Sanctions ONU : application automatique en Suisse (guide frontalier)

Depuis 2016, le Conseil fédéral intègre automatiquement les listes de sanctions de l'ONU dans le droit suisse. Mise à jour SESAM du 19 août 2026.
Contexte
En bref
- Le 19.08.2026, la base de données SESAM a été mise à jour avec la nouvelle liste des sanctions de l'ONU
- Depuis 2016, le Conseil fédéral intègre automatiquement les mesures de l'ONU
- Les modifications acquièrent une validité juridique immédiate en Suisse
- SESAM est l'instrument fédéral pour vérifier la conformité aux sanctions
Faits clés
- Quoi : Mise à jour automatique des listes de sanctions ONU dans la base de données SESAM suisse
- Quand : 19 août 2026 (mise à jour) ; 4 mars 2016 (ordonnance)
- Où : Système fédéral SESAM de la Suisse
- Qui : Conseil fédéral et Conseil de sécurité de l'ONU
- Base juridique : Ordonnance sur la transposition automatique des listes de sanctions de l'ONU
Le 19 août 2026, le Conseil fédéral a communiqué une mise à jour pertinente pour toute personne menant des opérations économiques internationales. La base de données SESAM, le système fédéral suisse de gestion des sanctions, a été mise à jour pour intégrer les modifications apportées par le Comité des sanctions de l'ONU aux listes de personnes physiques, d'entreprises et d'organisations faisant l'objet de mesures restrictives. Un événement qui pourrait sembler purement technique, mais qui a des implications concrètes pour des millions de transactions impliquant la Suisse.
Cette mise à jour n'est pas un événement isolé. Il représente l'application d'une décision structurelle du Conseil fédéral en date du 4 mars 2016. A cette date, l'Exécutif suisse a approuvé une ordonnance instituant la transposition automatique des listes de
Details pratiques
Qui est soumis aux obligations de vérification
Le réseau des sujets suisses qui doivent vérifier la base de données SESAM avant de faire des transactions internationales est beaucoup plus large que vous ne pouvez l'imaginer. Il ne s'agit pas seulement de institutions financières et de grandes multinationales. Quiconque, en Suisse, transfère des fonds à l'étranger, reçoit des paiements internationaux, des montants de biens ou participe à des transactions commerciales avec l'étranger entre dans une zone de risque potentiel s'il ne vérifie pas la contrepartie sur la liste SESAM.
Cela inclut aziende piccole e medie, les professionnels (consultants, comptables, avocats), les commerçants, les entrepreneurs de l'immobilier qui négocient avec des clients étrangers. Les personnes qui, par exemple, reçoivent un virement international ou ont l'intention d'investir des fonds à l'étranger doivent également savoir que leur contractant pourrait figurer sur la liste et rendre la transaction illégale.
Les banques et les établissements financiers suisses, en particulier, effectuent des contrôles systématiques et automatiques. Leurs systèmes sont connectés à SESAM et vérifient chaque transaction en temps réel. Lorsque la liste est mise à jour, comme le 19 août 2026, ces systèmes s'adaptent immédiatement sans intervention manuelle.
Implications de la conformité automatique
L'incorporation immédiate des sanctions de l'ONU dans le droit suisse a une conséquence pratique fondamentale : il n'y a pas de place pour « je ne savais pas » ou « je n'avais pas encore vu la mise à jour ». À partir du moment où le
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Points cles
Comment accéder et consulter SESAM
La base de données SESAM est accessible au public sur le site de l'Administration fédérale. La base de données permet de rechercher les noms de personnes physiques, les raisons sociales d'entreprises, les noms d'organisations et d'entités pour vérifier s'ils figurent dans la liste officielle des sanctions ONU incorporées dans le droit suisse. L'accès est gratuit et ne nécessite pas d'enregistrement ; quiconque peut la consulter depuis n'importe quel appareil connecté à Internet.
Pour effectuer une recherche, il faut entrer le nom (ou une partie de celui-ci) de la contrepartie. Le système retourne des résultats en cas d'homonymie, c'est pourquoi il est conseillé d'affiner la recherche avec des détails supplémentaires : date de naissance, lieu d'origine, secteur d'activité ou numéro d'identification. SESAM est disponible en versions multilingues (allemand, français, italien, anglais), facilitant l'accès également aux opérateurs non natifs de la langue.
Si la recherche retourne un résultat qui correspond à la contrepartie, il faut s'abstenir immédiatement de la transaction. En cas de doute — lorsque le nom est très similaire mais non identique — il est prudent de contacter le Bureau compétent de l'Administration fédérale (qui gère SESAM) pour une clarification. Procéder sans certitude expose à une responsabilité légale.
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Questions fréquentes
- Qu'est-ce que la base de données SESAM ?
- SESAM est la base de données officielle de la Suisse contenant les listes de sanctions incorporées par le Conseil fédéral sur la base de l'ordonnance du 4 mars 2016. Il contient la liste mise à jour des personnes physiques, des entreprises et des organisations soumises à des mesures restrictives par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Il est accessible gratuitement et publiquement via le site de l'Administration fédérale, permettant aux opérateurs économiques, aux banques, aux entreprises
- Comment savoir si un nom ou une entreprise est sanctionné ?
- Vous pouvez consulter directement la base de données SESAM via le site de l'Administration fédérale suisse. Saisissez le nom de la personne ou de l'entreprise que vous souhaitez vérifier. Le système renvoie également des résultats par homonymie, donc en cas de doute sur un résultat similaire, il est conseillé de fournir des informations supplémentaires telles que la date de naissance, le lieu d'origine ou le secteur d'activité pour affiner la recherche et obtenir un résultat précis.
- Quelles sont les conséquences juridiques si j'effectue une transaction avec une entité sanctionnée ?
- Effectuer une transaction avec une personne, une entreprise ou une organisation sanctionnée est illégal en Suisse en vertu de l'ordonnance du 4 mars 2016, qui intègre automatiquement les listes ONU dans le droit suisse. Les conséquences peuvent inclure des sanctions administratives et, selon les circonstances et l'intention, également une responsabilité pénale. C'est pourquoi il est essentiel de toujours vérifier SESAM avant les transactions internationales importantes.
- À quelle fréquence SESAM est-il mis à jour ?
- SESAM est mis à jour chaque fois que le Conseil de sécurité de l'ONU modifie la liste des sanctions. Il n'existe pas de calendrier fixe ; les mises à jour sont effectuées si nécessaire sur la base des mesures internationales. Les modifications acquièrent une validité juridique immédiate en Suisse grâce à l'ordonnance de 2016, de sorte que les opérateurs économiques menant des activités internationales régulières doivent surveiller en permanence la base de données.
- Suis-je obligé de consulter SESAM même pour de petites transactions ?
- Oui. La responsabilité de la vérification incombe à toute personne effectuant des transactions internationales, quel que soit le montant. Les banques et les institutions financières le font automatiquement pour leurs opérations, mais les entrepreneurs, les professionnels et les particuliers opérant à l'étranger restent entièrement responsables de la conformité. Il n'existe pas de seuil de montant en dessous duquel le contrôle de SESAM peut être omis.
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