Émissions de CO2 VCP : résultats 2025 et objectifs atteignables (guide frontalier)

Camion électrique sur route suisse avec chaîne alpine en arrière-plan

En 2025, les prescriptions CO2 sur les poids lourds entrent en vigueur en Suisse : les importateurs atteignent les cibles avec 20,8% de flotte entièrement électrique.

Contexte

En bref

  • À partir de 2025, prescriptions CO2 pour les nouveaux véhicules commerciaux lourds en Suisse
  • Quote-part de VCP entièrement électriques : 20,8 %, bien au-dessus de la moyenne européenne
  • Une seule sanction parmi 13 grands importateurs : 303.000 CHF reversés au FOSTRA

Faits clés

  • Quoi : Prescriptions sur les émissions de CO2 pour les VCP de nouvelle immatriculation
  • Quand : 2025, première année d'application
  • Où : Suisse et Principauté du Liechtenstein
  • Qui : 13 grands importateurs (flotte ≥5 véhicules) + petits importateurs
  • VCP immatriculés : environ 6.300 en Suisse, 30 au Liechtenstein (2.000 sous prescriptions)
  • Quote-part de VCP électriques : 20,8 % de la flotte de nouvelle immatriculation
  • Montant des sanctions totales : environ 303.000 CHF (1 importateur sur 13)

Berne, 3 septembre 2026 — L'administration fédérale suisse a publié les premiers résultats de l'application des prescriptions sur les émissions de CO2 pour les véhicules commerciaux lourds (VCP) de nouvelle immatriculation. Le bilan est encourageant : en 2025, les importateurs ont atteint la grande majorité de leurs objectifs environnementaux, limitant ainsi le total des sanctions à environ 303.000 francs. Un résultat qui reflète l'engagement du secteur des transports vers la mobilité durable et une quote-part de véhicules entièrement électriques bien plus élevée que la moyenne européenne.

Details pratiques

L'impact sur la compétitivité de la logistique suisse

La réglementation sur les émissions de CO2 pour les VCP représente un défi stratégique pour l'ensemble de l'écosystème de la logistique et du transport de marchandises en Suisse. Contrairement à ce qui se passe dans d'autres pays européens, où les constructeurs de véhicules ont eu plus de temps pour s'adapter, les importateurs suisses se sont déplacés rapidement, poussés à la fois par la réglementation et par la disponibilité croissante des solutions technologiques à batterie. Cette capacité d'adaptation est cruciale pour maintenir la compétitivité internationale de la Suisse en tant que hub logistique et de transit au cœur de l'Europe.

Les entreprises de transport qui opèrent en Suisse font face à des coûts opérationnels différents selon leur flotte. Les véhicules entièrement électriques, bien qu'ayant un coût d'achat supérieur par rapport aux moteurs traditionnels à combustion interne, offrent des économies significatives en termes de carburant et de maintenance à long terme. Cet élément économique n'est pas marginal : une entreprise qui investit dans une flotte électrique réduit les coûts opérationnels annuels, ce qui se traduit par des prix de transport plus compétitifs et, potentiellement, des marges plus larges. La réduction des coûts opérationnels pour ceux qui choisissent des véhicules durables représente un incitatif naturel qui va au-delà de la simple conformité réglementaire.

Points cles

Comment fonctionne le système de contrôle et de sanctions

Le mécanisme de contrôle des prescriptions de CO2 pour les VCP est structuré autour de deux piliers : le suivi des flottes de nouvelle immatriculation et le calcul de la moyenne pondérée des émissions pour chaque importateur. Chaque importateur doit maintenir une émission moyenne de CO2 inférieure à un objectif spécifique, déterminé sur la base de la masse moyenne des véhicules mis sur le marché. Ce système, connu sous le nom d'approche de la moyenne, permet une certaine flexibilité : ceux qui mettent sur le marché des véhicules très efficaces et différents modèles électriques peuvent compenser d'éventuels véhicules à émissions légèrement plus élevées, à condition que la moyenne reste dans la limite fixée.

La première année d'application (2025), sur 13 grands importateurs, un seul n'est pas resté en dessous de l'objectif fixé. Cet importateur a dû verser une sanction proportionnelle au dépassement de l'objectif. Le montant total des sanctions, d'environ 303 000 francs, a été entièrement versé au Fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération (FOSTRA). Le même mécanisme s'applique également aux sanctions pour les automobiles et les véhicules commerciaux légers, créant un système cohérent de financement public pour les infrastructures de mobilité et de transport au niveau national.

Questions fréquentes
Que sont exactement les VCP (poids lourds) et pourquoi la réglementation CO2 les concerne-t-elle ?
Les véhicules utilitaires lourds (VCP) sont des camions et des moyens de transport utilisés pour le transport de marchandises par route. En 2025, les prescriptions sur les émissions de CO2 s'appliquent aux VCP nouvellement immatriculés en Suisse. Au cours de la première année, environ 6 300 VCP ont été immatriculés en Suisse et environ 2 000 relèvent du champ d'application de la réglementation. La législation vise à encourager l'adoption de technologies plus durables dans le transport de marchan
Pourquoi est-il important que 20,8 % des VCP soient entièrement électriques ?
Une part de VCP entièrement électriques de 20,8 % en 2025 est bien supérieure à la moyenne européenne. Cette donnée montre que le marché suisse adopte des technologies zéro émission plus rapidement que d'autres pays. La forte pénétration des véhicules électriques a permis aux importateurs d'atteindre leurs objectifs d'émissions moyennes, en évitant les sanctions et en réduisant l'impact environnemental global du transport de marchandises. La tendance positive de la mobilité durable suisse est re
Une seule sanction parmi 13 importateurs en 2025 : que signifie ce résultat ?
En 2025, un seul des 13 grands importateurs (ceux avec une flotte d'au moins cinq véhicules) n'est pas resté en dessous de l'objectif d'émissions de CO2 et a dû payer une amende d'environ 303 000 francs. Ce résultat positif reflète l'efficacité de la réglementation pour encourager la transition vers des flottes plus durables et la volonté du secteur de s'adapter aux nouvelles règles fédérales sans résistance significative.
Où va l'argent des pénalités pour VCP et comment est-il utilisé ?
Les pénalités payées par les importateurs de VCP sont versées au Forta (Fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération). Ce fonds est utilisé pour financer des infrastructures de transport et des interventions de mobilité au niveau national et régional. En 2025, le total d'environ 303 000 francs a été transféré au Forta avec les sanctions pour les voitures et les véhicules utilitaires légers, créant un cercle vertueux entre conformité environnementale et investissements publics.
Que doivent concrètement faire les entreprises de transport qui achètent du VCP ?
Les entreprises de transport qui achètent des VCP auprès d'importateurs enregistrés et conformes à la réglementation ne doivent pas prendre de mesures supplémentaires. Tout VCP immatriculé en Suisse à partir de 2025 respecte automatiquement les prescriptions fédérales sur la conformité CO2. La responsabilité du respect de la réglementation incombe entièrement à l'importateur, et non à l'acheteur final.

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