Frontaliers à Lugano : question de la mairie (guide frontalier)

Omar Wicht interroge la Mairie de Lugano sur les embauches de frontaliers depuis 2024. Une demande de clarté sur le nombre, les dicastères et les raisons des sélections dans le secteur public.
Contexte
En bref
- Interpellation du conseiller Wicht (Lega) sur les engagements de frontaliers (permis G) à Lugano de 2024 au 31 août 2026
- La réglementation communale prévoit le recours à la main-d'œuvre transfrontalière uniquement en « nécessité extrême »
- Demande de données spécifiques : nombre d'engagés, dicastères, fonctions, motifs des refus de candidats suisses
Faits clés
- Qui : Omar Wicht, conseiller communal de la Lega
- Quoi : Interpellation à la Municipalité de Lugano sur les engagements de frontaliers (permis G) et de citoyens étrangers (permis B, C, L)
- Quand : Période couverte : de 2024 au 31 août 2026
- Où : Lugano, Canton du Tessin
- Règlement : Recours à la main-d'œuvre transfrontalière « uniquement en cas de nécessité extrême et de manque avéré de candidats résidents idoines »
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Le conseiller communal de la Lega Omar Wicht a présenté une interpellation à la Municipalité de Lugano visant à clarifier l'engagement de frontaliers et de citoyens étrangers au sein de l'administration communale. La demande couvre la période de 2024 au 31 août 2026 et vise à obtenir des données spécifiques sur la gestion des ressources humaines dans le domaine transfrontalier, un thème sensible sur le marché du travail tessinois.
Quelle réglementation régit les engagements ?
Le Règlement organique des employés de Lugano et le Règlement communal établissent un principe fondamental : le recours à la main-d'œuvre transfrontalière ne doit être envisagé qu'en cas de nécessité extrême et de manque avéré de candidats résidents idoines. Wicht souligne que l'administration communale est financée par les contribuables luganais et tessinois et devrait en premier lieu garantir des retombées économiques, sociales et fiscales sur le territoire.
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Details pratiques
La signification de la « nécessité extrême »
Le critère de « nécessité extrême » représente une barrière de protection normative pour les candidats suisses et résidents. Cela signifie qu'un frontalier titulaire d'un permis G ne peut accéder à un poste auprès de l'administration municipale de Lugano que si aucun candidat résident n'est disponible ou apte à ce poste spécifique. En pratique, la norme pousse les communes tessinoises à privilégier l'embauche de ceux qui résident sur le territoire, avant de recourir aux frontaliers et aux étrangers.
Cependant, dans certaines professions techniques ou spécialisées, la recherche de personnel résident qualifié pourrait effectivement s'avérer infructueuse, justifiant le recours à des frontaliers. La question de Wicht vise à vérifier si ce principe est appliqué de manière cohérente ou s'il existe des écarts entre le règlement et la pratique administrative quotidienne.
Quelle situation la question cherche-t-elle à clarifier ?
La question ne fournit pas encore de chiffres concrets — elle demande à la mairie de les fournir. Cela signifie que, au moment du dépôt de la question, la Mairie peut ne pas avoir rendu publiques les données sur les embauches de frontaliers, ou peut ne pas avoir mis en place une procédure transparente pour les comptabiliser. La question de Wicht sert donc d'instrument de contrôle démocratique et de transparence administrative.
Droits et devoirs du frontalier engagé
Si un frontalier avec permis G vient
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Points cles
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Source: laregione.ch
Questions fréquentes
- Quelle est la différence entre le permis G, B et C pour travailler en Suisse ?
- Le permis G est délivré aux frontaliers qui résident en Italie et travaillent de manière stable en Suisse, avec une validité généralement annuelle. Le permis B est délivré à ceux qui séjournent plus de 3 mois mais moins de 5 ans en Suisse, tandis que le permis C est destiné aux résidents permanents de plus de 5 ans. Dans le cadre de cette question, la Mairie de Lugano a demandé des données sur les embauches des trois catégories auprès de l'administration communale.
- Si je suis frontalier avec permis G et que je travaille dans le secteur public tessinois, combien d'impôt dois-je payer ?
- En tant que frontalier avec permis G embauché auprès d'un organisme public suisse, vous êtes soumis à l'impôt à la source retenu en Suisse sur votre bulletin de paie. La retenue suit les taux cantonaux et communaux tessinois. Vous ne subissez pas de double imposition car l'Italie reconnaît le crédit d'impôt sur les revenus du travail salarié en Suisse. Rappelez-vous que l'assurance-maladie (LAMal) est obligatoire en Suisse, mais que vous avez le droit d'opter pour le système italien.
- Où puis-je trouver les avis de concours pour le secteur public tessinois ?
- Les municipalités tessinoises publient les avis sur leurs sites Web officiels, dans les sections « Travail » ou « Administration », et souvent aussi sur le registre municipal. Certaines municipalités adhèrent à des plates-formes centralisées gérées par la Conférence des municipalités du Tessin. Consultez régulièrement le site de la commune qui vous intéresse et abonnez-vous aux alertes pour de nouveaux avis.
- Que se passe-t-il si je suis écarté d'un concours public tessinois ?
- Vous avez le droit de demander des éclaircissements écrits sur les raisons de l'écartement selon la procédure administrative tessinoise. Si vous estimez que la décision viole le principe de non-discrimination ou le règlement municipal cité par Wicht, vous pouvez introduire un recours administratif auprès des autorités compétentes du canton du Tessin dans les délais prévus.
- La question de Wicht entraînera-t-elle des changements dans les règles d'embauche ?
- La question est un outil de contrôle parlementaire qui oblige la municipalité à fournir des données et des explications sur sa gestion administrative. Il ne garantit pas automatiquement les changements réglementaires, mais crée la transparence publique, qui est la première étape vers d'éventuelles corrections de cap si les pratiques s'avéraient contraires au règlement municipal.
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