Protection des frontières : L'initiative UDC est contre-productive

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La CIP-S rejette l'initiative UDC par 8 voix contre 2.

Contexte

En bref

  • La CIP-S rejette l'initiative UDC par 8 voix contre 2.
  • Le texte demande des contrôles systématiques aux frontières.
  • La Suisse n'accorderait pas l'asile à plus de 5.000 personnes par an.
  • Pour les frontaliers, entrer en Suisse serait plus difficile.

Faits clés

  • Décision → avis défavorable de la CIP-S, 8 voix contre 2
  • Nom → « Stopper les abus dans l’asile ! »
  • Entrée → contrôle systématique de toutes les personnes
  • Asile → 5 000 personnes au maximum par an
  • Séjour irrégulier → départ dans les 90 jours
  • Scénario → frontière extérieure de l’espace Schengen

Le vote de la commission

À Berne, la Commission des institutions politiques du Conseil des États a émis un avis défavorable, par 8 voix contre 2, à l’initiative de l’UDC pour la protection des frontières. La proposition demande davantage de contrôles aux frontières et des plafonds maximaux pour l’octroi de l’asile.

Formellement, le texte s’intitule « Stopper les abus dans l’asile ! ». Son premier volet de mesures concerne l’entrée : contrôle systématique de toutes les personnes, surveillance complète des postes-frontières et refoulement des personnes qui ne remplissent pas les conditions d’entrée.

Pour le travailleur frontalier, la partie la plus immédiate concerne les passages. La CIP-S estime que, si l’initiative était acceptée dans les urnes, la Suisse deviendrait selon toute probabilité la frontière extérieure de l’espace Schengen. La conséquence indiquée dans la note des services parlementaires serait des dommages économiques et une entrée plus difficile pour les travailleurs frontaliers et les touristes.

Le texte intervient aussi sur le nombre de personnes auxquelles la Suisse peut accorder l’asile : pas plus de 5 000 par an. Pour les personnes qui séjournent irrégulièrement dans le pays, il prévoit l’obligation de se signaler aux autorités ; les contrats de travail seraient nuls, ces personnes seraient exclues des assurances sociales et maladie et devraient quitter le pays dans les 90 jours.

Selon la commission, toutefois, ces mesures ne résoudraient pas les problèmes soulevés par l’initiative, surtout ceux liés à la criminalité importée, et en créeraient de nouveaux. L’évaluation en matière de sécurité est sans appel : les opérations de police au-delà de la frontière seraient gravement entravées, tandis que l’accès aux systèmes d’information internationaux serait perdu.

Sur l’asile, la CIP-S prévoit peu de changements. Le nombre de demandeurs pourrait légèrement diminuer, mais dans la pratique, les personnes ne pourraient pas être éloignées comme le demande le texte. Leur statut deviendrait plus précaire ; selon la commission, cela pourrait favoriser la criminalité et entraver l’intégration professionnelle et sociale.

Le jugement de la CIP-S met ainsi en relation frontières, économie, sécurité et asile : le contrôle des entrées demandé, dans sa lecture, n’aurait pas un effet isolé. Il retomberait également sur la circulation des travailleurs frontaliers et des touristes et sur les activités transfrontalières.

Details pratiques

Ce qui change, selon la commission

Le passage à la frontière

Pour le travailleur frontalier, le point pratique est de dissocier l'accès du reste de la proposition. La CIP-S lie directement l'acceptation aux difficultés d'entrée pour les frontaliers et les touristes ; elle ne fournit toutefois ni horaire, ni durée des contrôles, ni procédure pour les postes-frontières. Le texte permet donc une évaluation qualitative, et non un calcul des délais.

La différence entre les scénarios peut être lue ainsi :

Table 1: Domaine
DomaineScénario de l'initiativeEffet indiqué par la CIP-S
Entréecontrôle systématique de toutes les personnes et postes-frontières surveillésentrée plus difficile pour les frontaliers et les touristes
SchengenSuisse très probablement frontière extérieure, si l'initiative était acceptéedommages économiques
Sécuritéactivités de police transfrontalières entravéesl'accès aux systèmes d'information internationaux disparaîtrait
Asilemaximum 5.000 personnes par anpeu de changements selon la CIP-S

Dans le premier domaine, le frontalier est concerné en tant que personne entrant sur le territoire : la demande concerne toutes les personnes qui franchissent la frontière. La source ne fournit pas d'éléments permettant de distinguer l'impact selon le poste-frontière ou de traduire la prévision en un nombre de minutes. La donnée concrète reste celle indiquée par la commission : l'entrée serait plus difficile.

Le deuxième volet est la sécurité. L'entrave aux activités de police transfrontalières n'est pas présentée comme un effet sur les salaires ou les contrats, mais comme une dégradation de la situation en matière de sécurité. Pour les personnes qui travaillent de l'autre côté de la frontière, le sujet ne concerne donc pas seulement le passage : la commission lie la proposition également aux activités de police et à l'accès aux systèmes d'information internationaux.

Le troisième volet est l'asile. La CIP-S estime que la limite maximale entraînerait peu de changements et que les personnes venant d'arriver ne pourraient pas être éloignées comme demandé. Ce jugement signale en revanche une plus grande précarité du statut, avec d'éventuels obstacles à l'intégration professionnelle et sociale.

L'impact sur les frontaliers est donc concret au niveau du passage, mais la source ne permet pas de quantifier les retards, les coûts ou les contrôles. Ajouter des chiffres ou des procédures spécifiques reviendrait à aller au-delà de l'évaluation exprimée par la commission.

Points cles

Comment suivre le scénario

Cinq étapes

Pour les personnes qui travaillent au-delà de la frontière, la séquence de lecture la plus fiable est la suivante. Il ne s'agit pas d'une procédure administrative : elle sert à ne pas confondre l'avis de la commission avec l'éventuelle application des mesures.

1. Commencer par le vote. La CIP-S a rendu un avis défavorable par 8 voix contre 2. C'est le donnée qui décrit la position de la commission.

2. Vérifier la condition. Les effets sur les passages sont décrits dans le scénario où l'initiative serait acceptée dans les urnes. C'est dans ce cas qu'apparaît l'hypothèse d'une frontière extérieure de l'espace Schengen et d'une entrée plus difficile.

3. Isoler les règles relatives à l'entrée. Le texte demande le contrôle systématique de toutes les personnes, la surveillance complète des points de passage et le refoulement de celles qui ne remplissent pas les conditions d'entrée.

4. Séparer l'asile et le séjour irrégulier. La limite de 5.000 personnes concerne l'octroi de l'asile. L'obligation de notification, la nullité des contrats de travail, l'exclusion des assurances et le départ dans un délai de 90 jours concernent en revanche les personnes qui séjournent irrégulièrement dans le pays.

5. Contrôler l'aspect sécuritaire. L'évaluation de la CIP-S concerne les activités de police transfrontalières et l'accès aux systèmes d'information internationaux.

La seule échéance explicite dans le texte est celle des 90 jours pour quitter le pays en cas de séjour irrégulier. La source n'indique en revanche aucune date pour une éventuelle modification des contrôles, aucun calendrier d'entrée en vigueur ni aucun délai d'attente aux points de passage. S'en tenir à ce qui est écrit permet d'éviter d'attribuer à la proposition des chiffres qu'elle ne fournit pas.

Pour suivre l'aspect pratique du passage sans transformer l'avis en estimation, consulte les tempi di attesa ai valichi.

Source: tio.ch

Questions fréquentes
Quel a été le vote de la CIP-S sur l'initiative de l'UDC ?
La CIP-S, Commission des institutions politiques du Conseil des États, a voté contre l’initiative UDC « Mettre fin aux abus dans l’asile ! », avec 8 voix favorables au rejet et 2 voix contre. Cet avis négatif indique que la majorité de la commission considère les propositions de contrôles systématiques et de plafonnement de l’asile comme inefficaces et potentiellement nuisibles.
Quelles seraient les conséquences pour les frontaliers si l'initiative était approuvée ?
Si l’initiative était acceptée dans les urnes, la CIP-S avertit que la Suisse deviendrait vraisemblablement une frontière extérieure de l’espace Schengen. Cela entraînerait des contrôles systématiques de toutes les personnes aux postes-frontières, une surveillance complète des points de passage et le refoulement des personnes qui ne remplissent pas les conditions d’entrée, rendant l’entrée plus difficile pour les travailleurs frontaliers, les touristes et quiconque franchit la frontière.
Quelle est la limite prévue par l'initiative pour les octrois d'asile ?
L’initiative fixe un plafond maximal de 5.000 demandes d’asile annuelles que la Suisse peut accorder. Au-delà de cette limite, les demandes seraient rejetées. En outre, pour les personnes séjournant irrégulièrement dans le pays, le texte prévoit une notification aux autorités, la nullité des contrats de travail, l’exclusion des assurances sociales et de santé ainsi que l’obligation de quitter le territoire dans les 90 jours suivant la notification.

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