Swatch bat Samsung : 11,6 millions d'euros de dédommagement (guide frontalier)

Gros plan sur des cadrans de montres de luxe suisses et des composants mécaniques en photographie professionnelle

Le tribunal britannique condamne Samsung à payer 11,6 millions de dollars pour violation de marques horlogères suisses sur le Galaxy App Store entre 2015 et 2019.

Contexte

En bref

  • Tribunal britannique : Samsung devra payer 11,6 millions de dollars à Swatch Group
  • Raison : contrefaçon de marques emblématiques dans l'application Galaxy Store (2015-2019)
  • 160 000 téléchargements au Royaume-Uni et dans l'UE ; 10 marques suisses touchées

Faits clés

  • Quoi : Jugement sur contrefaçon de marques de montres numériques
  • Quand : 26 août (rendue publique par la Haute Cour de justice d'Angleterre et du Pays de Galles)
  • Où : Londres (tribunal britannique) ; requérant Swatch à Bienne (BE), défendeur Samsung (Corée)
  • Qui : Swatch Group vs. Samsung Electronics
  • Montant : 11,6 millions de dollars (9,4 millions de CHF)
  • Demande initiale : Swatch demandait 170 millions ; Samsung proposait 301 dollars
  • Marques concernées : Breguet, Blancpain, Jaquet Droz, Glashütte Original, Omega, Longines, Tissot, Hamilton, Mido, Swatch
  • Décharges estimées : Environ 160 000 au Royaume-Uni et dans l'Union européenne

Swatch a remporté à Londres le litige qui l'opposait depuis des années à Samsung sur la contrefaçon de cadrans de montres numériques. Le tribunal britannique a ordonné au géant technologique sud-coréen de verser à la société horlogère suisse 11,6 millions de dollars, soit environ 9,4 millions de francs. L'arrêt a été rendu public le 26 août par la Haute Cour de Justice d'Angleterre et du Pays de Galles.

L'écart entre les prétentions est énorme. Swatch Group réclamait 170 millions de dollars pour violation de marque, tandis que Samsung Electronics n'était prêt à verser que 301 dollars. La justice britannique a décidé d'un montant

Details pratiques

L'importance de la protection des marques dans le commerce numérique

Le jugement britannique représente une victoire significative pour la protection des marques suisses au niveau international. L'industrie horlogère suisse, concentrée dans le Jura et dans d'autres régions suisses, est parmi les plus exposées aux imitations globales, notamment dans le contexte des plateformes numériques et du commerce mobile. Les dix marques impliquées - par Omega à Tissot, de Longines à Breguet- sont des icônes reconnaissables du « made in Switzerland » et représentent un patrimoine de réputation pluriséculaire.

Le tribunal britannique a reconnu les dommages causés par les 160 000 téléchargements illicites, tout en ne condamnant pas Samsung au plafond requis. Ce compromis révèle comment la justice internationale évalue, d'une part, le préjudice de réputation et commercial subi par les propriétaires de marques originales ; d'autre part, la proportionnalité par rapport au nombre réel d'infractions. Le montant de 11,6 millions de dollars - soit plus que les 301 dollars proposés par Samsung - représente un signal que les plateformes numériques ne peuvent pas échapper à la responsabilité pour les contenus contrefaits distribués sous leur administration.

Implications pour l'économie et l'emploi suisses

Swatch Group emploie des milliers de personnes en Suisse, notamment à Bienne, dans la production, la recherche et le développement. La protection des marques est essentielle pour maintenir la valeur du portefeuille de production de l'entreprise et, de

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Points cles

Les procédures encore ouvertes aux États-Unis

Le jugement britannique ne conclut pas le conflit entre Swatch et Samsung. Aux États-Unis, les dix mêmes marques de Swatch Group ont engagé une procédure distincte contre Samsung devant les tribunaux de New York. Cette procédure est toujours en cours et pourrait conduire à de nouvelles condamnations ou à des développements différents, selon la jurisprudence américaine.

Cela signifie que la société sud-coréenne pourrait faire face à d'autres demandes d'indemnisation sur le marché américain, où le Galaxy App Store a atteint une diffusion considérable. La fragmentation géographique des procédures-britanniques conclues, américaines en cours, est typique du droit international des marques, où il n'existe pas d'autorité supranationale unique en dehors de l'Union européenne. Chaque juridiction applique son propre droit, ce qui entraîne des délais plus longs et des coûts juridiques plus élevés pour les deux parties.

Comment les entreprises suisses protègent les marques

L'histoire Swatch-Samsung illustre les stratégies défensives que les entreprises suisses adoptent pour protéger leurs marques dans une économie numérique de plus en plus interconnectée. L'enregistrement international auprès des offices des brevets et des marques représente la première ligne de défense. Cependant, la surveillance continue sur les plateformes numériques - identification rapide des applications ou produits contrefaits - nécessite des ressources importantes.

Une fois qu'une violation a été identifiée, le recours juridique reste

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Source: tio.ch

Questions fréquentes
Quelles sont les 10 marques Swatch impliquées dans l'arrêt du tribunal britannique ?
Les 10 marques du groupe Swatch mentionnées dans l'arrêt sont : Breguet, Blancpain, Jaquet Droz, Glashütte Original, Omega, Longines, Tissot, Hamilton, Mido et Swatch lui-même. Toutes ces marques ont été copiées dans des applications téléchargeables depuis le Samsung Galaxy App Store entre 2015 et 2019.
Combien Samsung a-t-il dû payer pour la violation des marques ?
Le tribunal britannique a ordonné à Samsung de payer 11,6 millions de dollars (environ 9,4 millions de francs suisses) pour violation des marques de Swatch. Swatch avait initialement réclamé 170 millions de dollars, alors que Samsung ne proposait que 301 dollars. Le tribunal a choisi un montant intermédiaire mais néanmoins significatif pour le secteur.
Combien de personnes ont téléchargé les applications contrefaites ?
Les applications contrefaites ont été téléchargées environ 160 000 fois au Royaume-Uni et dans l'Union européenne entre octobre 2015 et février 2019. Toutes imitaient les cadrans de montres numériques des marques emblématiques de Swatch Group. Certaines étaient disponibles gratuitement, d'autres payantes.
Le conflit juridique entre Swatch et Samsung est-il terminé ?
Non. Alors que le jugement britannique est définitif (également confirmé en appel en 2023), aux États-Unis, une procédure distincte est toujours en cours devant les tribunaux de New York impliquant les mêmes 10 marques de Swatch contre Samsung. Cette procédure américaine pourrait donner lieu à d'autres indemnisations ou développements différents selon la jurisprudence locale.
Qui a développé les applications contrefaites ?
Selon le jugement, les applications ont été développées par des tiers, et non directement par Samsung. Cependant, la Cour d'appel britannique a jugé en 2023 que ce fait ne modifiait pas le verdict : Samsung reste responsable d'avoir offert et distribué les applications contrefaites dans son Galaxy App Store sans en vérifier la conformité aux marques déposées.

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