Moyen-Orient en flammes : coûts et risques pour les entreprises tessinoises
Les matières premières ont augmenté de 30 à 50 % en raison du conflit. Le directeur de l’USSIC, Bagnovini, demande des mesures urgentes pour sauver les chantiers de construction.
Contesto
Lundi 20 avril 2026, le directeur de la Société Suisse des Entrepreneurs (SSE) du Tessin, Nicola Bagnovini, a tiré la sonnette d’alarme sur les répercussions directes du chaos au Moyen-Orient pour le secteur de la construction et de l’artisanat dans le canton du Tessin. Dans une déclaration accordée à laRegione, Bagnovini a souligné que les matières premières utilisées sur les chantiers tessinois subissent des hausses de prix « bien supérieures à celles prévues dans les devis et les contrats signés par les entreprises ». Le conflit au Moyen-Orient, selon Bagnovini, provoque une flambée des prix de matériaux essentiels comme l’acier, le ciment et le verre. « Les contrats de marché public ont été signés il y a plusieurs mois, à une époque où les coûts étaient encore maîtrisables. Aujourd’hui, avec les prix des matières premières qui s’envolent, les entreprises se retrouvent contraintes de supporter des pertes importantes sur chaque chantier », a expliqué le directeur régional de la SSE. « Une intervention immédiate des autorités cantonales est nécessaire pour éviter que le secteur ne s’effondre ». 📊 Le secteur de la construction tessinois en alerte Les données recueillies par la SSE Tessin indiquent une hausse moyenne de 30 % pour l’acier de construction et jusqu’à 50 % pour certains types de ciment et d’isolants. Ces variations, non anticipées dans les devis initiaux, mettent à rude épreuve la santé financière des entreprises locales. « De nombreuses sociétés ont déjà reporté le lancement de nouveaux projets ou réduit leurs plans d’expansion pour limiter les dégâts », a ajouté Bagnovini. « Sans une action rapide, nous risquons la fermeture de chantiers et des licenciements ». ### Réactions des institutions Le gouvernement tessinois n’a pas encore formulé de réponse...
Dettagli operativi
La crise des matériaux de construction au Tessin ne se limite pas à une question de bilans d’entreprise : elle modifie en profondeur les habitudes et les stratégies des entreprises locales. Les coûts supplémentaires, non prévus dans les contrats, poussent les entreprises à revoir leurs plans d’approvisionnement et à se tourner vers des fournisseurs alternatifs, souvent avec des résultats incertains. ### Changement de cap dans les approvisionnements Les entreprises tessinoises sont contraintes de se tourner vers des marchés secondaires pour se procurer des matériaux à des prix plus accessibles. « Beaucoup d’entreprises ont commencé à importer de l’acier de Turquie ou d’Afrique du Nord, mais les délais de livraison se sont allongés et les contrôles de qualité sont devenus plus stricts », explique un entrepreneur du Mendrisiotto. « Avant, il suffisait de passer une commande sur mesure ; aujourd’hui, nous devons accepter des produits standardisés avec des échéances dilatées. » Les retards de livraison commencent déjà à perturber les chantiers en cours. « Nous avons un chantier à Lugano qui risque de s’arrêter par manque de ciment », raconte un constructeur. « Les fournisseurs suisses ne parviennent pas à garantir les quantités demandées, et ceux à l’étranger mettent des semaines de plus à arriver. » 📊 Impact sur les contrats et les travailleurs Les contrats de marché public signés avant l’escalade du conflit ne prévoient aucune clause de révision des prix. Résultat : les entreprises doivent absorber les hausses de coûts, avec des marges bénéficiaires qui s’amenuisent rapidement. « Dans certains cas, les entreprises sont contraintes de travailler à perte pour ne pas perdre le marché », déclare Bagnovini. « C’est une situation insoutenable à long terme. » Pour les trav...
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[{"q":"Quels matériaux de construction sont les plus touchés par la hausse des prix au Tessin ?","a":"Selon la SSIC Ticino, les matériaux ayant subi les augmentations les plus marquées sont l'acier (+50 %), le ciment (+49 %), le verre (+47 %) et les isolants (+52 %). Ces hausses pèsent lourdement sur les entreprises, qui n’avaient pas anticipé de telles variations dans leurs devis initiaux."},{"q":"Que peuvent faire les entreprises tessinoises pour limiter les dégâts ?","a":"Les entreprises peuvent renégocier leurs contrats avec les maîtres d’ouvrage, chercher des fournisseurs alternatifs (y compris à l’étranger) ou bénéficier d’aides cantonales. La SSIC Ticino recommande d’engager un dialogue immédiat avec les clients afin de trouver des solutions communes, en évitant l’arrêt des chantiers."},{"q":"Les travailleurs frontaliers risquent-ils de perdre leur emploi à cause de la crise ?","a":"Oui, les frontaliers figurent parmi les plus exposés, car de nombreux contrats dans le secteur de la construction sont conclus à la tâche ou à durée déterminée. Si les entreprises réduisent leurs marges ou ferment des chantiers, les travailleurs frontaliers pourraient ne pas voir leurs contrats renouvelés à leur échéance."},{"q":"Le gouvernement tessinois va-t-il mettre en place des mesures de soutien ?","a":"Aucune mesure définitive n’a été annoncée pour l’instant, mais la DFE Ticino étudie des solutions comme des déductions fiscales ou des subventions directes. Les entreprises et les travailleurs devraient suivre les mises à jour officielles dans les mois à venir."},{"q":"Où trouver des formations de mise à jour pour le secteur de la construction au Tessin ?","a":"La SUPSI et l’USI proposent des parcours de formation spécifiques au secteur de la construction. Les frontaliers peuvent...
Questions fréquentes
- Quels matériaux de construction sont les plus touchés par la hausse des prix au Tessin ?
- Selon la SSIC Ticino, les matériaux ayant subi les augmentations les plus marquées sont l'acier (+50 %), le ciment (+49 %), le verre (+47 %) et les isolants (+52 %). Ces hausses pèsent lourdement sur les entreprises, qui n’avaient pas anticipé de telles variations dans leurs devis initiaux.
- Que peuvent faire les entreprises tessinoises pour limiter les dégâts ?
- Les entreprises peuvent renégocier leurs contrats avec les maîtres d’ouvrage, chercher des fournisseurs alternatifs (y compris à l’étranger) ou bénéficier d’aides cantonales. La SSIC Ticino recommande d’engager un dialogue immédiat avec les clients afin de trouver des solutions communes, en évitant l’arrêt des chantiers.
- Les travailleurs frontaliers risquent-ils de perdre leur emploi à cause de la crise ?
- Oui, les frontaliers figurent parmi les plus exposés, car de nombreux contrats dans le secteur de la construction sont conclus à la tâche ou à durée déterminée. Si les entreprises réduisent leurs marges ou ferment des chantiers, les travailleurs frontaliers pourraient ne pas voir leurs contrats renouvelés à leur échéance.
- Le gouvernement tessinois va-t-il mettre en place des mesures de soutien ?
- Aucune mesure définitive n’a été annoncée pour l’instant, mais la DFE Ticino étudie des solutions comme des déductions fiscales ou des subventions directes. Les entreprises et les travailleurs devraient suivre les mises à jour officielles dans les mois à venir.
- Où trouver des formations de mise à jour pour le secteur de la construction au Tessin ?
- La SUPSI et l’USI proposent des parcours de formation spécifiques au secteur de la construction. Les frontaliers peuvent y accéder avec un permis G. Les informations sont disponibles sur le site de l’IUFFP et de la Chambre de commerce tessinoise.