Lex Koller : resserrement des achats immobiliers étrangers (guide frontalier)

La CET-N propose d'annuler les modifications apportées à la loi sur l'immobilier au cours des 40 dernières années afin de freiner la spéculation et de protéger la classe moyenne.
Contexte
En bref
- La cet-N propose d'annuler les modifications apportées à la Lex Koller au cours des 40 dernières années
- Objectif : freiner la spéculation et réduire les prix fonciers et immobiliers
- Le projet vise à limiter les achats par des personnes résidant à l'étranger
- Discussion ouverte sur des restrictions plus strictes également pour les citoyens de l'UE et les frontaliers
Faits clés
- Quoi : Motion pour durcir la Lex Koller (LAFE)
- Quand : Proposition discutée par la cet-N, avec révision par le Conseil fédéral
- Où : Suisse
- Qui : Commission de l'économie et des impôts du National (cet-N)
- Montant : Plus de 1,5 million d'immigration nette depuis 2002
La Commission de l'économie et des impôts du National (cet-N) a adopté une motion qui marque un retour potentiel au passé pour le marché immobilier suisse. L'acte parlementaire, initié par le conseiller national Thomas Aeschi (UDC/ZG), demande l'annulation de toutes les modifications apportées à la « Lex Koller » au cours des quarante dernières années. L'intention déclarée est de rétablir la situation normative antérieure à 1985, en agissant sur la loi fédérale sur l'acquisition de biens par des personnes à l'étranger (LAFE). La principale motivation invoquée par le parlementaire concerne les difficultés croissantes que rencontrent les familles de la classe moyenne lorsqu'elles tentent d'acheter une maison. Cette situation critique concerne également les petites et moyennes entreprises, souvent à la recherche d'espaces adaptés à leurs activités opérationnelles.
Selon l'analyse proposée par Aeschi,
Details pratiques
Le projet de révision de la «Lex Koller» présenté par le Conseil fédéral dessine un changement significatif dans le régime d'autorisations pour l'achat de biens immobiliers. Les nouvelles dispositions visent à cibler spécifiquement la demande étrangère en introduisant des contraintes plus strictes pour les immeubles commerciaux et résidentiels. En ce qui concerne les immeubles à usage commercial, les résidents à l'étranger n'auraient plus la faculté de les acquérir à des fins locatives, ne pouvant maintenir l'achat sans autorisation que s'ils sont destinés à l'usage direct pour leur propre activité. Une mesure qui influe directement sur la gestion du patrimoine immobilier par des sujets internationaux.
Impact sur les sociétés immobilières et financières
Un autre pilier du durcissement concerne l'interdiction générale pour les étrangers d'acquérir des actions cotées de sociétés immobilières résidentielles. La restriction s'étend aux parts régulièrement négociées de fonds immobiliers et de SICAV, des instruments financiers qui, jusqu'à présent, permettaient aux investisseurs étrangers d'accéder au marché suisse en contournant les limitations classiques de la loi. En analysant les positions apparues lors de la consultation qui s'est achevée en juillet, on note une fracture nette. Si, d'un côté, le PS et l'UDC accueillent favorablement ce durcissement, le voyant comme un rempart nécessaire pour protéger le pouvoir d'achat des locataires et des personnes à la recherche d'un logement, de l'autre, le Centre et les sociétés immobilières mettent en garde contre les possibles retombées négatives sur le système économique national. La crainte est qu'une réglementation trop rigide puisse ralentir les investissements dans un secteur déjà complexe.
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Points cles
Pour comprendre les implications des propositions de révision sur sa situation personnelle, il est nécessaire de suivre le processus législatif impliquant le Conseil fédéral et le Parlement. La procédure de consultation a déjà offert un aperçu des positions politiques, soulignant que la question est loin d'être résolue. Quiconque possède des biens immobiliers ou souhaite investir dans des parts de fonds immobiliers doit être conscient que le cadre réglementaire pourrait subir des modifications substantielles dans un avenir proche. Les règles actuelles de la «Lex Koller» restent en vigueur, mais l'éventuelle approbation des restrictions proposées entraînerait une obligation d'adaptation pour ceux qui agissent par le biais de véhicules sociétaires ou de fonds d'investissement.
Étapes à suivre pour les investisseurs
Ceux qui opèrent dans le secteur immobilier ou qui prévoient l'achat d'une résidence en Suisse devraient suivre les étapes suivantes :
- Vérifier sa position par rapport aux autorisations LFAIE actuelles requises pour l'achat de fonds par des personnes résidant à l'étranger.
- Consulter les mises à jour officielles du Conseil fédéral concernant l'avancement des projets de loi pour anticiper d'éventuelles restrictions sur l'achat d'actions ou de parts de fonds immobiliers.
- Évaluer, avec des conseillers fiscaux, l'impact des propositions de durcissement sur ses stratégies d'investissement à long terme, surtout si l'on opère via des structures sociétaires.
- Surveiller les décisions des Cantons, qui pourraient mettre en œuvre les directives fédérales de manière différenciée en fonction de leurs spécificités territoriales et de la pression immobilière locale.
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Questions fréquentes
- Quel est l'objectif de la motion de la cet-N ?
- La Commission de l'économie et des redevances du National (cet-N), sur proposition de Thomas Aeschi, vise à rétablir la réglementation de Lex Koller antérieure à 1985. L'objectif principal est de lutter contre la spéculation foncière et de faciliter l'accès au logement pour les familles de la classe moyenne et les petites et moyennes entreprises, en limitant l'achat de biens immobiliers par des personnes résidant à l'étranger.
- Quelles sont les principales restrictions prévues par le Conseil fédéral ?
- Le projet du Conseil fédéral prévoit de réduire les contingents annuels de maisons de vacances pour non-résidents, d'introduire des autorisations plus strictes pour les transactions entre étrangers et d'interdire l'achat de biens immobiliers commerciaux à des fins de location par des résidents à l'étranger. En outre, il est proposé d'interdire aux étrangers l'achat d'actions de sociétés immobilières résidentielles, de fonds immobiliers et de SICAV.
- Quelles sont les prochaines étapes pour les investisseurs ?
- Les investisseurs doivent surveiller le processus parlementaire et les décisions des cantons, qui pourraient appliquer les directives de manière différenciée. Il est conseillé de vérifier votre position par rapport aux autorisations LAFE actuelles et de consulter des conseillers fiscaux pour évaluer l'impact des propositions de durcissement sur les stratégies à long terme, en particulier pour ceux qui opèrent par le biais de véhicules d'entreprise ou de fonds d'investissement.