Suisse : motion contre le chômage des frontaliers (guide frontalier)

Le conseiller national Lorenzo Quadri propose d'exclure les frontaliers de l'assurance-chômage suisse. Voici les détails.

Contexte

En bref

  • Quoi : Motion pour exclure les frontaliers de l'assurance-chômage suisse
  • Qui : Conseiller national Lorenzo Quadri
  • À qui : Conseil fédéral
  • État : Proposition en attente de discussion

Faits clés

  • Chose : Exclusion frontalière des allocations chômage suisses
  • Qui : motion présentée par Lorenzo Quadri (conseiller national)
  • Destinataire : Conseil fédéral
  • Contexte : Le système actuel prévoit des contributions obligatoires des frontaliers à l'AVS/AI/AD et à la LAA

Le conseiller national Lorenzo Quadri a déposé une motion auprès du Conseil fédéral demandant que les travailleurs frontaliers soient exclus du système suisse d'assurance-chômage. La proposition, fondée sur l'argument selon lequel les frontaliers maintiennent leur résidence fiscale en Italie, soulève des questions sur le cadre contributif actuel.

Actuellement, les frontaliers versent obligatoirement 5,3% du salaire à l'AVS/AI/APG, 1,1% à l'AD/AC (jusqu'à CHF 148'200), 0,7-1,5% à la LAA et des cotisations au 2e pilier (LPP) selon les tranches d'âge. Ces prélèvements financent le système de prévoyance suisse, y compris l'assurance-chômage (AD).

Position du proposant

La motion soutient que, puisque les frontaliers ne résident pas en Suisse et paient des impôts directs en Italie (grâce au crédit d'impôt prévu par le cadre CE de 730), ils ne devraient pas bénéficier des allocations de chômage suisses. Le texte complet de la

Details pratiques

Implications pratiques si approuvé

La motion, si elle est acceptée, entraînerait :

1. Fin des prélèvements AD pour les frontaliers

Les employeurs suisses ne retiendraient plus la cotisation AD (1,1% sur le salaire, jusqu'à CHF 148'200) pour les frontaliers. Cela réduirait le coût de la main-d' œuvre pour les entreprises qui emploient des frontaliers.

2 Exclusion des indemnités

Les frontaliers chômeurs ne pourraient plus prétendre à l'allocation de chômage suisse (actuellement jusqu'à 80% du salaire, avec un plafond de CHF 350 par jour). Au lieu de cela, ils devraient compter exclusivement sur la NASPI italienne ou sur d'autres formes de soutien du pays de résidence.

3 Impact sur les comptes cantonaux

Les cantons frontaliers (Tessin, Genève, Bâle-Campagne et Valais) économiseraient sur les coûts administratifs liés au versement des indemnités, mais perdraient les contributions versées par les frontaliers au système AD. En 2023, les frontaliers ont versé CHF 120 millions à l'assurance-chômage suisse (données SECO).

4. Questions juridiques

L'exclusion pourrait entrer en conflit avec le principe d'égalité de traitement des travailleurs prévu par l'Accord sur la libre circulation des personnes avec l'UE, applicable aux frontaliers. La Suisse devrait évaluer le risque de procédures d'infraction de la part de Bruxelles.

Comparaison avec le système actuel

| Aspect | Système actuel | Proposition Tableaux

Outils utiles pour la planification

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Points cles

Que devraient faire les frontaliers maintenant ?

La motion n'est qu'une proposition politique et nécessite l'approbation du Conseil fédéral et du Parlement pour devenir loi. Les temps de discussion n'ont pas été annoncés.

Étapes recommandées :

1. Suivre les évolutions : Suivre les communications officielles du SECO et du Conseil fédéral. 2. Vérifier leur situation : Les frontaliers déjà chômeurs percevant des indemnités suisses conservent les droits acquis jusqu'à ce que la réglementation change. 3. Planifier financièrement : Évaluer l'impact potentiel sur votre filet de sécurité en cas de chômage futur. 4. Consulter un expert : Pour des cas spécifiques, s'adresser à un conseiller fiscal italo-suisse ou aux syndicats de référence.

Outils utiles

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FAQ

Q : La motion est-elle déjà en vigueur ? A : Non, c'est une proposition en attente de discussion. Le système actuel reste inchangé.

Q : Les cotisations déjà versées seront-elles remboursées ? A : La motion ne prévoit pas de remboursement. Les cotisations versées restent dans le système.

Q : Que se passe-t-il si je travaille en Suisse mais que je réside dans un autre canton ? A : La proposition ne concerne que les frontaliers (permis G). Les résidents suisses conservent tous les droits AD.

Source: ticinolive.ch

Questions fréquentes
La motion Quadri a-t-elle déjà été approuvée ?
Non, il s'agit d'une proposition politique déposée le 28 avril 2026. Pour devenir loi, elle doit être approuvée par le Conseil fédéral et le Parlement suisse. Actuellement, le système d'assurance chômage pour les frontaliers reste inchangé.
Si elle est approuvée, quand entrera-t-elle en vigueur ?
Les délais de mise en œuvre ne sont pas spécifiés dans la motion. En règle générale, les modifications de ce type nécessitent au moins 12-24 mois entre l'approbation parlementaire et l'entrée en vigueur, avec des périodes transitoires possibles.
Qu'est-ce qui change pour ceux qui perçoivent déjà le chômage suisse ?
Les droits acquis avant l'entrée en vigueur éventuelle de la nouvelle norme ne seraient pas affectés. Ceux qui sont déjà au chômage et qui bénéficient de l'allocation suisse continueraient à la percevoir selon les règles en vigueur.

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