poursuivons un rêve très ancien." Selon la philosophe, la fascination pour les machines qui imitent la vie ne naît pas aujourd'hui et ne naît pas en Chine, mais est quelque chose de beaucoup plus profond. "L'idée des statues qui s'animent - pensons à Pygmalion par exemple - c'est ce qui nous plaît", explique-t-elle. "Il y a des robots qui fonctionnent très bien peut-être sous forme de cube, mais qui ne nous intéressent pas de la même manière. Ce qui nous plaît, c'est l'humanoïde."
Sur la raison pour laquelle précisément l'humanoïde et non autre chose, la formule utilisée par la philosophe est en effet volontairement provocatrice : "C'est l'idée de se substituer à Dieu et de dire : j'ai créé l'homme, le sommet de la création." Pour expliquer cette continuité, Rigotti rappelle un exemple suisse du passé. Déjà au XVIIIe siècle, en effet, à Neuchâtel, les horlogers construisaient des automates mécaniques : des imitations de scribes ou même de joueurs de clavicorde. Ils laissaient tout le monde bouche bée, car ils semblaient presque vivants. Une technologie totalement différente, donc, mais avec le même mécanisme psychologique : étonnement, émerveillement, attraction pour ce qui imite la vie.
Éthique et responsabilité
La présence de l'humanoïde n'est cependant pas seulement une question de merveille, mais aussi de responsabilité, car en effet lorsqu'une machine prend des décisions ou agit dans des contextes réels, il y a lieu de considérer l'éthique. Rigotti l'explique en parlant des véhicules autonomes, mais le raisonnement vaut plus généralement : "Je devrai lui expliquer d'une certaine manière une éthique. Non seulement le code de la route, mais quelque chose de plus." Cela, souligne-t-elle, n'est pas du tout simple : un robot peut être programmé pour réagir, mais ne décide vraiment pas au sens humain du terme.
C'est pourquoi, conclut-elle, le risque est de "confondre l'admiration pour la performance du robot avec une confiance excessive." "Nous sommes une société du spectacle", poursuit-elle dans sa conclusion Rigotti. "L'art n'est même plus lié à la beauté, mais à l'étonnement : il doit toujours y avoir quelque chose qui nous surprend." Mais précisément pour cette raison, avertit-elle, il faut rester vigilant. "Laissons-nous surprendre, mais ne nous laissons pas berner."
Details pratiques
Applications pratiques et implications pour les travailleurs frontaliers
La technologie des robots humanoïdes pourrait avoir des répercussions concrètes dans divers secteurs, notamment dans l'assistance aux personnes âgées et les soins de santé. Cependant, comme le souligne Francesca Rigotti, le risque est que la technologie, de simple outil utile, glisse lentement vers une substitution qui appauvrit la relation humaine.
"Déjà, nous n'aimerions pas finir dans une maison de retraite, alors imaginez voir nos médicaments ou une soupe le soir apportés par une infirmière en uniforme, en sachant que c'est un robot", déclare la philosophe. "Peut-être que la première fois cela nous amusera, nous surprendra et nous dirons : mais comme c'est beau ! Cependant, la deuxième et la troisième fois, nous chercherons une main et je voudrais dire une main chaude. Ce ne sera jamais la même chose."
Dans une société qui vieillit, le thème de l'assistance aux personnes âgées devient de plus en plus concret. Les travailleurs frontaliers qui travaillent dans le secteur de la santé en Suisse pourraient se retrouver à devoir faire face à ces nouvelles technologies dans leur travail quotidien. Il est important de considérer comment ces innovations peuvent influencer la relation entre les professionnels de la santé et les patients, ainsi que l'impact sur la qualité de vie des personnes âgées.
Scénarios futurs
Selon la philosophe, voir ces robots dans la vie quotidienne n'est pas du tout une hypothèse lointaine. Dix ans ? Peut-être même moins. La présence de l'humanoïde n'est pas seulement une question de merveille, mais aussi de responsabilité. Lorsque une machine prend des décisions ou agit dans des contextes réels, il faut considérer l'éthique.
Pour les travailleurs frontaliers qui travaillent en Suisse, l'introduction de ces technologies pourrait signifier de nouvelles opportunités de formation et de spécialisation. Cependant, il est fondamental que l'intégration des robots humanoïdes se fasse de manière éthique et respectueuse des besoins humains, évitant de remplacer complètement le contact humain par la technologie.
Comparaison avec la situation précédente
Avant l'avènement des robots humanoïdes, l'assistance aux personnes âgées et les soins de santé étaient principalement confiés à des opérateurs humains. L'introduction de ces nouvelles technologies pourrait entraîner un changement significatif dans la manière dont ces services sont fournis. Il est important que les travailleurs frontaliers soient préparés à ces transformations et qu'ils aient accès aux ressources nécessaires pour s'adapter aux nouveaux scénarios.
Implications fiscales et assurantielles
L'introduction de robots humanoïdes pourrait également avoir des implications fiscales et assurantielles pour les travailleurs frontaliers. Par exemple, il pourrait être nécessaire de revoir la législation sur l'impôt à la source et l'assurance maladie (LAMal) pour tenir compte des nouvelles technologies. De plus, il pourrait être nécessaire de considérer comment ces technologies influencent les cotisations AVS et LPP.
Il est important que les travailleurs frontaliers soient informés de ces éventuelles implications et qu'ils aient accès à des outils et ressources pour naviguer dans ce nouveau paysage. Le calculateur de salaire et le comparateur d'assurances peuvent être utiles pour mieux comprendre les implications fiscales et assurantielles des nouvelles technologies.
Outils utiles pour la planification
Pour estimer votre stratégie retraite, utilisez le planificateur retraite et le simulateur 3e pilier.
Points cles
Que faire concrètement
Pour les travailleurs frontaliers du secteur sanitaire, il est important d'être conscients des nouvelles technologies et de leurs implications. Voici quelques étapes concrètes qui peuvent être entreprises :
1. Formation et mise à jour : Participer à des cours de formation et de mise à jour sur les nouvelles technologies et leurs applications pratiques. 2. Consultation avec des experts : Consulter des experts du secteur pour mieux comprendre les implications éthiques et pratiques des nouvelles technologies. 3. Accès aux ressources : Utiliser des outils comme le calculateur de salaire et le comparateur d'assurances pour mieux comprendre les implications fiscales et assurantielles des nouvelles technologies. 4. Participation aux débats : Participer à des débats et discussions sur le sujet pour rester informé et partager ses expériences avec d'autres professionnels.
Délais et procédures
Il n'y a pas de délais spécifiques liés à l'introduction des robots humanoïdes, mais il est important de rester informé sur les nouvelles réglementations et les éventuelles implications fiscales et assurantielles. Les travailleurs frontaliers devraient surveiller les communications officielles et participer à des événements et conférences sur le sujet pour rester informés.
Outils utiles
Pour mieux comprendre les implications fiscales et assurantielles des nouvelles technologies, les travailleurs frontaliers peuvent utiliser des outils comme le calculateur de salaire et le comparateur d'assurances. Ces outils peuvent aider à calculer les impôts à la source et à comparer les différentes options d'assurances disponibles.
CTA finale
Pour plus d'informations et pour utiliser des outils utiles, visitez le calculateur de salaire et le comparateur d'assurances. Ces outils peuvent vous aider à mieux comprendre les implications fiscales et assurantielles des nouvelles technologies et à prendre des décisions éclairées.
Source: rsi.ch
Questions fréquentes
- Quelles sont les applications pratiques des robots humanoïdes?
- Les robots humanoïdes peuvent avoir des applications pratiques dans divers secteurs, notamment l'assistance aux personnes âgées et les soins de santé. Cependant, il est important de considérer les implications éthiques et pratiques de leur introduction.
- Comment les travailleurs frontaliers peuvent-ils se préparer à l'introduction des robots humanoïdes?
- Les travailleurs frontaliers peuvent se préparer en participant à des cours de formation et de mise à jour, en consultant des experts du secteur et en utilisant des outils comme le calculateur de salaire et le comparateur d'assurances.
- Quelles sont les implications fiscales et assurantielles des robots humanoïdes?
- L'introduction des robots humanoïdes pourrait avoir des implications fiscales et assurantielles pour les travailleurs frontaliers. Il est important d'utiliser des outils comme le calculateur de salaire et le comparateur d'assurances pour mieux comprendre ces implications.