G Bewilligung Antrag 2026 : documents et procédure pour les frontaliers (guide frontalier)

Travailleur frontalier au poste de Brogeda avec documents pour le permis G au Tessin

Permis G dans le canton du Tessin : documents, procédure au Migrationsamt, validité de cinq ans et renouvellement après le nouvel accord frontalier 2024.

Contexte

En bref

  • Permis G : autorisation de séjour pour frontaliers italiens dans le canton du Tessin
  • Validité 5 ans à compter de la date de délivrance, avec possibilité de renouvellement
  • Nouvel accord frontalier en vigueur depuis le 1er janvier 2024
  • Impôt à la source retenu uniquement en Suisse, crédit d'impôt en Italie

Faits clés

  • Quoi : Permis G (Grenzgängerbewilligung) pour travailleurs frontaliers subordonnés
  • Quand : Demande déposée avant le début de l'activité en Suisse
  • Où : Office des migrations du canton du Tessin (Migrationsamt) et commune de résidence italienne
  • Qui : employeur suisse (transfert), travailleur frontalier (signature et documents)
  • Validité : 5 ans à compter de la date de délivrance, renouvelable
  • Référence : Nouvel Accord signé le 23/12/2020, en vigueur depuis le 1er janvier 2024
  • Ratification italienne : Loi 83 du 13 juin 2023
  • Convention double imposition : signée le 9 décembre 1976

Un frontalier italien qui commence une activité salariée dans le canton du Tessin doit obtenir le permis G avant de franchir quotidiennement la frontière pour se rendre au travail. La procédure est régie par la loi fédérale sur les étrangers et par la pratique cantonale tessinoise, avec le nouvel accord frontalier italo-suisse — signé le 23 décembre 2020 et en vigueur depuis le 1er janvier 2024 après la ratification italienne par la loi 83 du 13 juin 2023 — qui a redessiné le périmètre fiscal et contributif des travailleurs à la frontière.

Qui démarre la procédure

L'employeur suisse

Details pratiques

Le permis G n'est ni un visa touristique ni un permis de séjour : il s'agit d'une autorisation spécifique destinée à ceux qui maintiennent leur domicile en Italie — généralement dans les provinces de Côme, Varèse, Lecco, Monza-Brianza, Bergame ou Sondrio — et qui rentrent quotidiennement au Tessin pour travailler. Cette caractéristique conditionne l'ensemble du traitement fiscal et contributif du travailleur.

Fiscalité à la source, non double imposition

Depuis le 1er janvier 2024, le Nouvel Accord sur les Frontaliers a introduit une franchise de 10 000 euros pour les nouveaux frontaliers, tandis que les travailleurs déjà frontaliers avant le 17 juillet 2023 bénéficient d'une exonération de 7 500 euros et d'un régime transitoire qui échelonne la charge fiscale jusqu'en 2033. L'impôt à la source est retenu exclusivement en Suisse : l'Italie évite la double imposition grâce au mécanisme du crédit d'impôt, à indiquer dans le cadre CE du modèle 730.

Ce dispositif vaut également pour les cotisations de prévoyance : AVS/AI/APG (5,3 % à la charge du salarié), assurance-chômage AC/AC (1,1 % jusqu'à un salaire maximum de CHF 148 200), LAA (entre 0,7 % et 1,5 % selon le risque sectoriel) et LPP (de 7 % à 18 % par tranche d'âge, à partir de 25 ans) sont prélevés à la source en Suisse. Pour les prestations de retraite complémentaires, compare les cotisations avec le simulateur de fiche de paie afin d'estimer l'impact sur le revenu net.

Points cles

Obtenir le permis G en 2026 signifie déposer une demande ordonnée, complète et conforme à la pratique du Migrationsamt tessinois. La procédure peut être divisée en cinq étapes opérationnelles, chacune avec des délais et des documents spécifiques.

Étape 1 — Vérification des conditions avant la demande

Avant d'envoyer tout document, le candidat frontalier doit s'assurer d'être citoyen italien (ou d'un autre État UE/EEE), de ne pas avoir de casier judiciaire incompatible avec l'admission en Suisse et d'avoir signé un contrat de travail subordonné avec un employeur ayant son siège dans le canton du Tessin. La résidence administrative doit rester en Italie, dans une commune accessible depuis le poste-frontière — Brogeda, Chiasso, Gaggiolo ou Ponte Tresa — avec retour quotidien.

Étape 2 — Rassemblement des documents

La documentation requise comprend en général : passeport ou carte d'identité valide, certificat de résidence historique, extrait du casier judiciaire, certificat d'état civil (pour les personnes mariées et les enfants à charge), contrat de travail signé par l'employeur suisse et description de la fonction. Pour les travailleurs de nationalité extracommunautaire, s'ajoutent le permis de séjour italien et l'attestation du visa d'entrée. Les documents italiens doivent être traduits par un traducteur assermenté si le SEM l'exige.

Questions fréquentes
Combien de temps dure le permis G délivré en 2026 dans le canton du Tessin ?
Le permis G est valable 5 ans à compter de la date de délivrance et est renouvelable à l'expiration, à condition que le travailleur conserve sa résidence en Italie et que la relation de travail salarié en Suisse se poursuive. Le renouvellement suit la même procédure que la première demande, avec des documents mis à jour.
Quelle est la différence entre l'ancien et le nouveau frontalier en 2026 ?
Sont « vieux frontaliers » les travailleurs déjà tels avant le 17 juillet 2023, avec exemption de 7'500 euros et régime transitoire jusqu'en 2033. Les « nouveaux frontaliers », embauchés après cette date, bénéficient d'une franchise de 10'000 euros. Les deux régimes découlent du Nouvel Accord signé le 23 décembre 2020, en vigueur depuis le 1er janvier 2024.
Où la demande de permis G doit-elle être déposée ?
La demande est transmise par l'employeur suisse à l'Office des migrations du canton du Tessin (Migrationsamt) à Bellinzone. Le candidat frontalier doit se présenter en personne avec les documents requis pour la vérification d'identité et la signature de la demande.
Les cotisations AVS/LPP sont-elles versées en Italie ou en Suisse ?
Les cotisations de sécurité sociale — AVS/AI/APG 5,3%, AD/AC 1,1% (jusqu'à CHF 148'200), LAA 0,7-1,5% et LPP 7–18% par tranche d'âge à partir de 25 ans — ne sont retenues qu'en Suisse sur la paie du frontalier, selon la pratique de l'Accord frontalier et de la Convention contre les doubles impositions du 9 décembre 1976.

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