Écart salarial entre hommes et femmes frontaliers au Tessin

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Recherche en ligne en mai 2026 sur 1.542 travailleurs frontaliers Les femmes représentent 42,4% de l’échantillon Moins de 3.500 francs : 41,5% des travailleuses frontalières À conditions égales, environ

Contexte

En bref

  • Recherche en ligne en mai 2026 sur 1.542 travailleurs frontaliers
  • Les femmes représentent 42,4% de l’échantillon
  • Moins de 3.500 francs : 41,5% des travailleuses frontalières
  • À conditions égales, environ 520 francs bruts de plus pour les hommes

Faits clés

Recherche → «Travailler au-delà de la frontière» Réalisation → BiblioLavoro, centre d’études de la Cisl Lombardia Questionnaire → en ligne en mai 2026 Échantillon → 1.542 travailleurs frontaliers, pour la plupart affiliés à l’Ocst Présentation → samedi 24 octobre, Ville Ponti, Varese Femmes dans l’échantillon → 42,4%

Samedi 24 octobre, à Ville Ponti, à Varese, les résultats de «Travailler au-delà de la frontière» ont été présentés. BiblioLavoro, le centre d’études de la Cisl Lombardia, a réalisé l’enquête pour Cisl dei Laghi, Cisl Sondrio, Cisl Piemonte Orientale et le syndicat tessinois Ocst, sur la base d’un questionnaire en ligne auquel, en mai 2026, ont répondu 1.542 travailleurs frontaliers, pour la plupart affiliés à l’Ocst.

Les bases de la comparaison

Les femmes représentent 38,5% des Italiens qui travaillent au Tessin ; dans la province de Varese, les travailleuses frontalières sont 12.164, soit 39% du total. Dans l’échantillon de l’étude, la part des femmes monte à 42,4%. Les pourcentages se rapportent à des bases différentes : le premier aux Italiens employés au Tessin, le deuxième aux travailleuses frontalières de la province de Varese, le troisième aux personnes qui ont répondu au questionnaire. D’un point de vue purement arithmétique, l’échantillon dépasse de 3,9 points les 38,5% et de 3,4 points les 39%.

Les tranches de revenus

La différence ressort plus clairement lorsqu’on observe les parts de revenu brut mensuel indiquées par l’étude.

Table 1: Revenu brut mensuel
Revenu brut mensuelTravailleuses frontalièresHommes
Moins de 2.500 francs13,4%2,6%
Moins de 3.000 francs25,4%8,2%
Moins de 3.500 francs41,5%17,4%
Au moins 5.000 francs22,2%41,1%

Les écarts entre les parts sont de 10,8 points de pourcentage sous 2.500 francs, de 17,2 points sous 3.000 et de 24,1 points sous 3.500. Dans la tranche d’au moins 5.000 francs, l’écart est de 18,9 points, cette fois en faveur des hommes. Il s’agit de calculs obtenus en soustrayant les valeurs indiquées par la source : ils n’indiquent pas une évolution dans le temps, car les seuils appartiennent à la même enquête.

La séquence des seuils rend la comparaison lisible sans la transformer en prévision : à mesure que la limite considérée augmente, l’écart entre les parts féminines et masculines s’accroît dans les tranches inférieures, tandis que la tranche la plus élevée montre une présence masculine plus importante. La source documente ainsi une répartition salariale différente entre les femmes et les hommes parmi les travailleurs frontaliers du canton du Tessin, sans attribuer le résultat à une profession particulière ou à un secteur unique.

Details pratiques

L’horaire ne suffit pas à expliquer l’écart

Au-delà des tranches salariales, la recherche prend également en compte le taux d’occupation. Le temps plein concerne 85,3% des hommes et 51,1% des femmes. Parmi les frontalières, 48,9% travaillent avec un taux d’occupation réduit. Les formules les plus fréquentes sont le 80% (18,2%), le 70% (8,3%) et le 60% (6,6%).

La comparaison entre les deux proportions de travail à temps plein fait apparaître une différence de 34,2 points de pourcentage : 85,3% moins 51,1%. Les 48,9%, en revanche, indiquent la part des frontalières ayant un emploi à taux réduit et ne constituent pas le pourcentage masculin correspondant. La source ne fournit pas cette donnée ; la comparaison correcte reste donc celle entre les proportions explicitement indiquées.

La comparaison à conditions égales

Selon l’analyse, le travail à temps partiel ne suffit pas à expliquer la différence. Pour isoler l’écart, les chercheurs ont pris en compte simultanément l’âge, le niveau de formation, le taux d’occupation et le rôle professionnel. Même à caractéristiques égales, les travailleuses déclarent en moyenne environ 520 francs bruts de moins par mois que les hommes ; une différence statistiquement significative.

L’écart « ne peut pas être entièrement attribué » aux autres caractéristiques prises en compte.

Ce passage ajoute une relation vérifiable à la comparaison des heures : d’une part, la répartition du temps de travail est très différente, avec un écart de 34,2 points pour le temps plein ; d’autre part, après avoir pris en compte les variables indiquées par la recherche, il subsiste une différence moyenne déclarée d’environ 520 francs bruts par mois. Le texte ne présente pas cette valeur comme un seuil salarial, un tarif ou une prévision, mais comme le résultat moyen de la comparaison entre les réponses.

La période de référence reste celle du questionnaire en ligne rempli en mai 2026. Pour cette raison, les tranches de revenus et la différence moyenne ne doivent pas être interprétées comme une série chronologique. La recherche fournit une image comparative de l’échantillon : elle montre à la fois le poids de l’emploi à temps partiel et l’écart que les chercheurs observent même après avoir pris en compte l’âge, la formation, le taux d’occupation et le rôle. C’est une distinction utile, car elle évite de ramener toute la comparaison salariale au seul nombre d’heures travaillées.

Points cles

Prévoyance, maternité et négociation collective

Le chapitre consacré à la retraite examine la connaissance qu’ont les personnes de leur propre caisse de pension, c’est-à-dire du deuxième pilier, désigné ici par LPP. 74% des femmes déclarent en connaître peu ou pas du tout le fonctionnement ; chez les hommes, la proportion est de 66%. La recherche signale que le sujet pèse surtout sur les personnes qui travaillent à temps partiel.

Le seuil pour la caisse de pension

Pour 2026, le seuil à partir duquel l’affiliation à la caisse de pension est obligatoire s’élève à 22.680 francs par an auprès d’un seul employeur. Les personnes qui exercent plusieurs petits emplois peuvent toutefois rester sans couverture même avec un revenu total supérieur. L’ouvrage donne l’exemple de 15mila francs perçus auprès de chacune de deux entreprises : aucun des deux employeurs, pris séparément, n’est tenu d’assurer le travailleur.

Sur ce point, l’Ocst et son organisation nationale Travail.Suisse demandent que les salaires versés par différents employeurs soient comptabilisés ensemble aux fins de la retraite. Cette demande est liée à la situation décrite par la recherche, dans laquelle le temps de travail réduit et la présence de plusieurs emplois peuvent influer sur la couverture du deuxième pilier.

Maternité et inégalités professionnelles

La maternité figure également parmi les thèmes abordés dans l’ouvrage. En Suisse, le congé est de 14 semaines ; pour les pères, les deux semaines sont prévues depuis 2021. Travail.Suisse et l’Ocst soutiennent une initiative populaire, actuellement en phase de collecte de signatures, qui prévoit 18 semaines pour chaque parent, non transférables de l’un à l’autre. L’objectif déclaré est de faire en sorte que la naissance d’un enfant ne continue pas à peser presque exclusivement sur la carrière des mères.

La recherche propose la négociation collective comme outil pour lutter contre l’écart salarial entre les hommes et les femmes. Dans la préface, Contessa rappelle la « nécessité urgente d’une équité de genre, tant salariale que professionnelle ».

Le périmètre documenté reste celui des salaires, du temps de travail, de la prévoyance et de la maternité pour les frontaliers qui travaillent dans le canton du Tessin. La source ne fournit aucun élément concernant le permis G, l’AVS, la LAMal, les rétrocessions, l’impôt à la source ou la double imposition : ces thèmes ne peuvent donc pas être utilisés pour ajouter des explications aux pourcentages de la recherche. Pour approfondir la question de la prévoyance, consultez LPP e rendita.

Source: varesenews.it

Questions fréquentes
Combien de travailleurs frontaliers ont été inclus dans l’étude et quand le questionnaire a-t-il été rempli ?
Le questionnaire en ligne a été rempli en mai 2026 par un échantillon de 1.542 travailleurs frontaliers, dont la plupart sont inscrits à l’Ocst. Les résultats ont été présentés le samedi 24 octobre à Ville Ponti, Varese.
Quelle est la différence salariale moyenne, à conditions égales, entre les hommes et les femmes frontaliers ?
En tenant compte de l’âge, du niveau d’études, du taux d’emploi et de la fonction professionnelle, les hommes déclarent en moyenne environ 520 francs bruts de plus par mois que les femmes. Ce résultat est statistiquement significatif.
Quelle est la proportion de femmes frontalières dans l’échantillon de l’étude ?
Dans l’échantillon de 1.542 travailleurs frontaliers, les femmes représentent 42,4 % du total. Ce chiffre est à comparer aux 38,5 % des Italiens qui travaillent au Tessin et aux 39 % des travailleuses frontalières dans la province de Varèse.
Quel pourcentage de frontaliers a un revenu brut mensuel inférieur à 3.500 francs ?
Selon l’étude, 41,5 % des travailleuses frontalières gagnent moins de 3.500 francs bruts par mois. Pour les hommes, cette proportion est de 17,4 %.

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