Suisse : revenu et épargne au plus haut historique en 2025 (guide frontalier)

Revenu et épargne des ménages suisses en 2025 selon l'OFS

En 2025, le revenu disponible ajusté par habitant dépasse 65'124 francs (+36% réel en 1995) et l'épargne volontaire atteint 19,3%.

Contexte

En bref

  • Revenu disponible ajusté par habitant 2025: 65'124 francs
  • Épargne volontaire à 19,3 % du revenu disponible brut corrigé
  • Économie totale à 27,4 % du revenu disponible brut corrigé
  • Croissance réelle du pouvoir d'achat : +36% par rapport à 1995

Faits clés

  • Chose : Revenu disponible ajusté par habitant et taux d'épargne au plus haut historique
  • Quand : Données 2025, publiées mardi par l'OFS
  • Où : Suisse (donnée nationale agrégée)
  • Qui : Office fédéral de la statistique (OFS)
  • Montant 1: 65'124 francs de revenu disponible ajusté par habitant (2025)
  • Montant 2: 40'083 francs en 1995 (base de comparaison)
  • Montant 3: 27,4 % taux d'épargne global (2025) vs 19,6 % (1995)
  • Montant 4: 19,3 % d'épargne volontaire (2025) vs 9,7 % (1995)

Les familles suisses n'ont jamais été aussi solides financièrement. C'est ce qu'attestent les données publiées aujourd'hui, mardi, par l'Office fédéral de la statistique (OFS), publiées en même temps que les comptes nationaux 2025 avec les données mises à jour du Produit intérieur brut. En 2025, le revenu disponible ajusté par habitant a atteint 65 124 francs, le niveau le plus élevé de toute la série historique. Hors inflation, cela correspond à une croissance réelle de près de 36% par rapport à 1995, lorsque le chiffre s'arrêtait à 40'083 francs. Le pouvoir d'achat moyen des Suisses est donc aujourd'hui bien supérieur à celui d'il y a une génération.

Économie : une part toujours

Details pratiques

Une moyenne nationale qui pèse différemment sur la taille

Le tableau dressé par l'OFS est une photographie d'ensemble : il photographie la Suisse dans son ensemble, le revenu disponible ajusté par habitant dépassant pour la première fois 65'000 francs et le taux d'épargne volontaire atteignant 19%. Mais la note méthodologique même de l'Office fédéral de la statistique attire l'attention sur ce que la moyenne cache : l'augmentation du coût du logement, des primes d'assurance-maladie et d'autres dépenses obligatoires continue de peser de manière asymétrique sur de nombreux ménages, en particulier sur les ménages à revenu faible ou intermédiaire.

Pour ceux qui vivent et travaillent dans le canton du Tessin, ces données nationales doivent être lues avec une lentille spécifique. Le canton frontalier présente depuis des années un coût de la vie — notamment pour les loyers, les primes d'assurance maladie et les biens de consommation — structurellement plus élevé que les moyennes régionales italiennes de référence. Un pouvoir d'achat moyen suisse en croissance réelle de 36 % par rapport à 1995 ne se traduit pas automatiquement par une plus grande capacité de dépense ou de provisionnement pour les ménages tessinois, confrontés à des dynamiques de logement et de santé particulières. Pour les frontaliers détenteurs d'un permis G, qui rentrent quotidiennement en Italie, la question est encore plus articulée : le revenu brut est exprimé en francs suisses, mais une part importante de la consommation — prêt ou loyer, dépenses alimentaires, soins de santé complémentaires — est supportée

Outils utiles pour la planification

Pour estimer votre stratégie retraite, utilisez le planificateur retraite et le simulateur 3e pilier.

Points cles

Ce qu'il faut faire : lire les données sans se laisser tromper par la moyenne

La publication des comptes nationaux 2025 par l'OFS offre une occasion utile pour revoir sa situation financière personnelle, sans tenir pour acquis que la moyenne nationale corresponde à la sienne.

Liste de contrôle opérationnelle pour frontaliers et résidents

  • Vérification du revenu net réel : recalculez le salaire effectif en euros en utilisant le taux de change actuel, car le pouvoir d'achat dépend du rapport CHF/EUR et pas seulement du montant nominal en francs. Le comparateur de change CHF/EUR permet un contrôle rapide.
  • Pression des coûts fixes : primes LAMal, loyer ou mensualité hypothécaire, coûts de navette transfrontalière (carburant, vignettes, parkings, éventuels transports publics) sont les postes qui pèsent le plus sur la capacité d'épargne. Une simulation avec le calculateur fiscal aide à comprendre ce qui reste réellement en poche.
  • Planification prévoyance : évaluez s'il est encore fiscalement pertinent d'alimenter le 3e pilier, même en régime de frontalier avec permis G. Le seuil de versement et les avantages dépendent de votre position en matière de prévoyance et du lien avec AVS/LPP.
  • Épargne de but : constituez un fonds d'urgence en euros — pas seulement en francs — pour éviter d'avoir à reconvertir la devise à des moments défavorables. La photographie de l'OFS montre que les ménages suisses mettent davantage de côté, mais ne dit rien sur la composition en devises de l'épargne.

Questions fréquentes
Combien gagne en moyenne un Suisse en 2025 selon l'OFS ?
Selon l'Office fédéral de la statistique, en 2025, le revenu disponible ajusté par habitant a atteint 65'124 francs, le niveau le plus élevé de toute la série historique, avec une croissance réelle de près de 36% par rapport au chiffre 1995 de 40'083 francs.
Combien les familles suisses épargnent-elles en 2025 ?
L'UST indique un taux d'épargne global à 27,4 % du revenu disponible brut corrigé et une épargne volontaire à 19,3 % (contre 9,7 % en 1995). En chiffres absolus, chaque habitant dépense environ 53'000 francs et met de côté près de 18'000 francs, dont environ 12'600 bénévoles.
Pourquoi l'épargne a-t-elle augmenté ces dernières années ?
Après la pandémie, la propension à épargner s'est renforcée et n'est pas revenue aux niveaux précédents : l'épargne a continué à augmenter, signe d'une capacité financière des ménages qui s'est consolidée au fil du temps.
Ces données s'appliquent-elles également au canton du Tessin et aux frontaliers ?
L'OST précise qu'il s'agit d'une moyenne nationale. L'augmentation des coûts de logement et des primes de caisse-maladie pèse de manière asymétrique sur les ménages, et pour les frontaliers avec permis G, la question est plus articulée car une partie de la consommation est supportée en euros.
Comment les frontaliers peuvent-ils vérifier leur pouvoir d'achat réel ?
Il est utile de recalculer la paie en euros au taux de change actuel, de simuler l'impact de LAMal, le loyer et les frais de déplacement avec un calculateur fiscal et d'évaluer l'alimentation du pilier 3a, en construisant également un fonds d'urgence en euros.

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